‹ Les grands jours [microforme]Chapitre 23 sur 25 · xxx . en · texte numérisé non relu

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France, vois, nous aimons notre sainte 8 res * le foi que tu portas vers nous ous l'avons bien gardé : vois comme sa puissance Aujaurd’hui brille encor et nous console tous. Te souvient-il du jour à jamais mémorable Où tea file avec nous acclamèrent le Christ?

Ville-Marie avait, par un geste Convoqué l' univers étonné mais ravi.

Et tes plus nobles fils, douce mère-patrie, Répondant à l’appel de leurs frères heureux, Vinrent s’unir à nous. i

Pontife vénéré, notre En

concRès EUCHARISTIQUE À VICTORIA VILLE 109

11 est venu vers nous, le tendre et doux prophète, Ext mi triomphateur, aux cris de l'hosanne, Un jour, dus la dude, on vit pareille fête,

Ps de pale — Pas de palmiers touffus pour ombrager rute, Mais nos enden fers chantent dans d'air léger : Arbres de mom puh Pie vous aime, sans doute, Inclines:vous vers lui pour le bien protéger,

Ce coin de la province, à l'aspect magnifique, Semblait tout préparé pour fêter le Seigneur. — — ans 5 5

Les ministres fi

Sous le rayonnement de la pourpre maine, Chacun a vu grandit en soi la charité,

Oui, le Christ a passé, mats sn grâce nous reste. Peuple qui l’as chanté, peuple qui Tas béni, Garde le souvenir de ce jour tout céleste,

Où s'inclinant vers toi du sein de l'infini uissant

Poème composé par une religieuse de la Congrégation Notre-Dame.

LES BLES DU CONGRÈS Respoctueusement dédts à Monsieur te Grand Wicaire O. M Curé de Vretorianille 155

(1) La grippe espagnole.

Et les nuits succédaient aux matins embaumés, Et dans le clair-obseur, l’arc prenait l'attitude D'une étrange chapelle aux frontons ciselés.

Quand vint le soir sublime et que la multitude Escortant l’ostensoir, Passa sous les arceaux, Lare eut comme un frisson. II parût dans l’extase Attendre sur lui-même et ses épis nouveaux, Les mots consécrateurs, dont le mystère écrase, Qui font du blé d autel la substance d'un Dieu ! is celui-là nent pas si haute destinée :

Achever de mürir en face du Saint Lieu, C'était assez d'honneur pour l’humble graminée.

Dans l’automne, les champs venaient de s’assoupir,

Quan

Car, le convoi passait sous l'arc jadis heureux, Qui pleurait les matins où les cloches divines

Pour bénir et chanter l'ostensoir radieux

Jetaient sous le ciel bleu leurs notes argentines. Tristes, les sons du glas dans l'azur s’épanchaient. Et c’étaient, chaque soir, nouvelles hécatombes : Sous la pluie et le vent, les gerbes se penchaient, Tout comme les cyprès se penchent sur les tombes.

(1) Moncienr le Curé avait suggéré aux cultivateurs de réclam mailles (2) Monsieur Rosaire Côté.

Et l’arc abandonné, Presque en ruines, semblait Un monument de deuil dans la ville en détresse.

u. tu peux mourir sans crainte, sans stupeur, Toi qui restes Lespoir de la saison prochaine :

Tout l'été, l’on croyait, le soir, oufr des voix Confiant à la brise un hymne eucharistique.

Plus tard, les blés pieux tombèrent sous la faulx ; Leurs javelles venaient s'entasser dans la grange ; 5 «4 main bienfaisante a glané les plus beaux (2)

n de composer ce gracieux mélange. (Roses et Blés)

Les nobles rejetons des blés du grand Congrès

Ont le droit de primer dans le bouquet de fête.

Bon Père, entendez-vous les compliments discrets Qu'ils voudraient formuler de manière parfaite ? La rose a son langage : elle parle d'amour

Et d'hommages profonds ; le blé, lui, nous rappelle Que votre sacerdoce offre ici chaque jour

La semence qui donne une gerbe éternelle.

