‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 108 sur 161 · Cheval arabe : in-4 en 1. (Melle Formentin · texte numérisé non relu

Cheval arabe : in-4 en 1. (Melle Formentin

073-696. Divers croquis de Chevaux par Cle Vernet, suite de 12 (?) p. en forme de petites têtes de pages — Recueil de chiens de différentes espèces : 12 (? ou 13) p. même format.

697-790. Chevaux de divers pays , double série d'études , sans nom d'imprimeur : in-4 en 1.

Première série, les Nos 1 à 16 sont des cavaliers de la garde royale (il y a deux Nos 8 et pas de N° 12) : — 18 à 22 (non numérotés), chevaux arabe, normand, de chasse anglais, d'Espagne, anglais sortant de l'écurie ; — 22 à 24, chevaux de course ; — 25 (non numéroté), cheval arabe ; — 29 à 39, chevaux arabes et cosaques ; — 40, cheval de revue ; — 41, cheval espagnol de manège ; — 42, la retraite ; 43, muletier espagnol; — 44, abreuvoir musulman; — 45, gendarmerie des chasses ; — 46, garde du corps porteétendard ; — 47, gendarme,

La seconde série, parallèle, 1 à 47, développe toutes les

têtes des chevaux de la première série à une échelle triple, le n° 47 porte les signatures de Carie et d'Horace.

791-802. Études de chiens de chasse, 12 p. in-4 à claire-voie (Delpech).— 803-814. Études de chevaux : 12 p. in-4 à clairevoie (Delpech). Les N°* 7 à 11 ont des cavaliers militaires. Les deux séries ci-dessus ont été republiées ultérieurement en un Recueil de Chiens et Chevaux par Carie Vernet, Turgis, 1842 (imp. Maurin).

815-871. Grande suite de chevaux: in-fol. en 1. à claire-voie (Delpech). C'est le recueil principal , il comprend : une feuille de quatre têtes de chevaux (et une feuille de cinq têtes de chiens), des portraits de chevaux comme Fingal, Constance, Lilly, Milton, Deceiver, Truftle, etc., chevaux de mamelucks, chevaux arabes et persans, chevaux anglais, barberi, cheval de cavalerie française, cheval normand, cheval d'amazone, chevaux en liberté, etc. Au Cabinet des Estampes la suite est de 57 pièces ; les premières ne sont pas toujours numérotées : de 47 à 57 le numérotage se suit. Les mêmes numéros se retrouvent dans la republication postérieure faite par Turgis. Et le numérotage se poursuit alors jusqu'à 72 ( au moins ) par l'adjonction de pièces empruntées à d'autres suites, notamment à la suivante :

872-891. Suite de chevaux : 20 p. in-4 à claire-voie, numérotées dans le milieu de la marge inférieure ( Delpech , puis Turgis). Chevaux en liberté ou avec divers cavaliers, jockey, cheval romain, etc.

Il a été publié, d'après les estampes de Carie Vernet, un cahier de chevaux à 2 petits sujets par feuille, comprenant au moins 140 sujets par Aubry, Lœillot, ou sans signature.

Il y a beaucoup à rabattre aujourd'hui sur ces études de chevaux de Carie Vernet, qui ont été un progrès au moment de leur apparition quand elles ont remplacé le lourd cheval dit historique , mais qui sont aujourd'hui jugées, au point de vue hippologique, arriérées et insuffisantes. La photographie instantanée de Muybridge nous a révélé le cheval d'une façon inattendue. « Carie Vernet, dit le colonel Duhousset, a toujours exprimé l'action du pas par le trot, celle du saut par la ruade, et il a représenté les chevaux galopant avee les deux pieds de derrière fixés au sol. » (Voyez, par G. Duhousset, Le Cheval, allures, extérieur, proportions, chez Morel, 1881, Le Cheval dans l'Art (dans

la Gazette des Beaux-Arts, 1883-84), et Le Réalisme des allures du Cheval dans l'Art (dans le Magasin Pittoresque à partir du 15 juillet 1891).

Les révélations de la photographie ont tné les estampes de sport qui nous montrent vingt chevaux au galop, près du poteau d'arrivée, tous dans la même position, comme un peloton de soldats marchant au pas, et dans quelle position de galop! les deux jambes de devant projetées horizontalement en avant, les deux jambes de derrière projetées horizontalement en arrière. C'est le grand écart. Au mouvement suivant il ne leur restera plus qu'à tomber tous sur le ventre 1

Le portrait de Carie Vernet a été lithographie deux fois par son fils Horace, en buste et en pied, — et spirituellement gravé à l'eau-for te par Henriquel d'après P. Delaroche.

VERNET (Mme Cable), née Fanny MOREAU — Nous avons vu plus haut un Maméluck gravé par elle au pointillé. — Le catalogue Parguez mentionne à son nom deux lithographies : les portraits réunis de Moreau le jeune, Joseph et Carie Vernet. — et une Scène Galante dans un Cabaret.

