‹ Les grands jours [microforme]Chapitre 15 sur 25 · ORDRE DE LA PROCESSION · texte numérisé non relu

ORDRE DE LA PROCESSION

Le porte croix entre deux acolytes ;

La ligue du Sacré-Cœur de l’Académie, avec bannière et oriflammes déployées ;

Les dames et les demoiselles, avec bannière du Saint-Rosaire 5

Un groupe de sociétés catholiques savoir : Artisans, Forestiers catholiques, Alliance Nationale, Canado-Américaine, Union St-Joseph d'Ottawa.

Les Dames de Sainte-Anne, avec leur bannière.

Les Enfants de Marie, avec leur bannière ;

Un groupe de sociétés catholiques, savoir : Union St-Jean-Baptiste, Union St-Joseph de Drummondville, Chevaliers de Colomb ;

Fanfare ;

Les Dames de la Congrégation de Victoriaville, et leurs élèves, avec leur bannière ;

Les Dames de la Congrégation d’Arthabaska, et leurs élèves, avec leur bannière ;

Les Révérendes Sœurs des autres communautés : Hôtel-Dieu : De l'Assomption ; etc.;

Les Hommes Congréganistes, avec leur bannière ;

Les Jeunes Gens Congréganistes, avec leur bannière :

Un porte-croix entre deux acolytes ;

Les élèves des FF. du Sacré-Cœur, avec bannières et oriflammes déployées.

Les Cadets du Sacré Cœur ;

Fanfare du Collège de Victoriay ille. ;

Les Révérends Frères du Sacré-Cœur ;

Les Révérends Frères des Écoles Chrétiennes ;

Les Novices et les Javénistes du Sacré-Cœur d'Arthabaska, avec leur bannière.

Le sous-diacre porte-croix entre deux acolytes. ;

Les Enfants de Chœur ;

Une centaine de prêtres en chapes, en dalmatiques et en chasubles:

Les porte-flambeaux :

Les Thuriféraires et les fleuristes :

Les petits Pages ;

Le T. S. Sacrement porté aux mains de Mgr Brunault, sous un riche dais, escorté du 4ème degré des Chevaliers de Colomb, et des petits Zouaves du Collège.

Les Marguilliers anciens et nouveaux du Comté d'Arthabaska;

La Chorale de Victoriaville. :

Son Eminence, escortée par un détachement de Zoua ves de Québec:

Les Juges, Sénateurs, Députés ;

Le Barreau ;:

Les corps professionnels ;

MM. les Maires et les Echevins, ainsi que les Conseillers, anciens et nouveaux, du Comté d'Arthabaska, et leurs secrétaires :

MM. les Commissaires d'écoles, anciens et nouveaux, du Comté d' Ar-

. thabaska, et leurs secrétaires ö

Fanfare;

Les Hommes.

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tous ont conscience du grand acte religieux qui s' accomplit en ce moment. D'ailleurs les inscriptions distribuées à profusion sur les arcs, sur la façade des édifices publics, devant chaque demeure, disent à elles seules la foi vive et éclairée de la population.

LA Srarion AU Reposoir

Les premières étoiles commençaient à s’allumer là-haut, quand l'immense defilé pénétra dans la propriété de M. de Courval. C'est là qu'avait été dressé le superbe reposoir d’où le Dieu Roi devait bénir la foule de ses adorateurs. De chaque côté l’on lisait les inscriptions suivantes : “ Jésus-Hostie, donnez-nous la paix! “ Gloire, Honneur à l’Eucharistie . III était difficile de choisir un terrain plus favorable, un site plus en harmonie avec l'importance et la splendeur de l’évènement qui devait s’y accomplir. II s'agissait de réunir autour du Victorieux qui triomphait à cette heure, la masse profonde de sa pacifique armée, de grouper autour de son trône où il tiendrait sa cour plénière tous les sujets du Grand Roi; il fallait que tout son peuple le püt voir et contempler pour l’acclamer et lui renouveler ses serments de fidélité, que tous les enfants de ce Père bien-aimé pussent se sentir étreints dans ses bras quand il les étendrait pour bénir. Or la propriété de Courval est un immense plateau qui s'étend à l'extrémité droite de la ville et qui peut contenir plusieurs milliers de personnes. C’est là, au pied du reposoir, que se presse la foule, remplissant de ses vagues successives l’espace qui s'étend au loin. Le moment est solennel, indeseriptible. Au passage de l’Auguste Sacrement tous les genoux se ploient, tous les fronts se courbent. Puis quand l’ostensoir a été déposé sur l’autel et qu'il rayonne au milieu d'innombrables lumières, M. l’abbé Camirand, S.T.D. adresse à l'auditoire une émouvante allocution. Sa parole grave et persuasive est écoutée avec le plus religieux silence. L'orateur donne de cette grandiose manifestation le sens et la portée. II s'agit à cette heure de proclamer hautement la royauté trop longtemps méconnue par les peuples du Divin Roi de l'Hostie. Notre Seigneur au T. 8. Sacrement veut régner sur les cœurs, sur les familles et sur les sociétés. Il a tous les titres à ce règne d'amour. Son cœur adorable, vivant et palpitant dans l’Hostie Sainte, doit être divinement réjoui et consolé par les hommages de toute cette foule prosternée à ses pieds. Comme

en ce moment Jésus est prêt à accorder, l’orateur rappelle les unes après les autres les promesses de Paray et supplie le Divin Cœur de les remplir à cette heure de son p iſique triomphe. Rien n’est plus émouvant que ce cri de la foule qui s'élève à chaque promesse : ‘ Seigneur, vous nous l’avez promis!“

C'est sous le coup d’une profonde émotion que l'assemblée entière chante de la même voix unanime le Tantum Ergo, soutenu par les accords puissants de la fanfare. Après l’oraison, le silence se fait, vaste, impressionnant ; la foule s'incline, les clairons sonnent, et Monseigneur d’un geste large trace avec l’ostensoir la triple bénédiction. Chacun en se relevant se sent béni en vérité jusqu’au fond de son cœur, et comprend que les effets de cette ineffable bénédiction qui s’épanouissent maintenant en résolutions généreuses, produiront sûrement bientôt des fruits d'œuvres meilleures et de vertus parfaites Aussi c'est de toutes les poitrines reconnaissantes que jaillissent ardentes et joyeuses les strophes du Laudate!

Puis la procession reprend sa marche, dans le même ordre que précédemment, pour le retour vers la ville et vers l’église où une émotion précieuse nous attendait encore.

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