‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 3)Chapitre 95 sur 278 · LEJEUNE · texte numérisé non relu

LEJEUNE

d'Angoulême, la duchesse deBerry, sont agenouillés, chacun sur son prie- Dieu, au pied de l'autel, dans l'attitude de la piété la plus profonde. — Estampe à faire sauter Béranger au plafond !

LELEU (L. D.) — (Est-ce Dominique Leleu , peintre?) — Une grande eau-forte originale en largeur : Le Cortège de NcqwUoïi passant devant le Palais du Tribunat 'pour se rendre au Sacre. La pièce peut passer pour curieuse ; mais en quoi ce mesquin passage d'un carrosse devant quelques bourgeois clairsemés et une vingtaine de soldats donne-t-il Fidée d'an défilé de gala, du mouvement de la foule parisienne un jour de grande fête, de l'aspect d'une cérémonie officielle, du déploiement des troupes? Décidément il ne faut pas pousser jusqu'à l'aveuglement la foi dans les estampes historiques ; elles sont souvent aussi inauthentiques, aussi inexactes et aussi infidèles que les documents écrits.

LELEUX (Adolphe) , peintre, né en 1812. Lithographies et eaux-fortes , 1837-1840.

Berger gardant des porcs, Mendiant bas-breton, Paysans bas-bretons. Souvenir des champs, lith. 1837-1840. — Aug. de Kotzbiie , lith. — Nature morte : Brascassat, 1838, lith.

— Les Cinq Auteurs , eau-forte {Le Monde dramatique).

— Berthe la Mareyeuse , eau-forte ( La France Maritime ).

— Braconniers du Bas-Bréau , d'après son tableau , eauforte. — Jeunes Filles bas-bretonnes (L'Artiste).

LELEUX (Armand), peintre, né en 1818, frère du précédent. — Posador andalou [ Salon de 1840), Gmtarrero, Un Paysa(/ls(e, litli. — Types pour la Galerie royale de Costumes, lith. Etc. (^)

LELOIR, graveur sur bois, vers 1830-40. Associé avec Andrew (voyez ce nom) , Best, Hotelin, Régnier. — Citons seulement ici une petite vignette d'après Gigoux, qui représente le prestidigitateur Bosco, — et parmi les travaux auxquels a pris part l'association Andrew-Best-Leloir , quelques bois d'après Menzel "^oMvV Histoire du Grand Frédéric de Kugler publiée à Berlin en 1842. Ces bois, qui se trouvent dans les premières pages du volume , n'ont d'ailleurs pas le nerf , la couleur et l'humour de ceux qui suivent et qui ont été gravés en Allemagne con amore ; au total l'illustration est des plus piquantes , et le livre ( un vol. gd. in-8) très peu connu en France, est à recueillir soigneusement .

LELOIR (Louis), peintre et vignettiste, 1843-84.

1 . Tête de vieiUard à bounet carré , pour le catalogue de la vente Alexandre Colin (2), eau- forte.

(') Des Vues de Paris moderne sont signées Leleux del. et se, 1840.

(2) Le peinlre-lilhogriaphe Alexandre Colin était , — nous l'avons déjà dit, — le grand père de Louis et Maurice Leloir. Son fils, Paul Colin, peintre, a épousé une fille d'Ach . Devéria. Ses trois filles , Laure ,

LELOIR. m

2 UN RAFFINE , tête d'homme de profil , coiffé d'un grand chapeau, eau-forte in-8 (Cadart).

3. L'Etourdi , essai de gravure pour le Molière de Jouaust. Une seule épreuve.

Théâtre complet de Mo/zère (Jouaust).

Dans l'origine , Louis Leloir devait graver lui-même ses beaux dessins pour Molière. Mais il n'eut pas ce loisir. Cette suite , qui restera très caractéristique de notre manière d'interpréter Molière en 1880 , fut donc gravée par Flameng (Voyez ce Catalogue , N"' 528-559).

Une suite d'épreuves d'artiste ( avec la signature de Flameng seule , à la pointe ), sur papier de Hollande , 500 fr., 1889.

Deux petites têtes pour les titres de Mademoiselle de Muupin, (édition Conquet) , gravées par ChampoUion. — Un Drame dans une carafe (Jouaust), frontispice photogravé et vignettes gillotées. — Le Bravo , photogravure pour UEpée , de Ed. de Beaumont. — Gillotages et bois dans divers journaux. — Carte pour le dîner des Rigoberts, gillotage. — Femme au lotus, aquarelle gravée par Waltner. — Un Martyr, gravé par Gourtry. — Les Marguerites, tableau gravé par Ruet. — Une Aimée et le Bravo, gravés. — Le Tambourin et Le Danseur, fac-similé d'aquarelles Goupil.

LELOIR (Maurice), peintre, graveur et vignettiste, frère cadet du précédent. Aujourd'hui l'un de nos meilleurs illustrateurs : il a pour spécialité les sujets du xviii'' siècle , qu'il compose avec

Anaïs (M"*^ Toudouze) et Héloise ont fait des aquarelles pour les puhlicalions de modes : M""' Leloir a fait aussi quelques lithographies pour morceaux de musique. Héloïse Colin épousa le peintre Auguste Leloir, né en 1809, qui a fait quelques essais lithographiques.

élégance, et réunit deux qualités rares à concilier, une facilité extrême , combinée avec la grande précision indispensable à la vignette , genre qui ne supporte pas l'à-peu-près.

I. Alexandre Colin, gravé pour le catalogue de sa vente. — 2. Pils, pour sou catalogue. — 3. Fernand Caballero , pour une édition espagnole. — 4. Encadrement d'une liste d'eaux-fortes publiées par Cadart ; dans le haut est le portrait de M. Aug. Leloir père. — 5. Trompette de hussai^ds républicains au cabaret (Cadart). — 6. Roule, dada ( Cadart ) . — 7. Invitation pour le Dîner de la Modestie. — 8. Quelques portraits pour V Opéra, eaux-fortes et quatrains.

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