‹ Les grands jours [microforme]Chapitre 5 sur 25 · LE PREMIER JOUR · texte numérisé non relu

LE PREMIER JOUR

uns sept heures du soir, Ia population se rend à la gare pour K y saluer l'arrivée de Sa Grandeur Monseigneur l' Eveque 8 Grandeur descend de son

se pressant dans les allées, — parure -vivante ir, — à l'église toute claire des lustres, toute frémissante du son des Orgues roulant sous les voûtes en harmonies profondes, le. Congrès s’ouvre par un bermon prononcé par le Révérend Père Louis Tardif, des Pères du Saint-Saere b audi @ette belle pièce d'éloq l'écho fidèle de la parole

Mus raès cnnns Fnrènue,

C’est toujours pour une vill Les quelques

et auquel votre foi et votre piété,

um «prince ordinaire, eee RI quam Salomon ic ; ” roi,rplus.qu'un empereur: «c'est le Rei des rois, le-Séigneur.des

22 LES GRANDS JOURS seigneurs, le Dominateur des nations et des peuples, Kea regum, Dominus dominantium, dominantem gentibus,

O Victoriaville, exulte de joie, tressaille d'allégresse, car le très grand, le très saint, le Dieu d' Israel est au milieu de toi ; eæulta et lauda... quie magnus in medio tui Sanctus Israel ! Lève-toi, illumine-toi de mille feux, car voici venir ta lumière : voici que la gloire du Seigneur se lève sur toi, “surge, illuminare, ... quia venit iumen tuum et gloria Domini super te orta est!” Oui, voici que ton roi vient à toi plein de douceur, “ coe Rez fuus tend

i mansuectus. ”

tibi

Zoos l Le voici ; il va bientôt sortir sur ce trône étincelant de lumière. Des pendant ces jours bénis, dans le rayonne la bénignité souriante, dans la douceur de sa présenc: d'amour, dans la mystérieuse Sacrement. C’est

Venit tibi ! II vient à vous. Vous êtes, après vos frères fortunés de Bécancourt, de Pierre ville et d’Yamaska, les privilégiés de son amour. Comme à certains jours les royautés humaines s’affirment avec plus d'éclat et voient leurs sujets les reconnaître par un solennel hommage de soumission et d'attachement, ainsi, Mes très chers Frères, le divin Roi de Eucharistie, pendant ces jours du congrès, va vous manifester sa royale présence dans les splendeurs de l'exposition solennelle. Or, je sais que tous vous avez accueilli avec une grande joie cette royale faveur et que vous vous appretes à témoigner à votre Hôte divin, au doux Roi de l’Hostie, et cela une manière très solennelle, votre amour et votre fidélité. Soyez-en dès maintenant et félicités et

Venit tibi mansuetus !

Mais ce roi qui viendra un jour sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande majesté, ce roi dont le regard fera alors trembler les humains d’épouvante et d’effroi, ce roi dont les paroles seront alors des arrêts de vie ou de mort éternelle, il vient à vous, Mes très chers Frères, mais aujourd' hui, il est plein de douceur et de mansuétude ; venit tibi mansuetus. Son regard s’abaisse avec bonté sur chacun de vous, ses paroles sont des pardons pour les coupables repentants ; ses mains sont chargées pour vous de grâces et de bénédictions,

Réjouissez-vous, Mes très chers Frères ; et comme les habitants de Jérusalem au jour de l'entrée triomphale de Jésus dans la ville sainte, venes au-

contempler, de l’acclamer, de l'approt dites-lui dans l’ardeur de votre foi; venit in nomine Domini ! Hosan..a Filio David ! H. Oui, soyes béni, 6 Jésus, 6 Roi de l’Hostie, soyez béni ainsi de votre lui accorder, par ce C

Ai-je besoin maintenant, en précisant ma pensée, de vous dire, Mes très

ce que sera le Congrès et dans quelles dispositions vous devez y

prendre part? Ce Congrès, comme tous ceux qui l'ont précédé, sera d’abord

l’adoration il sera ensuite la bienfaisante visite d'un Sauveur et il sera enfin le triomph- d’un roi.

a) L'adoration, Mes très chers Frères, c'est le premier hommage que Notre Seigneur attend de Il en a exprimé à Paray le vif désir i i i cembre, 2 t-Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s efforce, selon mon désir, de me désaltérer, usant envers roi de quelque retour.

de comprendre le pourquoi de cette soif, et nous serons plus en mesure, il me sema soif du Cœur Eucharistique de Jésus.