Vous avez prodigué votre sèle au congrès,

Et pendant le fléau, la bonté qui console.

Quand l'arc était debout, souvent par ses reflets Le soleil ajoutait un éclat d’auréole

À la blondeur des blés. Autour de votre front, O Père, l’héroïsme en a mis davantage.

De chevet en chevet, portant de Dieu le don, Vous avez su garder l’invincible courage.

Et nous vous avons vu.dans un péril constant

er ce blé pour les se-

Exposer votre vie au service des Ames.

Oh ! que la gratitude exalte maintenant Le héros du Congrès et de ces sombres drames.

A l'évocation de ces chers souvenirs

Du fond de tous les coeurs, un hymne doit répondre. En juin, au pré natal, quand passaient les zéphirs, Nos épis s’inclinaient et semblaient se confondre,

En un seul mouvement ; nous inclinant comme eux

Père, nous acclamons votre sainte vaillance,

Et pour mieux vous bénir de vos soins généreux, Voici que la tendresse et la reconnaissance

Ont voulu vous offrir, semeur de vèrité,

La gloire des moissons, l’homraage du parterre ; Veuillez les recevoir, tout est bien mérité,

Et tout vous est offert d’une âme bien sincère.

Conerégarion De Norrs-Daus Victoriaville 24 octobre 1919.

Fête de Monsieur le Cure.

CIRCULAIRE AU CLERGÉË

Evechs de Nicolet, 27 dée. 1918.

Le Concrès EucaanisTique DE VICTORIAVILLE

(Circulaire de Monseigneur l'Évêque de Nicolet d son clergé.)

Mrssinuns ET CHERS COLLABORATEURS,

Le Congrès Eucharistique de Victoriaville, tenu au mois de septembre dernier, le quatrième Congrès Eucharistique régional du diocése de Nicolet, marquera dans notre histoire religieuse à nous l’un des évènements les plus remarquables et les plus glorier ruelle ait eu à enregistrer jusqu'ici. et, si l’on excepte le Congrès eucharistu,. de Montréal, qui n’a été surpassé peut-être en

LA BANNIÈRE DES JEUNES Coxanéaaxisrrs

SACRÉ-CŒUR be Jésus

aucun pays du monde, il aura été l'une des plus brillantes et des plus solenrielles 2 de foi et d'amour en vers Jesus - Hostie qui se soient jamais vues au Canada.

I n'y 6 pas d'étagération à dire que, le dimanche, il est sccouru à Victoria. ville, de tout le diocèse, pas moins de 40,000 Congressistes, et il suffit de rappeler que les autels, les trente arcs de triomphe, la décoration et l’illumination

édifices publics et des rues de la ville, sans parler des autres splendeurs,

tique eut l'honneur d’être présidé par un Prince de l’Église, Son le Cardinal Bégin, le Vénérable A1 chevêque de Québec, et l'unique faveur d’être béni par le Pape.

Afin que rien ne manquât à l'autorité morale de nôtre congrès, nous avons voulu en informer, dès l'ouverture, Sa Sainteté Benott XV, tant pout réjouir 1e beagle Père que pour appeler sur les congressistes et zur leurs travaux la bénédiction du Vicaire de Jésus-Christ, et voici le texte ce notre cable.

A Son Eurwence Le CanpiNaz Gasraum Vatican-Rome

À l'occasion du Congrès Eucharistique de Vistorioville, présidé par Son — 5 Crdinal Bégin.P évêque de Nicolet sollicite Bénédiction Apostolique en Gvéur 4 Victoriuville, le 14 septembre 1918.

f J.-S.- Herman, Evêque de Nicolet,

— "Zen,

Nous la reproduisons aujourd'hui, avec prière à Messieurs les curés du comté d'Arthabaska d'en faire part à leurs fidèles, du haut de la chaire,le premier jour de l’an,au prône de la messe paroissiale,

Que cette bénédiction du Vicaire de Jésus-Christ soit pour tous ceux qui ont travaillé au triomphe du Dieu de l’Hostie, à Victoriaville, ou qui y ont assisté, le gage de tous les bonheurs et des plus douces consolations ! Benedietio Patris firmat Domos filiorum.

