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que l’assimilation de la nature aux œuvres de l’art humain procède d’une analogie dont la Critique, si elle voulait « chicaner » la raison naturelle, n’aurait pas de peine à montrer l'illégitimité. Mais cette analogie ne comporte pas mème les conclusions qu’on en attend, car elle conduirait tout au plus à concevoir Dieu comme l’archutecte, et non comme le créateur du monde. C’est ainsi que le Ncÿs d’Anaxagore organisait le chaos, éternel.comme lui. D'autre part, notre connaissance limitée du monde ne devrait s'élever qu’au concept d'une puissance organisatrice, très grande sans doute, mais encore limitée et indéterminée. Nous ne pouvons donc, par ce moyen, nous faire le concept d’un être tout-puissant, tout-connaissant, en un mot absolument déterminé, conformément à l’idée que la raison se fait de Dieu. Que si l’on franchit ce pas, si l’on affirme que l'ordonnateur de ce monde contingent est lens realissimum, l'être parfait, on rejoint du coup l'argument cosmologique a contingentia mundi, et qui n’est, comme on sait, qu'une preuve ontologique déguisée. Les « physico-théologiens » ont donc grand tort de mépriser l'argument ontologique « comme une toile d’araignée tissée par des esprits obscurs ct subtils », car ils sont les premiers à se laisser prendre au piège !.