‹ Les grands symptômes neurasthéniques: pathogénie et traitementChapitre 9 sur 56 · GO · texte numérisé non relu

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JL,

Si,

Fig. 8. — Variations de la pression sanguine chez un sujet à hypertension.

Influence de l'heure et du repas.

le teint animé et l'œil brillant; encore que son estomac gonflé le fasse un peu souffrir, il est intellectuellement beaucoup moins déprimé qu'avant le repas ; il n'a bu cependant qu'une très petite quantité de vin blanc coupé d'eau. A ce moment sa pression artérielle dépasse un peu 16 centimètres de mercure. A 2 heures et demie, elle est de 17 centimètres et demi ; l'activité de réduction égale 0,83. A 3 heures et demie, elle n'est plus que

(I) La normale pour Tactivité de réduction oscille entre 0,90 et 1,10

de 0,70, la pression sanguine redescendant à 16. A 5 heures et demie, au moment de prendre le thé, la tension artérielle n'atteint pas 14, elle reste à peu près au même niveau jusqu'au dîner. C'est pendant la soirée qu'elle atteint son point culminant, 19 centimètres de Hg. M. F. B... n'a pourtant pas pris de café; mais, pareil à beaucoup de neurasthéniques, c'est aux lumières que son cerveau atteint le maximum de son activité fonctionnelle ; aussi a-t-il beaucoup de peine à s'endormir quand il se couche, tandis que, le matin, même quand il a quitté son lit, il se traîne tout alangui, dans un état intermédiaire entre le sommeil et leveil.

Voici maintenant une autre observation celle de M. M. M..., âgé de soixante et un ans, neurasthénique goutteux dont la tension artérielle est habituellement haute. Elle atteint son maximum au moment où le malade, qui est hyperchlorhydrique, souffre du besoin de prendre des aliments; il témoigne en même temps d'une grande irritabilité et d'une extrême impatience. Après le déjeuner et après le dîner, il se montre beaucoup plus calme tandis que s'abaisse sa pression artérielle (flg. 8).

Ces deux derniers graphiques montrent jusqu'à l'évidence combien il serait imprudent de ne pas noter Fétat de la pression sanguine toutes les fois à la même heure. Remarquons en passant qu'ils correspondent à deux types bien différents de neurasthénie, le premier dénotant un état véritable d'asthénie, disparaissant pour un moment sous Tinfluence de l'excitation du repas, mais

tendant toujours à se reproduire, et le second s' accompagnant d'hypersthénie gastrique et cardiaque. Nous aurons fréquemment occasion de retrouver, par la suite, ces deux grandes catégories de névropathes.

Voici maintenant l'observation d'une malade. M"**" A. . . , âgée de vingt-neuf ans, neurasthénique, chez qui il m'a été donné de mesurer la pression artérielle tous les jours avant et après le repas de midi qu'elle prenait chez moi, étant de ma maison. Pendant les deux semaines qu'ont duré mes observations, elle a pris une douche tiède et un bain d'électricité statique. Tout d'abord elle a mangé et bu à sa guise; mais, à dater du sixième jour, j'ai supprimé le vin et n'ai permis que les œufs, les poissons légers sans friture, les viandes grillées et rôties bien cuites, les légumes verts et les légumes secs en purées.

A mesure que s'amélioraient l'état physique et l'état mental, le graphique a subi la modification que l'on peut voir : sous l'influence du régime alimentaire, la réaction produite par le repas a diminué considérablement d'amplitude. Il faut, je crois bien, en tirer cette conclusion qu'un tracé, pour être valable, doit être recueilli chez un sujet soumis à un régime alimentaire monotone, dont il ne pourra d'ailleurs que se trouver très bien(fig. 9).

L'observation suivante n'est pas moins instructive. C'est celle d'un jeune neurasthénique, âgé de vingt-trois

ans, que j'ai vu deux ou trois fois par semaine pendant

les mois d'août, de „ .,„ ^

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