En acceptant par amour s'yafa i

il se réduit, il se ’éclat de sa gran- Pater, clarifies Filium tuum,

Eglise sein

ie de ce

lise. Son

vre, le montre et le glorifie :

(Con, xv, 25.)

Frères, a compris cette sublime mission,. et à toutes les épozues de son histoire, elle a eu à cœur de remplir envers l’Hôte divin de ses tabernacles ce grand devoir d'amour et de reconnaissance. De-

i i Jésus-Eucharistie reçoit les hommages de l'amour chré. urs, les admirables traités de théologie,

elle. implique en. premier lieu. la ent.; elle fait sortir Jésus.

pour le. ostensoir,.

d'oùil: il le peut sans détruire les voiles sa présence, .de limo "exposition, c'est ensuite la Perpétuée ĩoi-bas. Si le tabernacle

L'Écrrse

LE Pressyrire Messie ULporic Tessier

Ancien curé 1886-1906 K L'Acanémis

LE Couvxvr DE LA CoNGRéGaTios Noruz-Daug

fader. per comme en un tombeau, et le ferait prendre pour un mort, l'exposition, par l'éclat dont elle l'en

les rites dont elle |’ „le proslame un être vivant, capable de sentiment et d'intelligence ; Aale montre dans l'exercice actuel de ses fonctions de Média. teur et de Chef: ad interpellandum pro nobio:· (Has; vn., 26 )

du Sauveur sur la terre : Jésus-Christ y figure sur un trône, entouré de gloire et de majesté ; il y tient sa cour et y donne officiellement ses: audiences de

raineté ; il demande les honneurs publies suquels ila droit. Or, Mes très

chaque jour l Sainte Communion mais surtout en montant la garde en grand nombre au pied de son trône. II faut qu'à toutes les: heures du: jour, de : troupes nombreuses d'adorateurs,. que l'élan de la foi suffire à recruter,

Il a une soif ardente d’être honoré Par vous dans le Saint Sacrement, Où tous, j'en ai l'assurance, s'efforceront de le désaltérer, usant envers lui de

rosité ? Hroyes-vous qu'il ne se montrera pas pour tous et chacun- de vous

Comme au jour de da vie mortelle, il vous donnera ses lumièrr:- ses grâces et ses pardons. Lumières sur votre passé, votre présent, votre „ mir. Grâces de sanctification, grâces de résurrection ut-être. Après le CU ;agtès vous direr de lui comme les évangéistes : fe d 2

les lépreux:; . il 4 pardenné aux! pécheurs : il'a-consolé. bien des douleurs; fermé:la plaie:saignante de. biem des cl,; dene omnia fecit : oui il a bien fait toutes choses.

el Et alors, comme jadis les témoins de ses nombreux miracles, vob voudies aussi Ie proelhner Roi et lui fhire-une-ovatiott enthousiaste: Cb n le: dernier ate du Congrès ; le trivttiphe: finali;: ’apotliébse du divinRoi : l'Hostie. Vous lui direz : régnez à jamais sur nous, sur- nos familles, s

ee,

Ainsi donc, Mes très chers Frères, le Congrès eucharistique est ouvert. Tout-à-l’heure S. G. Mgr. ! Eveque de Nicolet lui apportera, avec l'éclat de sa présence et le rayonnement de sa piété, l’autorité de sa parole épiscopale. Les bénédictions qu’il appellera sur nous tous seront un gage de pleine réussite du Congrès.

Entres donc dès maintensnt, Mes très chers Frères, dans les mêmes sentiments de foi, de confiance e d'amour envers Jésus au T. S. Sacrement, qui animaient jadis les foules accourues pour le voir, l’entendre, le supplier, l’acclamer, sur les chemins de la Judée ou de la Galilée. Ayez soif de le voir, de le contempler dans l’Hostie Sainte: Volumus Jesum videre !” Ayes faim de lui; venez vous nourrir de sa chair et de son sang au banquet de la Communion. Dites-lui avec les témoins du miracle de la multiplication. des pains : “ Da nobis semper panem hunc, donnez-nous toujours de ce pain! Ayez confiance en sa bonté compatissante, en sa miséricorde inépuisable, et dites- lui: Seigneur, faites que je marche ; que je voie ; Seigneur, si vous voulez, vous pouvez me guérir, vous pouvez guérir ma fille, ressusciter mon enfant; : sivis, potes ‘ Et alors, Mes trè- chers Frères, vous verrez se renouveler pour vous, pendant ces jours du Congrès, les scènes touchantes et émouvantes d' autrefois. Voici que votre Roi vient à vous plein de douceur. Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux !

