‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 2)Chapitre 92 sur 155 · Portrait de Yelasquez · texte numérisé non relu

Portrait de Yelasquez

Dans une brochure du baron Davilliers.

A ajouter :

Fac-similé de dessins à la plume (procédé Goupil) : La Lecture ; — Le Guitariste ; — L'Invalide ; — La Mandoline ; — Costume du temps de Goya (figure debout) ; — le même (figure assise); — Jeune Marocaine (tête); — Kabyte (tête).

Parmi les estampes gravées d'après les tableaux de Fortuny, il en est qui ont obtenu un succès considérable. Citons seulement Les Bibliophiles, grande et remarquable planche de Boilvin (une épreuve d'artiste, ayant pour remarque le portrait de Boilvin, 150 fr. 1886); — Le Choix du modèle, une des plus chatoyantes estampes gravées par Champollion, publiée par L'Art, et dont les épreuves avant la lettre, aujourd'hui épuisées , sont très désirées par les collectionneurs, qui en offrent 150 ou 200 fr.; — Le Mariage espagnol, par Ed. Girardet, publié par Goupil; etc.

FOSSEYEUX (Jean-B.\ptiste), né en 1752, buriniste , élève de De Launay. C'est le beau-père de J.-Al. Allais et le grand-père de Paul Allais.

— Portrait de Godoï, prince de la Paix , d'après Steven , 1807 , in-fol. — TJ Enfant prodigue , d'après Spada. 1806. — La Femme hydropique ^ de Gérard Dow, 1819, in-fol. — Les Amours du Héros chéri ^ in-fol., copie agrandie, on pourrait dire même parodie, d'une vignette de Moreau pour le chant IX de La Henriade.

FOULQUIER (Valentin), dessinateur et graveur à l'eau-forte, né à Paris en 1822, apprit seul à dessiner et commença à se produire , vers 1842 , par des illustrations sur bois pour la Vie des Saints de Delloye.

En 1848-49 il collaborait à L' Illustration, mais les temps étaient durs et, pendant dix mois même , le dessinateur manqua de travail ; il eut des moments de détresse terrible , dont il rit aujourd'hui en se rappelant qu'il fut obligé d'entrer comme « teneur de livres à tout faire » dans un magasin de charbon de terre , et qu'un de ses amis lui fit obtenir une place de « demoiselle de comptoir » dans un bateau-lavoir du Pont-au- Ghange! (Notez que Foulquier est un parfait gentleman.)

Pendant ces mauvais moments , il fit de nombreux croquis d'après nature. Il se mit à l'eauforte vers 1850.

Par son talent très fin et distingué , Foulquier

est vite arrivé à la notoriété, bien qu'une certaine réserve l'ait empêché de se lancer dans la voie des expositions et dans la poursuite des récompenses officielles. (')

La maison Mame lui doit son plus grand succès auprès des bibliophiles. Sa collection des ChefscP Œuvre de la littérature du XVI F siècle, remarquablement imprimée , mais d'un format peu commode , ne donnait que des œuvres choisies : les illustrations de Foulquier ont fait entrer ces éditions ad usiim Delphini dans les bibliothèques de bibliophiles.

La meilleure des illustrations de Foulquier est celle qu'il a faite pour la Chartreuse de Parme , en 1883.

(1 ) Il faut répondre ici à une critique qui nous est adressée par un des bons graveurs de ce temps-ci. Il nous reproche de ne pas citer minutieusement les récompenses obtenues par les graveurs, et nous écrit :

i' Puisque vous >■ prenez les artistes comme ils sont '^ , sans ■> vous porter juge de leurs travaux, il serait bon, me semble-t-il, > d'indiquer, à la suite de leurs noms , les récompenses qu'ils auraient '^ obtenues, ainsi que les distinctions qui leur seraient conférées par la •^ France ou par les souverains étrangers. A l'instant , sans vous porter « juge de la valeur de l'artiste, vous lui dressez un piédestal convenable, « celui qu'il s'est établi par son mérite.

-1 // est vrai que la postérité ne ratifiera pas toujours les libéralités ■1 octroyées à ceux que nous admirons à présent, 7nais peu importe.

Diable! mais si la postérité ne doit pas les ratifier, pourquoi ne commencerions-nous pas tout de suite à ne pas baser noire opinion sur lesdites libéralités ?

Mais nous n'allons pas si loin que noire artiste , et nous tenons pour méritées les récompenses décernées aujourd'hui. Le malheur est que tous ceux qui en méritent ne peuvent pas les obtenir. La gravure a ses Berlioz.

Nous n'omettons pas de mentionner le titre de membre de l'Institut , et

L'ŒUVRE

DE

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