Né à Grenoble en 1707, mort en
11 i LE PROCÈS DES MINISTRES.
guin ' et Madier de Montjau 2. Les tambours battirent aux champs.
« Pourquoi cet appareil? demanda M. Madier de Montjau au général Daumesnil.
— La souveraineté ne réside-t-elle pas dans la chambre dont vous êtes les représentans? répondit le gouverneur. »
A en croire les récits du temps, les commissaires n'étaient pas d'accord sur le cérémonial de la réception qui devait leur être faite. Contrairement à l'avis de MM. Bérenger et Madier de Montjau, leur collègue M. Mauguin avait exigé que la mission dont ils étaient investis fût entourée de solennité, et s'il se montra satisfait de l'accueil qu'ils reçurent, il ne le fut pas de la modestie du cortège qui les conduisit à Vincennes. M. Denis-Lagarde 3, secrétaire rédacteur de la chambre, les accompagnait en qualité de greffier.
A midi et demi, M. de Polignac comparut devant eux; MM. dePeyronnet, de Ghantelauze et de Guernon-Ranville lui succédèrent. Les anciens ministres se montrèrent, dès ce premier moment, tels qu'ils devaient être au cours du procès : M. de Polignac,
1. Né à Dijon en 1785, mort en 1 S r> 1 . 'J. \é au Bourg-Saint-Ancléol en 1785, mort en 1805. 3. M. Dcnis-Lagardc, devenu chef du service du compte rendu, occupait encore ses délicates fonctions en 1805.