‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 503 sur 559 · Les favoris du siècle. [lices · texte numérisé non relu

Les favoris du siècle. [lices

5. Locution populaire, nés keureur 1 1 . On ne dit plus se feindre.

é. Entre partout I S. De l'italien aiwlo (Ait avise").

Bénir les favoris de geste et de parole»,

Parler de leurs aïeux au jour de Cérisoles *,

Des hauts faits de leur race, et comme ils ont acquis

Ce titre avec honneur de ducs ou de marquis.

Je n'ai point tant d'esprit pour tant de menterie*;

Je ne puis m'adonner à la cajolerie*;

Selon les accidents, les humeurs ou les jours,

Changer, comme d'habits, tous les mois, de discours.

Selon mon naturel, je hais tout artifice :

Je ne puis déguiser la vertu ni le vice,

Gonnottre un bon visage, et juger si le cœur, Contraire à ce qu'on voit, ne seroit point moqueur.

Il faut être trop prompt \ écrire à tout propos.

Perdre pour un sonnet et sommeil et repos ;

Puis ma muse est trop chaste*, et j'ai trop de courage •,

Et ne puis pour autrui façonner un ouvrage.

Pour moi, j'ai de la cour autant comme il m'en faut;

Le vol de mon dessein ne s'étend point si haut...

Que me sert de m'asseoir le premier à la table Y. Si la faim d'en avoir me rend insatiable, Et si le faix léger d'une double évêché *, Me rendant moins content, me rend plus empêché? Si la gloire et la charge, à la peine adonnée, Rend, sous l'ambition, mon âme infortunée9? Et quand la servitude a pris l'homme au collet, J'estime que le prince est moins que son valet t0. C'est pourquoi je ne tends«a fortune si grande : Loin de l'ambition la sagesse commande " ; Et ne prétends avoir autre chose, sinon

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