M-"' EUGÈNE DEVÉRIA, (M"« Aglaë Lavie du
Rausel). — Assise sur un fauteuil sur le dossier
duquel elle appuie le bras gauche ; elle regarde en
face ; le corsage, d'une étoffe sombre, est traversé
par des pattes de même nuance ; jupe claire, un
pied sur un tabouret. Devéria 1821. Sans le nom.
— In-4.
Elle était née à Paris le 22 octobre 1793, et comme le portrait (un des premiers faits par Ach. Devéria) est daté de 1821, elle avait donc vingt-huit ans à cette époque. Eugène Devéria Ta épousée le 5 février 1841, et bien qu'elle eût onze ans de plus que son mari, elle lui survécut de plusieurs années.
231. W^^ LAURE DEVÉRIA, sœur d'Achille et d'Eugène Devéria. — Profil à droite ; assise sur un divan , un perroquet perché sur sa main gauche ; la
{}) C'est ici le lieu de citer la lithographie grand in-folio de LA NAIS- SANCE DE HENRI IV qui a été faite par Achille Devéria ; c'est à coup sûr une de ses plus belles estampes, malheureusement elle est devenue très rare; on se demande même comment, à si peu de distance, des œuvres d'une telle importance ont pu disparaître si complètement de la circulation. L'éditeur, par un acte en date du 10 septembre 1828 , avait payé 6,500 fr. le droit de reproduction de ce tableau, mais sous deux conditions: la première c'est qu'il lui en serait remis, pour servir à la gravure, une réduction de cinq pieds de hauteur ; la seconde c'est que le travail serait surveillé par M. Ach. Devéria. Finalement, c'est celui-ci qui, comme on le voit, a fait de sa main la lithographie , — on n'y a rien perdu, car elle est superbe.
main droite appuyée sur un mouchoir ; un pied dépassant la robe. Sans le nom et sans signature. — In-4. (Motte).
Meiie Laure Devéria est morte en 1838 à l'âge de vingtcinq ans. Son tombeau, au cimetière Montparnasse, est une des œuvres les plus remarquables du sculpteur Maindron. Elle était aquarelliste et lithographe : on connaît d'elle un Album de Fleurs composé de 24 planches in-folio, qui a été édité par Jeannin, place du Louvre à Paris. Elle avait obtenu une médaille d'or de 3° classe au Salon de 1837.
Voir les N"' 2132,354,375, 384, 3&5, .398, 401, 411, 422, 425 et 427. — La pièce N" 437 la représente morte.
232. La Même. — Même profil que le précédent , mais la tête seulement ; un peu plus jeune. — In- 12.
233. M""' Desforges, cousine germaine des Devéria, mariée à M. Desforges, libraire-éditeur, à Paris. — Tournée à gauche et regardant à droite. La tête seule est terminée , le haut du corps n'est qu'indiqué. La figure encadrée dans un fichu ; Devéria. 1824. Sans le nom. — ln-8.
234. M""' Caroline Légé , parente de la famille Devéria , femme de M. Victor Légé , professeur d'histoire au prytanée de La Flèche. — En pied , allongée sur un divan ; la main gauche appuyée sur les coussins , la main droite sur la robe, que dépassent les deux pieds. Sans le nom. — In-4.
235. M''"« Eglé Légé, sœur de M. Victor Légé. Très petit portrait. — Profil à gauche ; pèlerine à fleurs , haute collerette. Sans le nom In -32.
Macédoine n" 9 (voir le n" 429). — C'est encore elle qui est la jeune feninie endormie de la Macédoine N" 1?,
236. Charles Motte, imprimeur-lithographe à Paris, beau-père d'Achille Devéria. — Profil à gauche ; figure glabre, cravate blanche. giletà collet droit dont les bords apparaissent sous l'habit. Sans signature et sans le nom. — Dans un ovale in-8.
Charles Motte était impi'imeur-lithographe du Roi et du Duc d'Orléans. A sa mort, survenue en 1837,c"est M'"" Achille Devéria qui lui succéda, par brevets officiels, dans la possession de ces deux titres. Elle les a conservés jusqu'à la liquidation des affaires de son père>
Achille Devéria a reproduit dans un certain nombre de pièces les portraits de divers membres de sa famille, notamment ceux de M""* Devéria, sa femme, de M^Ue Laure Devéria, sa sœur, et de M. Eugène Devéria, son frère; et comme M""" Devéria et M^He Laure Devéria étaient des modèles agréables, partout où elles sont placées, les estampes qui les représentent sont élégantes. — Ainsi, c'est M"'* Devéria qui est figurée dans les pièces suivantes : Le Petit Jaloux, La Grappe de raisin. Le Berceau, Le Canapé, Mon Joujou, dans nombre de pièces du Goût nouveau, (n" 389 et 391), de Y Alphabet varié (n"' 404, 40(i, 407 et 412), des Heures du jour (n"' 414, 418, 421, 424 et 427) et dans la pièce des Travestissements intitulée : Costume du XVIIe siècle (n'* 353). C'est Meiie Laure Devéria qui est repré.sentée dans la pièce de ces mêmes travestissements intitulée : Costume de la Cour de Louis XIV {n" 354), dans la Hollandaise des Types de femmes des différents pays {n" 37-5) , et aussi dans le Goût nouveau (n"' 384, 385, 396 et 397), dans V Alphabet varié {n° 411) et dans les Heures du jour (n*" 422 et 425). Enfin nous avons dit qu'on retrouvait Eugène Devéria dans le Costume civil du temps de Louis XIII et dans la Naissance de Henri IV ; on le retrouve encore dans La Conversation anglaise, dans la Soirée de Carnaval , et autres sujets.
Achille Devéria a dessiné , en outre, plusieurs de ses enfants, qui ont été lithographies en têtes d'études par Julien.