‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 2)Chapitre 67 sur 155 · LA RONDE DE NUIT : Rembrandt , in-fol · texte numérisé non relu

LA RONDE DE NUIT : Rembrandt , in-fol

220-221. LA LEÇON D'ANATOMIE : — LES SYNDICS : Rembrandt , 2 p. grand in-4 en 1.

222-265. Planches d'après divers, (pour la Gazette des Beaux- Arts).

222. Mort de la Vierge : Schoiigauer. — 223. Le Dante , dessin do M""' de Rottischild , d'après Giotto. — 224. La Vierge au rosier: Spinello. — 225. Etude pour une figure de la Dispute du St-Sacrement : Raphaël. — 226. Création de la terre : Michel-Ange. — 227. Jupiter foudroyant les Vices : Paul Véronèse.— 228. Roland mort: Velasquez. — 229. Elisabeth de Bourbon : Velasquez. — 230. Saint François d'As.sise au pied de la croix : Murillo. — 23L Portrait de femme : Mierevelt.— 232. Hille Robbe : Halz.— 233. La Rivière : Hobbema. 234. Mer houleuse : Ruysdaël. — 235. Le Château : id. — 236. Le Concert de famille : J. Steen.— 237. Jésus bénissant les enfants : Rembrandt. — 238. Saskia : id. — 239. Bohémienne : id. — 240. Un Rabbin : id. — 2^41. Rabbin, (de la collection Suermondt) : id. — 242. Repos en Egypte : id. — 243. Danaé (musée de l'Ermitage) : id. — 244. Fac-similé d'une eau-forte de Francisque Millet. — 245. La Nativité : Le Nain. — 246. La Peste de Marseille : de Troy. — 247. Arlequin sorcier: Nilson. — 248. Feuille de caricatures représentant des personnages de l'Académie de France à Rome. — 249. Danaé : Greuze. — 250. Violon de faïence. — 251-253. Le Sommeil; Le Réveil; L'Innocence : Prudhon. — 254, Les Majas au balcon : Goya, — 255. Louis XIV et

Molière : Ingres. — 256. Saint Sébastien : Delacroix. — 257. Héliodore : id. — 258. Manno Faliero : id.— 259. Fuite en Egypte : Gigoux. — 260. L'Abreuvoir : Troyon. — 261. Les Faneuses : J. Breton. — 262. Fauconnier arabe : Fromentin. — 263. La Coquette : Stevens. — 264. Œdipe : G. Moreau. — 265. Le Prêche de Junius : Degroux.

Voici bientôt trente ans que paraît la Gazette. Elle a donc déjà une histoire.

Elle fut fondée en 1859. Charles Blanc , dans une préface où se retrouve encore quelque chose du mouvement romantique, indiquait excelleunnent ce que devait faire une revue de l'art et de la curiosité. Ne pas s'égarer dans les minuties, ne pas perdre de vue ce qui constitue l'originalité de l'art français ; adopter une critique sérieuse, mais sans cette érudition fatigante qui encombre le cerveau et étouffe toute émotion naïve: surtout, ne jamais être ennuyeux : tel fut le programme que l'auteur de la Grammaire des Arts du Dessin donnait à la Gazette des Beaux-Arts. Pas d'exclusivisme, disait-il, la beauté est pai'tout; l'art est admirable dans une fresque de Raphaël et dans une vignette de Gravelot , dans une composition du Poussin et dans un tleuron de Ghoffard ; on le trouve chez Rembrandt comme chez Phidias ; les docteurs ont rétréci le domaine du Beau , les amoureux l'agTandissent

C'est bien dit. En ce qui concerne la gravure , seul point de we auquel i;ous ayons à l'envisager ici, la Gazette a été fidèle au programme.

Dans ses articles sur les graveurs elle fit part égale aux anciens et aux modernes. Emile Galichon s'occupait de Campagnola, Nicoletto de Modène et Jacopo de Barbarj . et Philippe Burty cataloguait Meissonier, Seymour Haden , Méryon. Renouvier étudiait les origines de la gravure en France (et, par parenthèse, avait le tort d'entrer en matière par cette mauvaise pointe : la gravure débute en France par un jeu de cartes , sinr/ulier symptôme de la légèreté particulière à notre cher pays. . .), et Charles Blanc analysait la dernière planche de Calamatta ou d'Edouard Girardet. On passait d'Albert Durer à Raffet , des bois des livres allemands ou flamands du xv" siècle aux bois de la plus récente illustration de Doré.

Pendant les deux premières années, une Chronique de la Curiosité tenait le lecteur au coui*ant du mouvement des

ventes d'estampes. Pour nous , nous regrettons cette forme delà Gazette, alors qu'elle paraissait deux fois par mois. Les articles d'esthétique y étaient forcément servis en tranches minces, mais est-ce un mal? Ce sont les menus renseignements de la chronique de la curiosité qui , avec le temps, prennent une véritable importance. On relit rarement les articles de critique transcendante; mais l'on retrouve toujours avec intérêt ces impressions au jour le jour sur la salle des ventes. Par exemple, en 1859, les graveurs italiens étaient jugés en pleine baisse, les hollandais fermes, l'école française du xvuf en hausse « inquiétante ». On signalait avec étonnement que la Marie Leczinska de Gaucher avait été vendue trente francs, et pour M. Thiers, encore! On espérait un refroidissement prochain pour les « grâces mignardes » de cette école, et la fin de sa tyrannie. Quousque tandem? semblait-on lui dire. — Quo non ascendani? auraitelle pu répondre : qui pouvait prévoir alors le Bal et le Concert de Saint-Aubin à dou/.e raille francs , et les Chansons de La Borde à trente mille?

