‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 3)Chapitre 59 sur 278 · Eaux-fortes · texte numérisé non relu

Eaux-fortes

1. Jeune Fille : Chaplin. — 2. Colorabine : Mad' Lemaire. 3. Poverella : Pauline Laurens (Gadart). — 4. Joueuse de mandoline : Chaplin. — 5. M""" B*** : Amaury-Duval. — 6. L'Étude : Chaplin. — 7. Une École au Caire : Henriette Browne. — 8-9. M^iie de B*** , MeUe de G*** : Chaplin. — 10. Chaplin, d'après Ricard. — H. La vicomtesse de C*** : Chaplin. — 12. Portrait d'homme : Pauline Laurens. — 13. Une dame âgée. — 14. Polichinelle : Meissonier.

LAURENT (Pierre), 1739-1809, est un graveur du xviii^ siècle. Au commencement du xix*' siècle, il signait graveur de la Guerre. Il est surtout connu comme metteur en œuvre delà grande publication du Musée Français^ pour laquelle il grava même plusieurs planches, et qui fut continuée et terminée par son fils. Sous le nom de Laurent on trouve une grande estampe : Bonaparte signant le Concordat, dessin de Gérard.

LAURENT (Henri), né en 1779, fils et élève du précédent. A gravé pour son Musée. Décoré en 1822.

1. MUSÉE FRANÇAIS par Robillard-Péronville et Laurent, 1803-1811, 4 vol. in -fol. — MUSÉE ROYAL , par H. Laurent, 1816-1822 , 2 vol. in-fol.

Ce n'est pas chose facile que de mener à bien de pareilles publications , de manier, stimuler et diriger cent artistes à la fois. Les Laurent y ont réussi , ce qui prouve leur ténacité, leur fermeté jointe à la politesse et h la douceur.

Les 344 planches du Musée Français ( en librairie , Musée Rohillard ou Musée Laurent, font défiler devant

nous toute l'armée des i^raveurs de rEinpire ( ce sont quelquefois des « vieilles gardes » léguées par le xviii" siècle): Audouin, Avril père et fils, Aubert , Baltard , Bellefonds , Baquoy, Bervic, Blot , Bouillard , Boutrois, Bovinet, Rrisson, Delignon, Dupréel , Daudet. Dequevauviller, Delaunay, Defrey, Desnoyers, Esquivel, Guttenberg, Girardet, Guérin, Henriquez , Halbou , Ingouf jeune, Levasseur, Levillain , Lignon , Pierre et Henri Laurent , les INIassard, Morel, Miger, Masquelier, Muller, Morace, Malbeste , Mougeot, NicoUet, Ponce, Petit, Pérée, Pierron, Richomme, Romanet, Thomas, Trière, Al. Tardiei:.

Sur les 161 planches du Musée Royal on relève, indépendamment des graveurs du Musée Français, de nouveaux noms : Bein, Ad. Garon , Delvaux , Desaulx, Fosseyeux, Forster, Henriquel , Laugier, Leroux , Migneret , Pigeot , Potrelle, Pradier, Prévost, Ribault, Raniel, Texier, Sellier, Sixdeniers, etc. — De plus, le nombre des planches avait obligé d'en confier à des graveurs étrangers ; on faisait graver pour le Musée en Allemagne, à Londres, en Italie, par Longhi , Morghen, Rosaspina, etc.

Pour juger le plus favorablement possible les planches du Musée , il faut les voir isolément, en épreuves d'artiste. En réunion dans l'ouvrage, elles forment un ensemble pesant et monocorde. Gomme dans tous les recueils d'estampes faites par un grand nombre de mains , il y a du médiocre , et même du mauvais , où ne se retrouve rien du style des originaux. Mais il y a aussi du très bon.

Nous signalons les planches principales aux noms des graveurs. Elles sont de quatre genres : histoire ; genre et portraits; paysages; statues antiques.

Les exemplaires exceptionnels du Musée ont conservé de la valeur marchande. Mais quelle valeur au juste? On ne peut la fixer. Considérées comme objets de bibliophilie, ces publications massives et encombrantes sont sujettes à de formidables soubresauts de prix : de 3000 fr. à 1000. De même, le Musée des Antiques, de Pierre Bouillon, peut descendre de 1800 fr. à 200!

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