Gentilhomme et soldat, ce poète
qui ne cessa pas de porter l'épée, mêla, 6. Il manie bien l'idée philose*
dans sa trtçi-cmèàu de Tyr et Sédf», pliiq*ie.
PIC» BEVnBDK QU'CM ItOl *
Oh ! cent fois plus heureux ceux qui passent leurs âges
A guider un troupeau sur l'émail des herbages!
Si leur sceptre n'est d'or, mais de frône ébranché,
Si leur corps n'est de pourpre, ains* de toile caché,
Si pour mets plus exquis ils ont leur panetière,
Leur hutte pour palais, la paille pour litière,
Pour leur suisse un mâtin 8; si leur nom n'est connu
Qu'en un chétif hameau dont leur tige * est venu;
Aussi • sont-ils exempts de la mordante envie,
Leur âme en bas état est d'honneurs assouvie,
Ils dorment en repos sans crainte et sans soupçons;
On n'espionne pas leurs humeurs et façons;
Ils n'ont • à contenter tant d'avides sangsues
Qui briguent dans les cours des pensions indues7;
Ils sontpleiges8 d'eux seuls, et ne sont obligés
De répondre en autrui du droit des mal jugés;
lis n'ont soin de méfaits dont ils ne sont pas cause ;
Le fardeau d'un État sur leur dos ne fait pause',
Ils ne sont appelés par blâmes différens,
Si10 paisibles, couards ; si justiciers11, tyrans!
{Tyr et Sidon.)
1X0 DkTOIB* D'CîfB MATRONE "
Où voulez-vous aller? Quelle humeur sans raison De ne fuir rien tant que sa propre maison ,8?,..
1. C'est Abdolonyme, roi de Sidon, leurs épaules, qui déplore ici les malheurs de la di- 10, s»iIs aiment lt paix> poitronfc
*uitér°yale' il. S'ils font justice...