Les favoris du siècle. [lices
5. Locution populaire, nés keureur 1 1 . On ne dit plus se feindre.
é. Entre partout I S. De l'italien aiwlo (Ait avise").
Bénir les favoris de geste et de parole»,
Parler de leurs aïeux au jour de Cérisoles *,
Des hauts faits de leur race, et comme ils ont acquis
Ce titre avec honneur de ducs ou de marquis.
Je n'ai point tant d'esprit pour tant de menterie*;
Je ne puis m'adonner à la cajolerie*;
Selon les accidents, les humeurs ou les jours,
Changer, comme d'habits, tous les mois, de discours.
Selon mon naturel, je hais tout artifice :
Je ne puis déguiser la vertu ni le vice,
Gonnottre un bon visage, et juger si le cœur, Contraire à ce qu'on voit, ne seroit point moqueur.
Il faut être trop prompt \ écrire à tout propos.
Perdre pour un sonnet et sommeil et repos ;
Puis ma muse est trop chaste*, et j'ai trop de courage •,
Et ne puis pour autrui façonner un ouvrage.
Pour moi, j'ai de la cour autant comme il m'en faut;
Le vol de mon dessein ne s'étend point si haut...
Que me sert de m'asseoir le premier à la table Y. Si la faim d'en avoir me rend insatiable, Et si le faix léger d'une double évêché *, Me rendant moins content, me rend plus empêché? Si la gloire et la charge, à la peine adonnée, Rend, sous l'ambition, mon âme infortunée9? Et quand la servitude a pris l'homme au collet, J'estime que le prince est moins que son valet t0. C'est pourquoi je ne tends«a fortune si grande : Loin de l'ambition la sagesse commande " ; Et ne prétends avoir autre chose, sinon