‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 3)Chapitre 191 sur 278 · Vue générale de Dijon. — 63. Un album de Vues de Dijon · texte numérisé non relu

Vue générale de Dijon. — 63. Un album de Vues de Dijon

64. Le Bon Genre, journal des enfants, suite de lith. gd. in-8 en 1. (Ne pas confondre avec Le Bon Genre de La Mésangère).

65. Éirennes à Terpsichore , contredanses , valses et écossaises pour le piano, par Henri Lemoine, vignette.

Marlet a gravé au lavis : Pie VII visitant les sourdsmuets , 23 février; — visitant les aveugles , 28 février; — bénissant les fidèles, 8 mai 1805; 3 p. gd. in-4 enl. Marié (sic), del. et se.

D'après Marlet : Bois pour maman. Dors tnon enfant, gravé par P. Augrand. — La Déclaration , L'Enlèvement , Le Retour, La Réparation; par Dibart. — Tiens, bois!! Petits , petits! , par Ruotte.

MARNY (Paulj, exposait au Salon de 1857 des chromolithographies : Pêcheur : Le Poitevin ; IntérieiiT : Jacque ; Souvenir de Normandie.

MAROHN (Ferdinand), peintre. — Le Peintre de genre ^ suite de lith. vers 1853 (Goupil).

MARQUE! (Aîmé-Benoit) , peintre , 1797-1865. — V Ascension de Notre-Seigneur , d'après le Pérugin , lith.

MARQUIS (E.), peintre, Vallée noire (Indre); La Camargue : Marquis pinx. et liLli. — Plusieurs

Paysûf/es lilh. i^oiir Souvenions d'artistes. — La Grenouille et le Bœuf, d'après Méuessier, etc.

MARS (pseudonyme de BONVOISIN), né à Verviers en 1849, Appartient à la jeune génération de dessinateurs humoristes , qui est venue renouveler, en ces dernières années , l'aspect des journaux amusants illustrés.

MARTENS ( Frédéric ) , graveur au lavis. — Panorama dîi Havre , d'' Orléans; 1^2^65 diverses.

Pêche de la haleine : Garnerey, 1835.

Naufrage du Frédéric à Saint-Malo ; Le Vapeur le Français, passager dic Havre à Honfleur : Mozin, 1837, etc.

M ARTH ELOT (E .) .— Ze Viaduc du Point du Jour, eau-forte (Cadart).

MARTIAL , graveur à l'eau-forte. 11 s'appelait en réalité Marital POTÉMONT (Voyez ce nom).

MARTIN (Eugène) ('), du Havre, peintre. —

(}) Il y a d'aulres Martin.

Un Martin graveur sous la Restauration. — Martin , d'Alger, qui exposait en 1850 un portrait de la Duchesse d'Orléans. — Le petit Martin, dont parle Jean Gigoux dans ses Causeries : il a lithographie le portrait d'une jeune tcmme se chauffant debout devant une cheminée ; un jeuue homme à genoux en costume Louis XI , etc; un portrait du petit Martin a été lithographie par Paturot et Cisnéros. — Martin, graveur sur bois, qui

La Bretagne, mœurs et costumes ^ 10 eaux-fortes. (Cadartj.

MARTINET, éditeur d'estampes à Paris.

1. GALERIE DRAMATIQUE, suite de portraitscostumes d'acteurs en pied , in-8.

Quand on rencontre une puLlication de ce genre ayant duré pendant cent ans , il faut saluer ! La Galerie de Martinet compte tantôt un siècle d'existence en plusieurs séries.

La première, la plus estimée, va de 1796 à 1843, de Brunet , Tiercelin et Potier à Frederick Lemaître et à Meiie Rachel. La publication a été lancée sur le pied d'une planche par décade , trois par mois , ce qui n'est pas considérable, mais au bout d'un demi-siècle cela nous mène au total de 1636 planches, formant huit volumes.

La série complète est rarissime. Le Cabinet des Estampes la possède. Mais on vend fréquemment des lots plus ou moins considérables de planches de la Galerie Dramatique; de nombreux amateurs se les disputent.

Sur les planches des premières années se lisent les noms de l'acteur Joly et de Carie comme dessinateurs ; vers 1820 et suiv., celui de Maleuvre comme graveur.

La Galerie Dramatique , costumes des théâtres de Paris , par DoUet , Lassalle , Lacauchie et Morin ( Hautecœur- Martinet), va de 1844 à 1871, avec 1000 planches.