Aux Salons, la Gazette fit son devoir. Dès 1859, M. Mantz avouait avoir étudié avec un vif intérêt les gravures exposées, et encourageait tour à tour Mercuri , François et Blanchard, — Bracquemond et Flameng, — Mouilleron et Eugène Leroux, — Chapon et Lavieille. Depuis, MM. Burty, Paul Leroi, Gonse, etc., ne manquèrent jamais de rendre fidèlement compte de l'exposition de gravure. (*)

Enfin , en ce qui concerne les planches commandées et

{}) Ceci est méritoire, si l'on veut Lien réfléchir que d'habitude les salonniers des divers journaux , quand ils arrivent à la gravure , reculent épouvantés et s'expriment à peu près invariablement en ces termes : Nous voici aux salles consacrées à la gravure. Passons! C'est ce qu'on appelle encourager l'art.

Quant au public, il vous dira bien que la France a dans la gravure une prééminence incontestée (ceci est article de foi), mais quand il aperçoit au Salon les salles glacées et tristes de l'estampe, il tourne les talons et fuit. N'allez pas par là, c'est la gravure !

C'est un fait connu que, lorsqu'un homme est assez courageux pour s'y risquer, la nouvelle en court aussitôt , les artistes se la repètent de bouche en bouche : Vous savez , il y a quelqu un à la gravure. — Pas possible? Et on monte en bande voir ce phénomène.

Le public n'est d'ailleurs nullement coupable. Il va au Salon se gorger

publiées, il suffit de rappeler que, dans sa première période, la Gazette sut mettre la main sur Flauieng , — que plus tard elle eut la gloire de produire Jacquemart et Gaillard , — qu'elle a eu pour graveurs Boilvin , Waltner, Lerat, Courtry, Rajon et vingt autres de valeur, — et l'on mesurera l'importance du rôle joué par elle. Il y a bien une ombre au tableau : la photogravure qui , dans l'année 1874 , fait sa fatale apparition , à l'occasion des plafonds de Baudry ! Hélas, trois fois hélas! Nous croyons résolument que la Gazette devrait à son importance et à sa renommée de ne jamais publier, sous aucun prétexte , une seule photogravure.

Mais ne restons pas sur cette idée triste , et constatons avec plaisir que la gravure reprend actuellement le dessus dans la Gazette : témoin les dernières planches de Géry- Bichard et de Gaujean; espérons qu'elle finira par éliminer tout à fait sa dangereuse et écœurante rivale.

266-300. Estampes diverses {L'Art, Catalogues San-Donaio, Double, etc.).

266. Charles VII et la Vierge. — 267. Naissance de la Vierge : Albert Durer.— 268. Portrait d'homme : Masaccio (essai dans la manière de F. Gaillard). — 269. Le Christ : Murillo. — 270. L'Enfant à la guitare : Herrera le vieux. — 271. Van Dyck.— 272. Aryon : Rubens. — 273. Rubens : id. — 274. La Femme de Rubens : id. — 275. Bohémienne : F. Halz. — 276. Le Joyeux Buveur : id. — 277. Mille Bobbe et son amoureux : id.— 278. L'Intérieur de Gonzalès Coques.

de peinture , puis il descend à la sculpture . . . pour y chercher un banc et se reposer. Comment des gens repus de trois mille toiles, fourbus de fatigue après avoir arpenté l'enfilade des salles , la tête brisée pour avoir cherché à discerner les cinq cents bons tableaux d'avec les deux mille cinq cents qui ne signifient rien, les yeux papillottant de cette orgie de couleur, aient plaisir à entrer dans le terne séjour blanc et noir de l'estampe?

La Gravure ne paraît pas à son avantage au Salon : elle y est écrasée par sa voisine la Peinture. Ce qu'il lui faut, c'est une exposition spéciale, bien triée , faite avec goût , avec coquetterie même , comme celle des aquarellistes. Là on ira pour elle, tout exprès, et l'on prendra plaisir à constater la vitaUté de cet art Parions qu'un jour nous verrons l'Estampe exposée rue de Sèze, que chacun s'y intéressera, et que ce sera un succès, et comme une révélation.

— 279. L'Astronome à la sphère : Van der Meer. — 280. Cottage rustique : id. — 281. L'Usurier : Met/.u. — 282. Le Goûter : Van Beyeren. — 283. Gille : W^atteau.

— 284. Portrait de femme : Drouais. — 285. La jeune Paysanne : Greuze. — 286. Vénus au bain : Prudhon. — 287. Cavalier arabe : Delacroix. — 288. Le Tasse parmi les fous : id. — 289. Numa et Égerie, pendentif : id. — 290. Le Christ au tombeau : id. {U Artiste.) — 291. La Partie de cartes : Meissonier. — 292. Synagogue : Leys. — 293. La Dame au lévrier (inédit) : Willems. — 29-i. Le Condamné à mort : Munkacsy. — 295. Chien jouant avec un peloton de laine : Sandys. — 296. Le Turf : Frith. — 297. Rorke's Drift : Neuville. — 298. Le Lutrin : F. Flameng.— 299. Les Accordailles : Mosler. — 300. La Première arrivée : Jacquet ; etc.

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