DURAND
Excursion pittoresque et archéologique en Russie , exécutée en 1839 sous la direction de M. Anatole de Demidoff, 100 lith. à deux teintes, d'après nature. (Gihaut, vers 1842.)
DURAND-BRAGER, peintre de marine, 1814-
Lithographies.
Un album de Combats maritimes ; un autre de Corsaires français.
D'autres albums sur la Guerre de Crimée et sur un Voyage dans la mer Noire, le Bosphore et les Dardanelles., ont été lithographies d'après Durand-Brager par Eug. Giceri.
DURAND EAU. — Portraits -charges lithographies pour le journal Le Boulevard : Octave Feuillet., Frederick Lemaitre ^ etc.
DURIEZ , lithographe. — Le Comte de La for est ^
La Comtesse de B...^ 1831. — Tètes d'étude tirées des tableaux de Paul Delaroche.
DUSEIGNEUR. — Collection de douze eauxfortes (Cadart éd.).
DUTERTRE (André), dessinateur, 1751-1840 (?). Portraits de généraux et de savants ayant fait partie
de l'expédition d'Egypte, 184 petits profils à l'eautbrte. ( Les dessins sont à la Bibliothèque Nationale.)
Il faut les avoir en premier tirage, esquissés à l'eau-forte, avant les retouches.
Renouvier, qui n'a pas toujours son sang-froid (i) quand il s'agit des estampes publiées sous la République, les trouve faits avec beaucoup d'accent et très intéressants. Nous préférons les prendre pour de simples mystifications, involontaires bien entendu. Tous les personnages, officiers comme savants, à commencer par le général en chef Bonaparte, ont l'air commun, empêtré dans le collet de leurs habits, et moutonnier. Bonaparte, Desaix, Kléber, Murât, Lassalle, Priant, Junot, ou Desgenettes, Berthollet, Monge, Denon, Dutertre lui-même, tous hébétés ! C'est trop familier.
Dutertre a dessiné des illustrations et fait de la lithographie; il est mort vers 1840, à quatre-vingt-neuf ans. En 1837, il était encore professeur de fleurs et d'ornements au cours de la rue de l'École-de-Médecine. 11 y avait en même temps un second professeur, Gault de Saint-Germain, dont la manière de démontrer était différente. Les deux vieillards, nous raconte le graveur Eugène Varin , se dénigraient et se traitaient mutuellement de polisson. Dutertre faisait tracer les feuilles d'acanthe par perpendiculaires et horizontales , Gault par un ensemble et par des masses légèrement indiquées. Inde irœ!
DUTHÉ. graveur au pointillé (1800 à 1840), genre Ghoubard ou Gharon , mettait en images de débit courant des tableaux de sainteté d'après les maîtres, et des sujets de genre d'après Busset ,
{}) Ceci n'est pas un reproche : au contruire, il n'y a d'intéressants que les gens qui ont des emporiements , el qui s'emballent sur certaines catégories d'estampes, même à faux. Les ennuyeux , ce sont ces hommes graves et invariablement sereins , qui ne veulent pas descendre de ce qu'il est convenu d'appeler " les sommets de l'art ■>. Ce n'est plus de la gravure, c'est un Olympe. On plane, on est dans les nues , mais c'est mourant.
DUTHE. 79
Blaisot, Lambert, Duvivier, etc. (*) Il a aussi pointillé toute la vie de Marie de Médicis d'après les Rubens du Louvre.
DUTHOIT. — Le Vieil Amiens ^ dessiné d'après nature par Aimé et Louis Dathoit. Amiens, 1873, in-4, 106 pi.
DUTILLEUX (Henri-Joseph-Constant), peintrepaysagiste , né à Douai le 5 octobre 1807, mort à Paris le 21 octobre 1865 ; élève de Hersent et de l'Ecole des Beaux-Arts , ami de Delacroix et de Corot. 0
(1) Tels que Le Dépari pour le collège et Le Retour du collège; — Le Départ pour le marché et Le Retour de la laitière ; — Le Moment de la chasse et Le Repos après la chasse ; — Qu'il est intéressant ! et Je le destine à l'amitié ; — La Tricoteuse et La Brodeuse ; — Paul et Virginie et Atala; — La Chasse au renard et La Chasse au cerf; etc. Il n'est pas utile d'en dire plus long.
A ceux qui regretteraient de ne pas voir citer tout ce qui a été gravé , nous répondrons qu'il ne suffit pas qu'une planche ait f té éditée par une maison du i. haut commerce i d'estampes pour être digne du catalogue , et que bien des gravures au pointillé, en manière noire, et même au burin, eussent-elles six pieds carrés , ne sont qu'une sorte d'imagerie d'Epinal à l'usage des grandes personnes.
Il faut savoir que le u haut commerce •> se disait autrefois , en matière d'estampes, des magasins du boulevard , par opposition au o bas commerce >i qui signifiait les marchands de la rue Saint-Jacques , éditant des lithographies avec légendes en trois langues : français, italien et espagnol.
(2) Voyez : Constant Dutilleux, sa vie, ses œuvres, par Gustave Colin. Anas, imp. Brissy, 1866, in-8 ; — Notice sur Dutilleux par Le Gentil , Arras , 1866; — Notice de M. Ernest Ghesneau dans ses Peintres et Statuaires romantiques.
Pièces diverses.
Lithographies au crayon ou à la plume : 1. Tour de la Gommanderie du Temple à Haute-Avesnes (Pas-de-Calais). — 2. Sainte-Face. — 3. Intérieur d'une chaumière. — 4. Intérieur d'un cellier de paysan (vers 1847). — 5. Fabriques au milieu des champs. — 6. La Tour d'Odre.
Autographies : 7. Marécages boisés (vers 1851). — 8. La Sieste au bois. — 9. Ruines de citadelle. — 10. Bords de marais. — 11. Plaine boisée. — 12. Les Saules.— 13. Bouquet d'arbres dans une vallée. — 14. Groupe d'arbres. — 15. Le Canal. — 16. La petite Ferme (vers 1859).
Je dois l'indication de ces pièces à M. Alfred Robaut, gendre de Dutilleux.
Dutilleux a dessiné plusieurs croquis sur verre bichromate, et c'est lui qui a pous.sé Corot à dessiner sur verre.
D'après Dutilleux :
Huit lithographies à la plume par J. Chassel. d'Arras, 1855-78.
Deux lithographies au crayon, par Félix Courmont, de Douai (Vue prise à Franchart, — Bords de la Scarpe).
DUTILLOIS, buriniste, gravait la vignette et le portrait de livre , vers 1835. C'est le graveur de certain portrait de Béranyer^ lequel , iconophiliquement parlant, n'a pas d'importance, mais qui , l)ibliopliiliquement parlant , devient toute une affaire. (Voyez l'article Cousin^ note.)
DUVAL (Henri-Philippe-Adolphe), né à Liège, élève de Bléry. — Études de Paysages à l'eauforte, vers 1852.