La Vérité : Jules Lefebvre , in-fol
130. LES ÉTATS -GÉNÉRAUX, d'après le hautrelief de Dalou , in-fol. en 1., 1889 (Chalcographie).
Belle planche , que la chalcographie fait tirer sur le vilain papier-pâte habituel !
LAMY (Pierre- Auguste), né à Paris en 1827.
Lithographies; 1850 et suivants. {L'Artiste, etc.).
Le Fou qui vend la sagesse : Leroy. — Une Mêlée : Salvator Rosa. — Une Pensée : Prud'hon. — La jeune Mère : Trayer. — Sarah la baigneuse : Tassaert. — Les Pécheresses du Bocage : Leray. — Les Amours à l'école : Landelle. — Le Bouquet : Stevens. — Intérieur: Rembrandt. — La pourvoyeuse Misère : Glaize. — Le Tepidarium : Chassériau. — La Volupté : Prud'hon. — Le Poète florentin: Cabanel. — Café sur les rives du Danube : Tournemine. — Les Sept Péchés capitaux : Duvaux. — Une Visite à l'atelier: Brilloin, 1882.
Et quelques eaux-fortes : La Dévideuse, d'ap. Salmson ; Hypathie : Gaston Guitton ; Orphée: G. Moreau; La Liseuse ; Gh. Hue , etc.
LANCELOT (Dieudonné- Auguste), né à Sézanne (Marne). — Diverses lithographies, 1853
LANGELOT. 43
et suiv. — Château Dardemer^ Eglise d'Ars en Ré, eaux-fortes, 1873.
LANÇON (Auguste) (*) , dessinateur pour les journaux illustrés, aquafortiste et lithographe; et aussi peintre et sculpteur : 1836-1885. Fils d'un menuisier de Saint-Claude (Jura) , il fut mis en apprentissage chez un lithographe , puis entra à l'École des Arts de Lyon; en 1858 , il vint à Paris et fréquenta l'atelier de Picot. Tout en dessinant pour les journaux , Le Temps illustré , L' lllicstration , Le Journal pour tous , il s'enthousiasma pour Toeuvre de Barye et résolut d'être un peintre animalier. Le Jardin des Plantes et les ménageries devinrent dès lors ses rendez-vous préférés : il y étudia patiemment les grands carnassiers, les singes et les ours. Tant qu'il s'agit de dessin ou d'eau-forte , tout va relativement bien ; mais dans la peinture , Lançon ne put réussir: il eût voulu être un brillant coloriste et' ne pouvait sortir d'un affreux ton noir que luimême appelait du cirage, et qui fut toujours un des désespoirs de son existence malheureuse.
En 1870, Lançon entra dans les ambulances de la Presse et servit comme sergent dans un bataillon de marche. De là ses nombreux dessins sur la
(') Il a quelquefois pris le prénom à! André , ce qui a fait croire à l'existence de deux Lançon. André et Auguste Lançon ne font qu'un.
guerre, qui furent très remarqués pour leur côté observé.
Jeté dans la politique avec exaltation, Lançon prit parti pour la Commune, manqua être fusillé, fit ses six mois à Sator^^ , mais échappa à la déportation par les souvenirs évoqués à temps , devant le conseil de guerre, de ses services comme ambulancier, et par la déposition d'officiers qui l'avaient vu agir.
Il se remit à son métier d'illustrateur et d'aquafortiste, et fit, en 1877, avec l'armée russe, la campagne des Balkans , comme correspondant de V Illustration . Il continua aussi ses tentatives de peinture et reprit « son perpétuel combat contre )) l'œuvre perpétuellement rebelle : il mourut » avant de toucher le but, avant d'avoir marqué )> sa trace par quelque création. Tel , dans » V Œuvre de Zola , finit prématurément Claude , » un travailleur héroïque, un observateur ^'^as- » sionné , un tempérament de grand peintre , doué » admirablement y entravé par des impuissances )) soudaines et inexpliquées. . . Et il ne laisse rien. . . » Au moins, chez Lançon , l'aquafortiste et le » dessinateur sont-ils sûrs de survivre, w (').
Lançon a gravé plusieurs centaines d'eauxfortes.
(^) Bernard Prost; Auguste Lançon , notes biographiques^ dans la Revue Franc-Comtoise. — Voyez aussi , sur Lançon , un article de M. de Lostalot dans la Gazette des Beaux-Arts