parle ici de se» propres écrits. 15. Économe
Qui ne font que s'en rire et qu'en hocher1 la teste. Ghasque âge a ses humeurs, son goust et ses plaisirs» Et comme nostre poil * blanchissent nos désirs.
Nature ne peut pas l'âge en l'âge confondre • : L'enfant qui sait desjà demander et respondre, Qui marque asseurément * la terre de ses pas, Avecques ses pareils se plaist en ses esbas * : Il fuit, il vient, il parle, il pleure, il saute d'aise; Sans raison, d'heure en heure, il s'esmeut et s'apaise,
Croissant l'Age en avant*, sans soin de gouverneur7, Relevé *, courageux et cupide d'honneur, Il se plaist aux chevaux, aux chiens, à la campagne ; Facile au vice, il hait les vieux et les desdaigne * : Rude à qui le reprend, paresseux à son bien, Prodigue, despensier, il ne conserve rien; Hautain, audacieux, conseiller de soy mesme ie, Et d'un cœur obstiné se heurte à ce qu'il ayme.
L'Age au soin se tournant, homme fait, il acquiert Des biens et des amis, si le temps le requiert ; Il masque ses discours comme sur un théâtre " ; Subtil, ambitieux, l'honneur il idolâtre : Sun esprit avisé prévient le repentir »*, Et se garde d'un lieu " difficile à sortir.
Maints fâcheux accidens surprennent sa vieillesse ll : Soit qu'avecef du soucy gaignant de la richesse, II s'en deffend l'usage et craint de s'en servir **, Que tant plus il en a, moins s'en peut assouvir; Ou soit qu'avecq' froideur il face 1C toute chose,
t. Hocher, anciennement hochier, asper.
kossier, déri?e du flamand ïotst*, sa- 10. Ne preMnt conseil que de a
couer* paieion, de «on caprice.
t. Im cheveux et la barbe. { , . voi]à un triii qu'Horace ne nom
H. C'est-à-dire donner à an âge les donne pas.
goûts de l'antre. M. com/wirfue cavtt quod «m* muton