FÊTES GRANDIOSES À VICTORIAVILLE De l’Union des cantons de l'Est, d’Arthabaska :

Les 13. 14, et 15 sept. 1913, resteront mémorables dans l’histoire de la ville de Victoriaville.

La manifestation grandiose en l’honneur du Congrès eucharistique, commemebe le 13 septembre, s’est terminée dimanche. le 15.

Le tout a été marqué d'un grand succès. .

Dieu a voulu que le Congrès se terminât par de grandioses cérémonies sous un soleil qu'on aurait dit dans l’admiration.

Aussi la foule était-elle nombreuse comme on n'avait pas encore vu depuis le début des fêtes. Toute la population se pressait aux abords de l’Église et dans les différents endroits où des cérémonies eurent lieu. De six heures et demie du matin jusqu'à ce qu’il fût assez tard dans la soirée, l’essistance ne parut pas diminuer. C'était un enthousiasme quasi indescriptible partout et pour tout ce qui s'effectuait ; les fidèles de Victoriaville et leurs hôtevoulaient à tout prix se dédommager des contre-temps nombreux, tous vous laient que les présentes fêtes fussent telles que personne de ceur qui y prenaient part pussent jamais les oublier, et que tous pussent en pro iter toute leur vie durant.

Son Éminence le Cardinal Begin est arrivé samedi soir 14 septembre. La foule s'était rendue en grand nombre à son arrivée.

Dimanche matin il y eut messe et communion pour les dames et les jeunes filles à six beures et demie, et à sept heures et demie, pour les hommes et les jeunes gens.

C'est à dix heures, qu’eut lieu la grande messe pontificale en plein air, chantée par Son Éminence le Cardinal Bégin.

Cette messe que l'on attendait avec tant d’impatience fut la cérémonie la plus imposante de tout le congrès. Un chœur,composé de plus de cent cinquante voix, était à l'orgue et les fanfares de Victoriaville et des Frères des les chrétiennes d’Arthabaska étaient présentes. Elles nous firent entendre les morceaux les mieux réussis. II y avait, en outre. la fanfare Lasalle, des Trois-Rivières, qui ne manque pas, selon son habitude, de prendre une part très active au succés de la musique.

2. nel 7 avait plus de vingt-cinq mille personnes présentes à cette pontificale

messe ; ille qui s'effectuait avec tant de Pompe et de magnificence, ayant comme ministre, le Primat de l’Église canadienne.

22 la messe, LA y eut eee par ra — d'une — pour les Congréga istes, et e remarquable, tous porteurs de cette bannière étaient des conscrits.

Une adresse fut ensuite présentée à Son Éminence par le Très Révérend

Ce fut M. l’abbé Antonio Camirand, Préfet des études au séminaire de Ni. colet,qui fit le sermon de circonstance au reposoir. II entretint ses auditeurs

Au retour de la Procession, eurent lieu la consécration de la paroisse au Sacré-Cœur, la bénédiction du Très Saint Sacrement. Il y eut une éloquente i Deum

Un vaste brasier, placé en face de l hotel de ville, illumina pendant plusieurs heures toute la ville.

à partir du clocher principal jusqu aux abords de la rue Notre-Dame.

Lare paroissial, en face de l’Église, était recouvert d'épis de blé et offrait

la foule, au salut de dimanche soir. Au collège des Rvds Frères, un grand autel avait été érigé.

C'est là que s'est célébré la messe chantée par Son Éminence le Cardinal Bégin A l’Académie,il y sut un autre autel que les Rvds Frères et leurs élèves avaient préparé et qui était à l'honneur de cette belle institution. Dans toutes toutes les rues, des décorations superbes ont aussi été faites par les citoyens, on n’y comptait pas moins de 30 arcs.

Les autorités religieuses comme les autorités civiles doivent être fières du beau succès remporté dans ce congrès eucharistique.

