‹ Les grands medicins du xixe siècleChapitre 1 sur 17 · LIBRAIRES DE LAC AD É MIE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

LIBRAIRES DE LAC AD É MIE DE MÉDECINE

120, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

igO?

Tous droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays.

Peu de jours avant sa mort si inopinée, notre regretté confrère et ami Georges Daremberg venait d’envoyer à M. Pierre Masson le manuscrit d’un travail intitulé : Les Médecins illustres du XIXe siècle.

Ce fils posthume de sa pensée voit le jour tel qu’il est sorti de la plume du cher disparu. Peut-être lui eût-il fait subir de notables modifications, car Daremberg était de ceux qui polissaient et repolissaient. Nous nous sommes borné aux seules corrections nécessitées par I impression de ce livre, qui reste bien tel qu’il le voulut en ses derniers jours.

Ce travail était l’indice d’une orientation nouvelle de son activité cérébrale. Après avoir consacré la plus grande partie de sa vie à la lutte contre la tuberculose et l’alcoolisme, et publié sur ces deux sujets d’importants travaux, il nous disait souvent qu’il réservait ses dernières années à l’étude de l’histoire de la médecine pendant le XIXe siècle. Il suivait ainsi l’exemple de son père, qui a marqué sur cette voie une trace si profonde.

Daremberg. i

La mort l’a malheureusement empêché d’accomplir ce dessein : il nous eût laissé des documents très précis et très originaux sur cette époque ou il se rattachait par les souvenirs que lui avait fournis la fréquentation des amis de son père et plus tard ses relations personnelles très étendues.

Peut-être quelques lecteurs seront déçus en constatant que tous les médecins illustres du XIXe siècle n’ont pas trouvé place dans ce livre. Mais l’auteur lui-même a pris soin de leur répondre dans son Introduction. Il nous avertit qu’il expose « l’histoire des grands médecins dont il a fréquenté les personnes et les œuvres pendant 4 0 ans » .

Dans ces pages vécues, Daremberg a su, avec ce style clair et attrayant qui lui était particulier, faire apparaître la personnalité et fixer le caractère scientifique de savants dont la plupart font la gloire de la France. Nous devons être reconnaissants à sa famille et à son éditeur, qui n’ont pas voulu qu elles tombent dans l’oubli.

Dr A. CHUQUET.

25 juin 1907.

INTRODUCTION

Page 1