Depuis 1872, paraît la iVoMueZZe Galerie Dramatique, par Chatinière, Draner, Grévin, Morlen et Stop. (Jules Hautecœur). — A ajouter : Bals m,asqués, costumes par Chatinière , Lacauchie , Morlen , Robin , 175 pi.

expose depuis 1870. — Paul Martin, graveur à l'eau-forte, élève de Chauvel , qui expose des paysages depuis 1879 , etc.

En accueillant ainsi tout ce qui a gravé à un titre quelconque , nous porterions facilement le nombre des graveurs du XI X" siècle à plus de

trois mille Mais dans ce cas-là , ce qu'on gagnerait en quantité , on

le perdrait en qualité et ce ne serait pas rendre service à l'art de la gravure moderne.

2 Cris de Paris (ou Arts, Métiers et Cris de Paris), par A.-B. et Joly , 61 p. coloriées , iii-8 (chez Petit et Martinet).

Le N° 41 représente la boutique de Petit, Au grand Raphaël; le N^ôQ donne le portrait de M. Plaisir, le fameux coiffeur.

3. Galerie des Enfants de Mars , ( ce qui signifie simplement, en français moins mythologique : Uniformes des troupes françaises) , offrande à S. M. C Impératrice et Reine. Planches in-8 coloriées.

Extrait de la collection des Troupes françaises.

4. CARICATURES DE MŒURS , 1800-1825. Séries diverses. (Les Garde à vous, curieuse suite sur les femmes, — Le Suprême bon ton , — Le Musée grotesque, — Le Goût du jour, — Caricatures Parisiennes), et pièces isolées ; gravures au trait , pour la plupart coloriées.

5. Estampes et caricatures politiques, 1800-1825, placards , souvent coloriés.

Nous n'avons pas à entrer ici dans le détail de cette imagerie politique ou humoristique , qu'on ne regarde pas longtemps sans lassitude.

En résumé, le nom de l'éditeur Martinet peut être pris pour symboliser le placard enluminé, la gravure au trait coloriée, pendant le premier quart du siècle, époque oia ce genre d'estampe a régné en maître.

Une estampe bien connue, de Bosio, Les Musards de la rue du Coq, nous montre les badauds de 1802 arrêtés devant la boutique de Martinet. Que regardent-ils donc? — Les mêmes choses que nous regardons aujourd'hui aux kiosques des marchands de journaux. — (Les devantures des éditeurs d'estampes, Martinet, Jean, Basset, Depeuille, ce sont les kiosques de ce temps là).

Nous regardons les premières pages coloriées des journaux illustrés. — Les musards de la rue du Coq regardent des images coloriées.

Nous regardons , avec le Grévin de première page du Journal Amusant , des caricatures de mœurs sur les femmes. — Les musards de la rue du Coq regîirdent des caricatures sur les filles, les « sérails en boutiques », les « rencontres au Palais-Royal », suivies de leurs « inconvénients », etc.

Nous regardons à la double page du milieu de la Vie Parisienne, les affriolantes « Etudes sur la toilette. » — Les musards de la rue du Coq regardent des estampes sur les modes, les corsets, les chapeaux- capotes, les papillottes, les pantalons des Grâces, les gorges artificielles, les visites, les coiffeurs, les tailleurs, etc.: — (Les estampes du temps se préoccupaient déjà des « dessous de la toilette féminine , qu'ils montrent en faisant intervenir des coups de vent » polissons).

Nous regardons ces grandes pages, que dessinait si spirituellement Marcelin , sur les modes au dernier Grand- Prix de Paris. — Les musards de la rue du Coq regardent la grande estampe coloriée de La Promenade de Longchamp. Ce sont là deux équivalents.

( Il va sans dire que le parallélisme ne se maintient qu'à la condition de faire abstraction du tempérament particulier aux deux époques. Nous aimons la plaisanterie et même le scabreux, mais nous les voulons aussi affinés que possible, et nos dessinateurs de mœurs et de modes sont, depuis soixante ans, — depuis Gavarni , — des élégants. — Les musards de la rue du Coq, pendant vingt-cinq ans, eurent le goût des grosses grivoiseries et d'une épaisse gaudriole (1). )

Nous regardons dans Le Charivari un dessin plus ou moins satirique sur l'événement du jour. — Les musards de la rue du Coq regardent des caricatures politiques. Sous l'Empire , le caricaturiste ne peut exercer sa verve que sur l'étranger, il le fait avec un chauvinisme que Cham ne désavouerait pas. En 1805 ce sera Pitt pitteux dépité de pituite, ou Le Triumvirat des fous; — en 1806, U Héroïne de Berlin haranguant ses troupes, ou les Petits crânes de Berlin ; — en 1808 , Le Déménagement des Moines de Madrid , etc.

