‹ Les grands écrivains françaisChapitre 74 sur 84 · Sermons, Paris, 1705, 4 vol. in · texte numérisé non relu

Sermons, Paris, 1705, 4 vol. in

523. Sainte-Beuve, dans l’article sur le Père Lacordaire orateur (31 décembre 1849), avait écrit : « Bourdaloue et Massillon furent de leur temps les maîtres de la chaire dans le genre du sermon. Massillon, dont chacun connaît les riches développements, la savante, l’ingénieuse, mais déjà un peu prolixe et un peu molle éloquence, est celui des deux qui plaît aujourd’hui le plus à la lecture. » (G. L. IX, 231-232.) — Dans l’article du 26 décembre 1853 sur Bourdaloue, il parle de l'accueil que Bourdaloue fit aux débuts de son jeune émule (voir p. 244), et dans l’article du 31 mars 1856 sur Bossuet il rapporte comment, d’après Le Dieu, ces débuts furent jugés par Bossuet (voir p. 82). Dans l’article sur Bossuet du 3 juin 1854 il a écrit que si celui-ci « a quelque chose de la grandeur et de la majesté d’Eschyle aussi bien que de Corneille, » il peut « paraître quelque chose d’Euripide comme de Racine en Massillon ». (Voir p. 49.) Il lui trouve aussi quelque chose d’Isocrate : « Massillon aussi [il vient de parler de La Fontaine et de Fénelon], né à Hyères, a reçu un souffle de l’antique Massalie et sa phrase abondante et fleurie rappelle Isocrate. » (Article du 5 mai 1840 sur Eugénie de Guérin, P. L. III, 390.)

Dans un article sur Amyot (25 août 1851) il avait dit :

« Massillon me paraît souvent un Amyot de la chaire, par l’ampleur et l’économie de ses phrases, comme par la riche et un peu diffuse abondance de sa morale. » (G. L. IV, 470.)

- — Dans un article sur l 'Histoire de la Grèce par M. Grote, il écrit, incidemment, de la prose de Massillon : « Cette prose harmonieuse, mais un peu flottante. » (N. L. X, 61.)

524. Voir p. 210 (article sur Bourdaloue) une allusion à i cette éloquence du regard que Massillon s’accordait quelquefois ».

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