Ainsi soit-il.

A l'issue de ce sermon, d’une doctrine si solide, d’un accent si pieux, Monseigneur l' Eveque de Nicolet, en cappe magne, ayant comme chapelains Messieurs les abbés Charles-Edouard Brunault, curé de St-Guillaume, et Omer Manseau, curé de St-Cyrille, et suivi de prêtres et ecclésiastiques, quitte le presbytère et se dirige vers l’église où doit avoir lieu son entrée solennelle. En voyant se dérouler ce cortège simple et grave, où figurent un Pontife, des prêtres, des clercs. les paroles de l’Écriture reviennent à la pensée : “ Quam speciosi pede vangelisantium pacem, evangelisantium bona ! ” Eveque et prêtre. s’ex: vont en effet annoncer la paix au peuple de Dieu; ils s’en vont vers les ouailles, réunies dau. le Temple du Seigneur, leur dire les biens infinis dont ce Congrès va être la source. Comme la procession atteint le sanctuaire, une adresse de bienvenue est présentée à Monseigneur Brunault par M. le Maire de Victoriaville. Voici comment M. De Maire s'exprime : a

A Sa Grandeur Monsæieneue J 8.-H nn BRuNAULr

Evêque de Nicolet

8 Monsmennun,

ur pour toucher la frange de son vêtement, nous accourons aussi au devant vous, nous nous pressons autour de Vous, pour cueillir les vertus symbolisées dans votre vêtement, recevoir les dons précieux qu’au nom du Divin Maître vous aves le pouvoir de répandre, Cependant, Monseigneur, jamais, dans l’histoire et de tout le comté d' Arthabaska, isi prélude de f pendant trois j

mo

vu nos régions ; elle vient présider des fêtes auxquelles nous nous sommes longuement préparés sous la haute direction de notre Pasteur bien-aimé, Monseigneur Milot, et dont l’objet est de procurer plus d'honneur et plus de gloire à Jésus-Hostie, d'étendre son empire dans nos âmes, d'assurer à son action divine et à son ineffable rayonnement. un champ plus vaste. Rien de plus merveilleux que le cycle des sacrements institués par Notre Seigneur Jésus-Christ, et dont l’Église est la gardienne et la dispensatrice. Au sommet de cet édifice construit par l'amour Infini, en reliant toutes les parties, leur donnant leur couronnement nécessaire et auguste, les achevant en splendeur, il y a la Sainte Eucharistie. Qeul terme éblouissant donné par le Verbe à son œuvre rédemptrice ! Dans ce mystère se fixe et s'épuise sa Toute-Puissance. Lui seul est appelé “ don de Dieu *, donum: Dei(i) Certes, les autres sacrements sont admirables et précieux, par la vertu qu’ils ont de nous conférer cette entité surnaturelle qui s'appelle la grâce, participation de F Essence Sacrée, reflet de la suprême Beauté. Mais l'Eucharistie n est pas seulement une émanation divine, elle est Dieu même en sa présence réelle et aubstantielle. -Tous les miracles et toutes les figures de Ancien Testament en renfermaient l' annonce lointaine; et Notre Seigneur l’avait ‘également symbolisée en des signes à tra vers lesquels on l'avait vue pour ainsi dire ‘trausparaître, comme une eau limpide laisse apercevoir un. objet. Toute la "Révélation antique et nouvelle convergeait vers l'Euchatistie, le chef-d'œuvre de l'ordre surnaturel.

