DUBOUCHET
Mercure , d'après la sculpture de Briant.
Lydé , idylle d'André Ghénier ; — Une FaUe de la Fontaine^ compositions originales.
Le Chat d'Auguste Galimard.
Plusieurs fac-similé de dessins d'Orsel.
Quelques portraits :
Lie Louis Perin , peintre en miniature , grand in-4. (Chalcographie.)
M"" RegnauU de Si-Jean d^Angély , d'après Gérard. (Id.)
Louis David, d'après Edme Dumont, médaillon in-8.
Louis Révélière , 1775-1866, in-8.
Robert Fleury , d après nature à Rome, in-4. La gravure a ensuite été réduite au format in-8.
Pierre Larousse, Dubouchet del. et sculp., in-8.
Paul de Musset, d'après nature.
Dubouchet a dessiné et gravé des illustrations pour le Télémaque^ édité par Bouhoure, le poème de La Révolutioyi de Berthezène , publié par Leroux; Le Roman bourgeois, Les Contes de Caylus , i/"" de Tencin, éditions Quantin. Ses deux travaux les plus considérables pour la librairie ont été les suivants :
1. Monument du Costume, reproduction in-12 des douze estampes de Freud enberger et des vingtquatre estampes de Moreau le jeune , dessinées on 1775-1783 pour servir à l'histoire des mœurs et des
costumes en France au xviii^ siècle. 36 planches, plus deux titres et les portraits de Freudenberger et de Moreau , ensemble 40 pi. — Paris, Conquet , 3 vol. in-4.
L'aspect est. un peu froid. Mais il faut prendre cette suite comme un document pratique. Tout le monde ne peut pas payer 10 à 40,000 francs un exemplaire parfait (et d'ailleurs introuvable), ou 3 à 4,000 francs un exemplaire médiocre du Monument du Costume authentique.
La réduction de Dubouchet est accompagnée des trois textes. (On sait que les bibliophiles ont longuement discuté, jusqu'en ces dernières années, la question de l'existence du troisième texte, lequel cependant était décrit dès 1855 dans le catalogue de Weigel). Le prix de publication progressait de 150 fr. (épreuves avec les noms d'artistes imprimés), jusqu'à 1,350 fr. (triple état : eaux-fortes, eauxfortes avancées, éprei'ves terminées avec les noms d'artiste.s, à la pointe).
Cependant tout a été vendu. L'éditeur, qui avait risqué soixante-quinze mille francs sur cette publication, n'a pas fait une mauvaise affaire. Prestige du nom de Moreau !
Ah! nous ne sommes plus au temps, — pas bien éloigné cependant , — oii l'on ne pouvait parler de l'art du xvm" siècle sans en venir aux lieux communs, et même aux gros mots de « corrompus », de « frelatés », de « loques » ; oii Moreau était « sans invention » mais dessmant bien la « poupée de 1780 ». Nous ne sommes même plus au temps ou Ton acceptait de transiger, oii l'on concédait le « joli » , oii Moreau était reconnu l'auteur de quelques bonnes vignettes, même spirituelles, oh on consentait à l'admettre dans la gravure comme « vaudevilliste » ! (i).
(1) Il resle bien encore quelques classiques qui croient en secret que la gravure est morte en France depuis HOO, mais n'osant le dire ouvertement, accordent aux graveurs du xv!!!*" siècle quelques éloges rapides et contraints, tout en murmurant des excuses aux mânes de Jean Pesne.
Cette altitude, très favorable dans i> le monde où l'on s'ennuie », rappelle un dessin de Rops : une femme, avec un livre ouvert sur les genou.v, mais occupée à faire de l'œil en coulisse ; pour légende :
Celle qui fait celle qui lit Musset.
En fait d'amateurs d'estampes nous avons aussi :
Celui qui fuit celui qui n'aime que le i> Testament d'Eudamidas i^.