(1) Ce goût fait quelquefois des tentatives pour renaître. Exemple : les caricatures de Lavrate, d'Humbert, etc.

Nous voyons la caricature politique attaquer sans mesure tous les partis. — Les musards de la rue du Coq voient, en 1814 et 1815, une avalanche de placards grossiers, ineptos, s'abattre tour à tour sur l'Empereur et sur le Roi. Napoléon déculotté et fessé ; le maréchal Ney mettant le nez dans le derrière du « père La Violette » , n'est-ce pas fort spirituel? Et voici, d'un autre côté, le comte d'Artois sur une chaise percée, donnant naissance à l'ordre du Lys; ce n'est pas moins ignoble , et des deux côtés on n'a rien à s'envier. Le piquant est que, vraisemblablement, les unes et les autres pièces sortent de la même fabrique.

Nous regardons enfin les « revues illustrées de la semaine », commentaires dessinés des faits du jour. — Les musards de la rue du Coq s'égaient en regardant les charges qui visent tour à tour : la vaccine, — la phrénologie, — les Anglais visitant Paris, — M. et M™" Denis, — les gourmands, — les lavements, — le jeu du diable et autres jeux, (^) — les émigrés, — les éteignoirs, — les girouettes, — Gambacérès, — les alliés et leur entrée comique à Paris, — les Russes et leurs galanteries avec les femmes du Palais- Royal , — les Anglais et leur gloutonnerie, — les Écossais, avec les grivoiseries que fait naturellement naître leur manque de culottes; — la parisienne de 1816, — les montagnes russes, — les calicots et M^ue Perkale (sur les calicots , leur aune et leurs éperons , la caricature fut inépuisable ) , — le kaléidoscope , — le faux dauphin , — les tètes grotesques, — les doubles faces, — les bolivars et les morilles, etc., etc.

(') Au nombre des jeux de cette époque il faut, bien entendu, compter le jeu de l'oie, qui ne se borne pas à être ^ renouvelé des Grecs «, mais qui se renouvelle sans cesse de lui-même ; c'est un jeu essentiellement iconologique, tout comme le jeu de cartes. (Mais, il faut le dire, le jeu de l'oie n'a pas l'honneur d'être coté dans le monde savant comme le jeu de cartes. Une dissertation scientifique sur les jeux d'oie ne mène à rien; sur les cartes, elle mène à tout )

Mais tout intéresse le véritable iconophile, et le baron de Vinck a eu raison de publier son curieux travail sur V Iconographie du noble Jeu de l'Oie, (Bruxelles, 188G, in-8). On peut y suivre les modifications de ce jeu au commencement du siècle, sur les spécimens édités par Basset, par Jean, par Martinet. Le jeu de l'oie y paraît comme un Prêtée toujours prêt à s'adapter au temps et aux événements. Il est tour à tour le Jeu de la

Cependant le règne de la pièce gravée au trait et coloriée décline. La lithographie s'empare rapidement de la caricature. Les noms des éditeurs de 1800 font place à ceux des éditeurs de 1830, Gihaut, Aubert, etc. Au placard anonyme succède la pièce signée, et signée de noms de vrais artistes ; — voici venir la caricature des peintres , la grande époque de la caricature et de l'estampe de mœurs.

MARTI N ET (Pierre), peintre, né à Paris en 1781 , élève de Swebach.

Lithographies.

Une lith. anonyme. Le Peuple traînant la statue de Henri lY, in-fol. en 1. ; avec cette légende :

Jouis de notre amour , amant cL- Gabrielle , Pour activer ta marche et presser tes honneurs , A ton char en ce jour un peuple entier s'attelle , Tous les bras sont au roi qui gagne tous les cœurs.

La Vedette, La Garavane attaquée, L'Escarmouche, Albanais blessé. Pacha victorieux, Jeune grecque enlevée : 6 p. in-8. Martinet, inv, et del. (Gonstans).

