‹ Les grands écrivains françaisChapitre 45 sur 84 · Dans un article sur les Lettres de l’abbé Legendre · texte numérisé non relu

Dans un article sur les Lettres de l’abbé Legendre

NOTES

(15 juin 1863), Sainte-Beuve répond à un jugement injuste, selon lui, de cet auteur sur Fléchier. Il écrit : « Quand il parle de Fléchier, qu’il n’avait pas entendu, je ne m’en fie pas aveuglément à lui, et lorsqu’il prétend caractériser cet aimable prélat dans ces termes étranges : « M. Fléchier étant né lent, l’esprit ne lui venait qu’en ruminant ; à le voir en particulier, on eût dit qu’il en avait peu, tant sa conversation était plate et chétive; » quand Legendre parle ainsi d’après des ouï-dire, je ne l’en crois pas du tout; je proteste, et je soutiens que l’abbé a dû mal traduire en cet endroit ce que iui ont pu dire les meilleurs amis de Fléchier. Que Fléchier fût lent, qu’il n’eût pas beaucoup de vivacité en causant ni de vives saillies, c’est possible, et c’est même certain; mais que le ün auteur des Grands Jours d’Auvergne eût la conversation plate, je ne défère pas assez au goût de l’abbé Legendre pour lui accorder ce point, et j’aime mieux supposer qu’il a employé un mot impropre en matière si délicate, b (N. L. VI, 153-154.)

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