Portraits du président Arbois, du D'' Payan
6. Carte de Joseph de Nittis. — Invitation pour une fête costumée chez M""^ Jeanne Andrée, 11 mars 1875. — Représentation au profit des ambulances d'Orient. — Programme pour le cercle de la Presse : Les Œufs de Pâques, revue, 27 avril 1878.
7. L'Opéra , eaux-fortes et quatrains , par un abonné. Jouaust, 1876, in-18. Trois titres par le comte Lepic. Portraits des artistes du chant et de la danse par A. Masson , Desboutin, Vion, Lefort, M. Leloir.
La plupart des eaux-fortes qui précèdent ont ensuite été réunies en un volume, sous ce titre :
Eaux-Fortes de Lepic ; — Comment je devins graveur à l'eau-forte , par le comte Lepic ; — La Gravure à l'eau-
lU LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE.
forte , esi^ai historique , par Raoul de Saint-Arroman. Gadart, 1876, in-fol : dédicace au prince d'Orange. (Il a été fait aussi en 1876 une autre publication des deux textes en une brochure in-8 ).
Dans le Comment je devins graveur à Veau- forte ^ l'auteur raconte d'abord, avec une sincérité qui n'est pas sans cràneric , qu'il a été encouragé par Flameng , et soutenu par Gavarni qui lui dit : Vous avez trouvé en gravure ce que j'ai trouvé en lithographie. Il ajoute qu'ayant à choisir « entre les chemins battus où sont de très aimables exécutants qui donnent de petites œuvres amusantes , et les routes libres oii sont les chercheurs comme Flameng , Bracquemond, Méryon, Jacquemart », il n'hésita pas à être avec ces derniers.
En somme , le comte Lepic s'est attaché surtout à la question de l'impression , et aux variétés d'effets qu'on obtient d'une planche suivant le mode d'encrage. « Quel » est », disait-il, « le secret de l'eau -forte telle que je » l'obtiens? C'est l'emploi de l'encre et du chiffon : avec » ces deux armes on peut tout obtenir d'une plaque. Je » suis maître devant ma plaque comme devant yna toile , » je puis transformer tous les sujets suivant ma fantaisie, » modifier leurs effets. Ce procédé a existé du temps des » grands maîtres graveurs , et je l'ai retrouvé ». Et il imprimait des planches comme démonstration , tirant une vue des bords de l'Escaut de quatre-vingt-cinq manières différentes, obtenant tour à tour de la même gravure un effet de jour et un effet de nuit, un soleil couchant, un lever de lune, la lune dans son plein, etc. Gomme les effets qu'on obtient en laissant sur le cuivre des voiles ou des teintes d'encre sont variables et se déplacent en quelque sorte, à volonté, le comte Lepic appelait ce genre d'impression du nom assez singulier « d'eau-forte mobile ». Le nom était nouveau , mais la chose était connue : Delàtre (ainsi que nous l'avons indiqué à son nom), avait deviné toutes les ressources de l'encrage et tous les emplois de mousselines dont il ne faut pas , d'ailleurs , abuser.
Quoi qu'il en soit , Comment je devins graveur est à lire. L'auteur s'y montre comme un Jean-Jacques de l'eauforte, et dans cette confession, peint au naïf et au vrai l'état d'âme de l'aquafortiste exalté par les premières manipulations et par les effets rapidement obtenus sur l'épreuve. Mais , après la bouffée de satisfaction du début , il