Sous l'Empire et la Restauration, et jusqu'en 1830, Martinet fournit au commerce les sujets d'un grand nombre

Révolution Française , le Jeu impérial de l'Aigle ou le Jeu historique de la Monarchie française ; — en 1809, le Jeu des Guerriers français favoris de la Victoire, et en 1814 le Jeu des Cosaques. Il est successivement le Jeu du CoUume de:. Darnes, le Jeu des Omnibus et des Dames blanches, le Jeu des Monuments ou des Cris de Paris. 11 a des prétentions didactiques : c'est un vulgarisateur qui enseigne en soixante-trois cases VArt militaire, les Fables de La Fontaine, les Règles du billard , V Histoire naturelle, les Merveilles de la Nature , l'Histoire ancienne et moderne , VAncien et le Nouveau Testament. (Jouer à l'oie la Bible et l'Évangile, c'est un peu vif,

quoi que de bonne foi) etc.

Franchissons cinquante ans et nous retrouvons le jeu de l'oie au dernier goût du jour : le Jeu de l'oie du Général Boulanger et le Jeu de la Tour Eiffel.

d'estampes. L'Art n'a rien k y voir, l'Histoire pas beaucoup plus; seule, une curiosité méticuleuse voudra peut-être les connaître. Gitons-on toujours quelques-unes:

Batailles pour les Fastes gravées par dos interprètes tels, que Brunellière, Lebeau, Lerouge aîné, Lerouge jeune, M""" Migneret, Milet, etc.

Portraits en pied des maréchaux et généraux de l'Empire.

Images in-fol. gravées au lavis , par Gharon.

Suite de Batailles, avec encadrements, par Gharon.

Hurra de Gosaques , Explosion du Kremlin ; au lavis, par Esbrard.

Scènes relatives à Eugène Beauharnais, Poniatowski , Lannes , Lassalle , par Gharon.

Arrivée du Comte d'Artois à Notre-Dame , 4 avril 1814 : par Normand fils.

Trait de bonté de l'Empereur, 7 mai 1815.

Vue intérieure du Ghamp-de-Mai , par Jazet. — Seconde Vue du Ghamp-de-Mai, par Alix.

Départ de Louis XVIII, 1815. — Retour du Roi, 8 juillet 1815, par Alix.

Actions glorieuses et faits d'armes de divers généraux de l'Empire; 12 pi. au lavis, à deux bandes chacune, par Gharon, 1823.

Campagne d'Espagne, par Gharon.— Le général Quiroga à Cadix, par Levachez.

La Sentinelle perdue ; Le Pénible Service ; La Mort d'un trompette; Le Chien du bataillon; Le Soldat laboureur; Le Convoi du pauvre, par Gharon.

Sujets historiques et divers, par Jazet (Voyez ce nom).

Les Eléments (symbolisés par des chiens), série par Gharon.

Vie de Saint-Vincent-de-Paul, par Thouvenin ; — De St- Charles, par Garnerey. — Série sur Gonzalve, par Levachez ; sur Gornélie, par Gharon, etc.

Histoire du cheval, lithographiée par Dugoure (Motte).

Episodes des journées de Juillet : (La Ligne fraternisant avec le peuple; — Prise d'une pièce de canon; Défense d'une barricade; — Dévouement héroïque d'un ouvrier; — Combat dans la rue Saint-Antoine ; — Prise de THôtel-de- Ville), chez Jazet et Aumont, in-fol.

Aboukir; Pardon aux révoltés du Caire, par Gabriel, 1841 — Etc.

MARTINET (Achille), graveur, né à Paris en 1806 , élève de Forster, (^) grand prix de Rome en 1830 , membre de l'Institut en 1857 en remplacement du baron Desnoyers. Décoré en 1846 ; officier de la Légion d'Honneur en 1867.

Buriniste des plus remarquables et très réputé. L'ensemble de son œuvre est à connaître : c'est d'ailleurs l'un des pôles de la Gravure, la gravure pittoresque étant Tautre. Mais Martinet a particulièrement donné sa mesure dans le portrait de Rembrandt d'après lui-même (1835), dans le Charles /''" insulté par les soldats de Cromwell, d'après Paul Delaroche (1843), dans les Derniers honneurs rendus aux comtes d'Egniont etdeHorn^ d'après Gallait (1857) , morceaux d'un beau burin fin , très serré , d'un aspect rigide , et d'une perfection correcte qui est comme la marqne particulière du graveur.

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