‹ Les grands kystes non parasitaires de la rateChapitre 18 sur 51 · RAD ES · texte numérisé non relu

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également de diverticules du revêtement de la paroi kystique : mais il leur manque une lumière centrale pour permettre d’affirmer cette interprétation.

d) L’épithélium wolffien a été décrit par SANTY, c’est le seul cas de ce genre. Il est formé dans sa couche inférieure par des cellules à protoplasme acidophile, tassées les unes contre les autres. La couche superficielle est formée de cellules volumineuses, disposées en une seule rangée, qui présentent des extrémités effilées s’insinuant dans les interstices des cellules de la couche sous-jacente. Ces cellules superficielles ont souvent l’aspect « en pavé » que l’on rencontre dans les voies excrétrices wolffiennes. Leur pôle apical présente par places une différenciation « en brosse ».

B. —— REVÊTEMENT ENDOTHÉLIAL. — Une différence fondamentale distingue ce type de revêtement du précédent : l'absence de la membrane basale. Cette membrane basale n'existe en effet en aucun point ici. Le revêtement cellulaire repose directement, sans interposition de minces lames conjonctives, sur le tissu fibreux sous-jacent ; il n’existe rien qui les sépare. Il n’existe pas non plus ici de couche basale de grosses cellules claires à protoplasme vasculaire, à gros noyau ovalaire situé au pôle inférieur de la cellule, cellules cylindriques dans leur majorité.

Les cellules du revêtement endothélial sont loin d’avoir un aspect uniforme : tantôt elles sont toutes aplaties, disposées parallèlement à la lumière kystique ; extrêmement minces, à peine visibles (HowaLp). Leur noyau est toujours assez volumineux. Tantôt elles sont hautes, cubiques : elles rappellent de façon assez nette le revêtement des vaisseaux lymphatiques, ce qui explique qu’elles aient été souvent interprétées comme telles et que le kyste ait été envisagé comme le résultat d’une ectasie lymphatique.

Le groupement de ces cellules endothéliales et la structure du revêtement qu’elles forment est lui aussi variable : parfois groupées fort régulièrement en une assise continue et uniforme dont tous les éléments sont distincts et franche-

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ment juxtaposés, il n’est pas rare de voir disparaître les limites cellulaires. Elles se groupent alors sous l’apparence d’un syncytium bourré de noyaux (HOwALD, JENTZER). Dans d’autres cas, elles sont disposées de façon alternée, évoquent l’aspect d’une mosaïque (HEINRICIUS, LAMBERT). Parfois enfin, elles se tassent en plusieurs assises formant un revêtement pluristratifié (MONNIER). Sous l'influence de certaines irritations, on peut les voir se gonfler, mais lorsqu'elles subissent de telles déformations les cellules endothéliales ne la subissent jamais toutes identiquement. Le revêtement cellu-

Jaire est alors tout à fait irrégulier, les cellules voisines étant

de dimensions fort inégales, de formes irrégulières.

Ce revêtement endothélial des grands kystes est extrêmement fragile, beaucoup plus que le revêtement épithélial ; il est très souvent détaché et l’on peut voir alors au point où il se dilacère ainsi des cellules déformées, pédiculées, prenant un aspect en « raquette », en « massue ». Elles s’allongent, ne gardant plus le contact avec la paroi fibreuse que par un mince point de leur base. C’est alors surtout qu'il y a intérêt à ce que les fragments examinés aient été prélevés strictement au fond des recessus de la paroi; ce sont les seuls points où, à l’abri de l'hypertension du liquide intrakystique, le revêtement puisse persister ; il est presque toujours détaché dans les régions où la paroi est devenue lisse sous le fait de cette tension.

PETITS KYSTES DE VOISINAGE. — Dans l’épaisseur de la paroi, kystique il est parfois possible de reconnaître, de même que cela se produit dans le type épithélial, de petites cavités kystiques. Parfois même, c’est à distance du kyste, dans la pulpe splénique que l’on peut les découvrir. Ces petits kystes présentent eux aussi, mais avec une constance beaucoup plus grande que le grand kyste, un revêtement endothélial formé en général d’une seule rangée de cellules aplaties ou cubiques tassées les unes contre les autres. Cette disposition particulière, l’existence de ces petits kystes, nous l’avons déjà signalé, ont été considérées par LiNp@visT dans l'important travail qu’il lui consacre, comme pathognomonique du lym-

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