Or, un tel sacrement ne se contente pas de nos adorations platoniques. Ce serait en méconnattre le caractère et la fonction sublimes que de ne lui que des hommages transitoires, ou de garder entre lui et nous cette distance qu'il était précisement destiné à supprimer. La fin nécessaire de Eucharistie est sa réception dans les âmes des fidèles, et, comme conséquence, leur incorporation au Christ, la divinisation de leur être, la substitution de la vie morale de Notre-Seigneur à:la leur. Et la fin de tout congrès eucharistique est de mettre ee signe auguste à sa place qui doit etre la première, d'en promouvoir la d votion, d'en assurer le triomphe sur la société des fidèles. Car ‘le’ Divin Mattre n' -exelu-personne de son ‘Banquet : sa table paternelle est ‘largement üressée, et l'invitation à venir s’y asseoir est générale et absojue, Ain qu'il est dit dans le. Cantigus: Manges, amis, enivres-vous du vin qui ‘fait germer:les vierges’ ””, -et, en Saint Jean: Venen ‘boire à la source qui 3 jusqu’à:le -vie:éternelle , car, si vous ne mangez la chair du ‘Fils de l'Homme et ne buves son sang, vous n’aurez point le vie en vous- memes. () Et donc, Eucharistie parmi nous, en faire rayonner da vantage “l'éclat ertörieur. lui denner- une emprise plus complète et plus profontle sur no mes, voilà le sens des fêtes qui commeneent cesoir, voila la grâce immense et inoomparable qui-cotneide avec · votre venue, dont votre visite est. comme Vl'eube-céleste. 1A-votre-approche, les flots divins omt en quelque sorte rompu

0) Joawx,1v-10 :

Cant. V. I. Joawx,1v-14. vi-54.

CONGRÈS u, ms, À VICTORIA VILLE 2%

leurs-digues; et les: voici qui deja nous bulgnent de ldu. ; ondés- Par une déli. catesse bien digne de votre cœur, pour rehausser lä gloire de nos ‘célébratiôns, Pour en imprimer plus avant dans nos âmes le souvenir Votre Grandeur va caigner profiter de l’occasion pour deployer en fdveur dé l'un des nôtres la puis. sance Infinie dont elle est revêtue. Oh! combien votre Présence va apporter dé ghôire à Jésus: Hôstié-1' En effet! votre appel, dévançant les temps, ve faire monter à l’auguste sacerdoce un enfant de la paroisse de Victoriaville, II vous esemibN, Menseigneur, que lé circonstance se retait admirablement à

et em marquer à jamais la mémoire: en imprimant duns I Ame de : n de vos lévitendercarsetère éternel de- protier en ngub dennaut um nouveau inftfe rt dispensateur de Eucharistie.

ni en soyez-vous, Monseigneur, et remercié ! A J’Ange de l’Église de Nicolet, ainsi que saint Jean, dans l'Apocalypse, appelle les Évêques, nous rendons grâces et hommages en retour de si grands bienfaits ! Et maintenant nous vous répèterons la parole que les discip ‘es adressaient au Divin Maître: ‘ Domine, dose nos: are, Seigneur, apprenez-nous 4 prier. ”’(*) Vous êtes notre Pasteur et notre modèle : “ forma Jacti gregis er animo (9, comme s'exprime l’apôtre saint Pierre. Enseignez-nous comment il faut prier, comment il faut adorer le-Chist-Jésas:substantiellement présent

dune meme bssenve, lé symboN de l'effét produit par cé-sétrément, savoir : l'unité pur la“ charité; Et eat bien ce que Notre Seigneur entendait quant E pouseait vers von ere ce cri de süpréitie-amiour : Ut iat unn! "1

ter est notre vceu proſond. er del sers, aver la grâée de. Dieu: le grand-tésaltée de notre congrès 1 Unité‘dé-pènsée; dé sentiment et d'action avec vou Mon-

i és fidèles de toût'vètre divetse et de univers entier ! Ur bunt unum ! Finde le 6" dé” Neun Haste ‘convomtmier-cetté-unité apte nd Ae

() Joawx., XVII. 22

Nous sommes, Monseigneur, avec les sentiments du plus entier respect et de la plus filiale soumission,

De Votre Grandeur, les très-humbles, et très-dévoués et très reconnaissants,

Las Pano Ne px VicronrAvizze. ”

Sa Grandeur Monseigneur l’Évèque de Nicolet, profondément touché des nobles sentiments dont l'adresse était tout imprégnée, sût y faire une admirable réponse :

REPONSE de Sa Gnaxnron Moxsmoxnun Brunauzr à l’adresse de bienvenue des Citoyens de Victoriaville

Mrs Frères,

vous rappeles la vénération dont le peuple

ancienne Loi, et votre piété veut bien consi-

i du diocèse comme une faveur, présence et sa prière.

des jours comme ceux-ci! Le

cœur d'évêque un grand amour pour la te.