Mais nos félicitations doivent aller d’une manière route spéciale au très ré. rend Maire Milot, cv-é de Victoriaville qui, par son travail constant, son dévouement et son initiative, a fait du congrès eucharistique un si beau sucoès.

CONGRES EUCHARISTIQUE De Le Canadien, de Thetford-Mines:

On ne pouvait jamais choisir, pour une démonstration de l’importanee d'un congrès eucharistique régional, meilleur endroit que la jolie ville de Victoriaville.

Servie par de bonnes voies de communication, l' abord en est facile et l'étranger après avoir été frappé par les beautés de la ville, se trouve tout de suite ches lui; car l’hospitalité reconnue des citadins est franche et bien ouverte. Au premier coup d' eil, on se croirait dans un bosquet enchanteur, tant il y a de verdure 2 mais la somptuosité des édifices religieux et publiques, l’élégance des demeures privées, nous rappellent vite que nous sommes dans une des villes les plus prospères des Cantons de l'Est. Si l’on porte le regard dans le lointain, on est comme grisé par l'aspect de la montagne, avec ses teintes multicolores, ayant à ses pieds Arthabaska, qui semble si coquettement bâtie là pour lui rendre hommage, pendant que les rythmes charmeurs des cascades de la riviè. re Nicolet, chantent un perpétuel hymne d'amour et de reconnaissance au Créateur.

C'est dans ce décor, que je me reconnais bien impuissant à décrire, que s’ouvrait vendredi matin le grand Congrès Eucharistique de Victoriaville. Le sympathique Evêque de Nicolet, qu'on trouve toujours à la tête des beaux mouvements,préside les fêtes, ayant à ses côtés Mgr O. Milot, qui restera la figure principale de ces fêtes, après avoir été l'âme ce cette-apothéose à Jésus-Hostie,

n'y a pas de soleil aux cieux ; mais la joie rayonne sur tous les visages... Pallégresse est dans tous les cœurs.

Les cérémonies se déroulent belles et imposantes.

L'Eglise est devenue trop petite. On s'en console cependant en songeant aux

tions qui doivent avoir lieu lelendemain en plein air. Hélas on dut attendre jusqu'au dimanche, pour jouir du spectacle inoubliable d’une messe en plein air, où le Christ descendra sur l'autel improvisé, sous le vaste dôme qu’il s'est édifié lui meme et qui, comme ses autres œuvres, ne connaît pas’

A la parole d'un vieillard illustre, dont l’incontestab'e dignité, la sainteté et les mérites semblent plus appesantir le pas, que ses 76 ans. — Son Eminenoe le Cardinal Bégin, e la parole de ce vénérable vieillard dis-je, le Chaine

du chemin,pour adorer dans la fusion d'un sentiment commun, avec une seule âme, la blanche Hostie. Moment solennel entre tous, qui se sent mais ne se

pas.

L'abbé Tardif P. S. S., adresse des mots éloquents à la foule recueillie, L'air vibre sous le souffle des cuivres. L'écho répète harmonieusement dans la plaine un dernier chant. g La foule silencieuse, se disperse peu à peu. Le terrain des Rvds Frères du Cœur reste vacant et l’on peut voir dans toute sa splendeur, le splendide autel que leurs mains pieuses avaient édifié à l'honneur du Christ.

Une centaine de prêtres pieusement accourus précèdent le dais, Sa deur Mgr Brunault porte l'ostensoir, suivi de Son Eminence le Cardinal

C'est là, au pied del'autel où brille l’ostensoir, que cette vague humaine

. vient mourir. La prière,sur l'aile d'un chant sacré, monte ardente du cœur ahn

fèvres et c'est dans cette spothéose à l bostie que devait se terminet le premier ville

Les étrangers ont repris le chemin du foyer. La ville reprendre elle-tuême bientôt son aspect coutumier ; mais Je souvenir de ces fete, vivra pour redire le beau sentiment religieux qui les a inspirées — la FOI.

Cam Puovar

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