VERNET (Horace), fils des précédents, 1789-

Pendant vingt-cinq ans, de 1813 à 1839, il y a eu , à côté d'Horace Vernet peintre, dont nous n'avons pas à parler ici, un autre Horace Vernet en hors d'œuvre , et c'est celui qui va nous occuper. Cet Horace, nous pouvons le définir sans paradoxe comme sans critique : dessinateur hippique, caricaturiste, dessinateur de gravures de modes, lithographe de scènes militaires, humoristico-militaires et cynégétiques,

dessinateur romantico-troubadour, et vigne ttiste.

A son début, Horace est un peu mêlé à l'œuvre de son père ; il dessine des Études de Chevaux, gravées par Augustin Legrand (elles n'ont aucun intérêt aujourd'hui), et travaille à la suite de Chevaux gravée par Levachez ; on a de lui, par le même Levachez, deux dessins de Calèches.

Carie lui laisse signer Le Gastronome en jouissance, caricature énorme, plutôt anglaise que française ^le goinfre ici représenté est évidemment un échappé de l'œuvre de Rowlandson) ; Horace met son nom, dans la série des pièces gravées par Debucourt, sur Le Courrier Anglais. A citer : deux, autres caricatures, Milord Pouffe et Mme Pelisse.

A partir de 1813, il fait pendant plusieurs années des images de modes (il n'y a pas de sot métier) pour le Journal des Dames. En qualité de fils du dessinateur des incroyables et des merveilleuses du Directoire, il se fait en 1814 le dessinateur des néo-incroyables et des pseudo-merveilleuses de la Restauration, dans une belle série où il glisse, — toujours en digne fils de son père , — quelques charges contre les officiers étrangers. 11 collabore au recueil des Costumes de Femmes des Départements publié par La Mésangère.

Comme son père aussi, Horace est un des lithographes de la première heure, et même de la toute première {son Lancier, véritable point de départ de la lithographie des peintres, est daté de 1816).

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Il se sert du nouveau procédé avec son tempérament propre , c'est-à-dire avec plus de piquant que de vigueur. Comme sujet, il va droit au soldat, mais sans pouvoir le pousser à l'épique comme Font fait dans leurs lithographies Géricault et Charlet. Assurément, Horace Vernet ne saurait manquer de donner, lui aussi, une prise de redoute par des grenadiers français, un blessé de Waterloo, un brigand de la Loire, et un soldat laboureur pleurant Napoléon. Mais c'est dans les scènes familières ou comiques de la vie militaire, Hussard embrassant une servante, La Partie de drogue, Deux soldats ivres s'embrassant, Conscrit jouant du flageolet, et divers sujets de Maraudeurs, qu'il faut chercher sa véritable originalité. Elles sont d'un crayon léger et vif ; pièces non pas capitales, mais spirituelles et caractéristiques. Ses sujets de chasse méritent également une mention, ainsi que les deux grandes pièces Malle-Poste et Stage-Coach.

Cependant , après quelques années , la pâle lithographie des débuts évoluait vers la couleur. Horace Vernet chercha , comme les autres , à corser son crayon, et Les Forçats resteront sa meilleure pièce dans cette nouvelle manière.

En même temps, — toujours pour être dans le courant, — il s'avisa de velléités romantiques. Mais il n'avait pas la flamme voulue : il donna dans la toque à plumes, dans le chevalier bardé

de fer ; bref, pour appeler les choses par leur nom, dans le genre troubadour. Une seule preuve, mais topique : la pièce intitulée Le Troubadour français au tombeau dePoniatmvski. Ce n'est pas là un titre, c'est une pendule !

Effleurant tous les genres , Horace avait été illustrateur de classiques : dessins du Molière de Desoer, 1819, et du Don Quichotte de Méquignon- Marvis, 1822: lithographies pour les Fables de La Fontaine , 1818, et pour la Henriade, 1825. Après un long intervalle, il revint encore une fois à la vignette pour illustrer sur bois le Napoléon de Laurent de J'Ardèche, 1839.

Nous allions oublier une des qualifications possibles d'Horace Vernet : peintre-graveur, car il a laissé une petite eau-forte , V Arrivée au Poteau, pièce comique sur les courses. (l)

Revenons maintenant à ses lithographies. On en a depuis 1826 un catalogue par Bruzard, mais incomplet et sans ordre, et qui peut se refaire. (2j

(1) Deux jockeys penchés sur des chevaux démesurément longs ; à gauche, la tribune. Horace V. fec. — L. 12 cent., H. 9 (Cab. des Estampes).

(2) Catalogue de l'œuvre lithographique de Mr. J. E. Horace Vernet, membre de l'Académie royale des Beaux-Arts et officier de la Légion d'Honneur. Paris, imprimerie Gratiot, 1826 ; in-8 de 68 pages, donnant 204 pièces qui ne sont classées ni par genres de sujets, ni par ordre chronologique absolu. C'est un catalogue confus, et si l'on peut dire, sans physionomie. (N'en disons pas trop de mal, il nous a servi).

Le colonel de La Combe avoit rédigé un catalogue descriptif, resté inédit, avec un autre classement. Ce nouveau classement se retrouve dans les catalogues des ventes La Combe et Parguez, dressé par Burty.

Un lapsus à rectifier à cette occasion : le catalogue Parguez dit (au

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