Je me félicite done de Vous avoir fourni l’occasion de donner à l’'Hôte Auguste de nos tabernacles un triomphe public, éclatant, protestation sociale et Presque nationale de notre foi.

Dès mon arrivée à Victoriaville, ce soir, j'ai pu apercevoir les préparatifs de la réception que l’on va donner au Saint-Sacrement, chez les Chers Frères. Nous n’attendions Pas moins de la générosité et du bon goût des religieux qui ont voué leur vie à l’expansion du culte du Sacré-Cœur.

aurons le bonheur de isse et à t

son accepter

et quel enthousiasme vous vous rendrez filiale vous l’acclamerez et vous vous incli.

grand triomphe !

que soient les Personnages associés à nos manifes. ent les déploiements extérieurs qui commencent, equel toutes les grandeurs créées doivent s’incliner, et un Culte intérieur dont tout l’apparat extérieur ne doit être que l'expression et le stimulant. Et ce Personnage, votre foi l’a nommé et l’adore : C'est la

seconde personne de la Sainte Trinité, c'est le Verbe incarné présent dans la blanche Hostie de l’autel.

Vous venez, dans votre bell, adresse, de résumer les données de notre foi sur ce mystire. Laissez-moi vous en féliciter, et préciser les résolutions que nous devons, dès à présent, formuler dans nos cœurs. Ce Congrès devra fuire de nous tous des adorateurs plus fervents, je dis plus, des apôtres plus araents du Saint-Sacrement.

Nous laisserons pénétrer la vie de notre esprit d’une foi moins sujette eux d'stractions. En entrant dans J Église, notre foi dira à nos àmes plus recueillies: Le Maître est la. Notre attitude, notre silence, notre physionomie marquera l’adoration.

De nos intelligences, le sentiment de la présence réelle ira à nos cœurs et à nos lèvres, et nous dirons avec plus de ferveur au Christ présent nos louanges, mais aussi nos inquiétudes, nos douleurs, nos défaillances, nos désirs, toute la litanie de nos allégresses ou de nos misères. Puis nous donnerons à l’Eucharistie le cuite qu’appelle le sacrement en précisant à nos yeux la présence réelle. Ce signe de Dieu appelle les signes de notre vénération, Nous les donnerons dans le fléchissement de nos genoux, dans l’inclination de nos fronts. Tout cela affirmera à Notre-Seigneur que nous prosternons devant lui tout notre etre. non seulement comme individus, comme familles, mais comme société et comme peuple.

Enfin nous irons jusqu’au bout des désirs de Notre Seigneur Jésus-Christ. H est dans le Saint-Sacrement, comme vous l’aves si bien dit, pour notre incorporation au Christ, la divinisation de notre etre, et pour la substitution de sa vie morale à la notre meme Si done vous avez communié jusqu'ici rarement, vous communierez plus souvent; si vous faisies déjà la communion fréquente, comme je l’espère, vous continuerez plus dignement. Car il est la vie, et si nous ne mangeons pas sa chair, et si nous ne buvons Pas son sang, nous n’aurons pas la vie en nous.

Ainsi la vie divine continuera d’affluer à torrents au sein de notre peuple,

pour agrandir sa vie familiale et sanctifier notre vie nationale. Et nous tous, Mes très chers Frères, pour avoir voulu travailler à la gloire du bon Dieu, nous nous serons assurés, à nous et à tous ceux qui nous 80 t chers, la prospérité véritable pour le temps et pour l'éternité.

Ainsi soit-il.

Après cet échange de courtoisies entre l’autorité civile et l’autorité religieuse, le premier Pasteur du Diocèse préside à la bénédiction du Très-Saint Sacrement.

Dans le chœur, l’on remarque, outre M. le Curé Milot, V. G., Monseigneur Bourret, P.A., V. G., Monseigneur Lahaye, Supérieur du Séminaire de Nicolet, des prêtres et des ecclésiasi.ques venus de tout le district d’Arthabaska et de plusieurs endroits du diocèse.

Le R. b. Loris Tanptr, S. S. S.

Le R. P. EMO ND Ot: ELA Er, S. S. S.

M. l'abbé ANrONIo CaAMiRaND, S. T. D. 1 M. l'abbé Paui-Eullx LASSON DE *

M. l'abbé Simon Bissau»

Vicaire 1913 Vicaire 1916

me

Le deuxième jour

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