‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 11 sur 161 · SCHULZ · texte numérisé non relu

SCHULZ

SCHULZ ( Louis). — Le Départ du Soldai, Le Retour du Soldat: Bellangé; lith.

SCRIVEN, graveur anglais travaillant à Paris vers 1830. — Portraits pour la librairie.

SEARS , graveur sur bois, anglais ; a travaillé pour les livres illustrés français, à partir de 1835.

Il a massacré en conscience quelques-uns des derniers dessins de Raffet pour le Napoléon de Norvins (4).

SEBRON (Hippolyte) 1801-1879, peintre, élève de Daguerre, a lithographie : Décor du 4e acte de Gustave ///(pour la Revue des Peintres.) — Église des Dominicains à Anvers (pour L Artiste). Etc.

SEGÉ (Alexandre), peintre, né à Paris, a gravé à l'eau-forte nombre de paysages, à partir de 1848. Il a exposé : Ostia, 1855. — Sept Paysages, 1857. — Une Ferme. — Un Moulin breton. — Suite de Croquis , 1861 . — L'Automne, 1863. — Dans les Abruzzes , 1864 (Cadart). — Dans le Pas-de-

(1) D'une façon générale la fin de cet admirable livre à figures ne répond pas au commencement, il y a eu visiblement de la presse, il fallait paraître à jours fixes.

Quel malheur que Raffet n'ait pas eu à l'égard de ses graveurs la poigne que Menzel a montrée vis-à-vis des siens pour Y Histoire du grand Frédéric, quand il les força à être aussi nerveux que des graveurs à l'eau-forte. Dans le livre de Norvins, presque tous les grands bois hors texte sont mous et lâchés d'exécution.

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Calais , 1864. — Moulin du Pas-de-Calais , /fà;es de la Canche, 1865. — Dunes de Mirlimont, 1866.

SEGUIN (Gérard), né en 1805, dessinateur, a illustré Jean-Paul C hop paru, 1833, Monsieur le Venu eu Madame la Pluie, de P. de Musset, 1846. Le Royaume des Roses, d'Arsène Houssaye, V Histoire dhm Pion, d'Alph. Karr, le Musée Poétique, d'Anaïs Marcelli, 1866, etc.

SEIGNEURGENS (Ernest), peintre et illustrateur, a donné au Charivari des Scènes de la vie de province, 1844, Les Canichomanes, des Actualités. — Illustrations pour Les Mystères de Paris, Y Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie et des Sociétés secrètes, de Clavel (Pagnerre, 1843).

SELLIER père (François-Noël), graveur d'architecture, a exposé de 1776 à 1824. Il a gravé pour le Musée, les Monuments de la Nubie, Y Histoire de la Cathédrale de Cologne, les Ruines de Pompeï, et pour la Description de V Egypte.

Dans ce dernier ouvrage on trouve aussi des planches de Sellier fils. (*)

SELLIER (Henry), graveur d'archéologie et d'architecture, 1848 et suiv. — Plafond de V Hôtel de Ville : Delacroix, etc.

(') Sous la signature Lierles, anagramme de Sellier, portrait in-4 de La Duchesse de Berry avec le Duc de Bordeaux , lithographie.

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SENEFELDER (Aloys), né à Prague en 1771, mort à Munich en 1834.

Sur l'inventeur de la Lithographie, les notices abondent (la plus intéressante est encore celle de la biographie de Michaud1, et toujours le morceau à effet de ces notices est la légende de la note de blanchisseuse, écrite par hasard sur une pierre calcaire de Solenhofen avec un vernis gras de gravure, et soumise à la morsure d'un acide : et l'on ne manque pas d'ajouter : « la lithographie était trouvée ! »

S'il y a intérêt à revenir encore une fois sur cette légende rebattue, c'est pour diminuer considérablement son importance. La lithographie n'a point été trouvée en cinq minutes et d'un seul coup, et Senefelder, loin d'être l'inventeur de hasard, est au contraire le type du chercheur patient, infatigable, qui se propose un but et qui le poursuit pendant des années, jusqu'au succès, par une série de recherches méthodiques.

Senefelder était un auteur dramatique qui, vers 1791, avait fait jouer ses pièces sur le théâtre de Munich. Ne trouvant pas d'éditeur pour les imprimer, il eut une idée bien arrêtée : trouver un procédé économique d'impression qui remplaçât la typographie. Il s'enfonça dès lors dans ses recherches, essayant tout d'abord d'écrire sur des planches de cuivre avec une encre grasse et savonneuse , et de faire mordre , ce qui donnait une

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écriture en relief. Mais ce genre d'impression était fort pâteux, et déplus, dispendieux.

C'est ici que le hasard le lit dévier dans ses expériences et le mit sur une voie nouvelle : la fameuse note de blanchisseuse le conduisit à faire mordre la pierre par l'acide. Mais ceci n'est pas de la lithographie, c'est de la gravure en relief sur pierre f1) .

Mais Senefelder continua ses recherches avec la pierre, et c'est ainsi qu'après une longue série d'expériences, il en vint à dévier une seconde fois, abandonnant la gravure en relief, renonçant à entamer la pierre par morsure, pour obtenir seulement un procédé d'impression de l'écriture ou du dessin au moyen d'une modification chimique de la surface de cette pierre. Modilication d'ailleurs complexe, qui comporte d'un côté des réactions entre les acides gras et le calcaire, de l'autre, des réactions entre ce calcaire et l'eau acidulée gommée, et naissance de composés, là attractifs, ici non attractifs de l'encre grasse.

Ce qui prouve encore que Senefelder n'était pas l'homme du hasard, c'est qu'il poussa son invention à fond, et arriva à créer méthodiquement et complètement le manuel opératoire de la

(!) Procédé médiocre , qui depuis a été employé par Jean-Louis Duplat à la reproduction de dessins de Moreau le Jeune pour les Fables de La Fontaine; ces gravures en relief, exécutées pour Renouard et très louées dans leur temps, sont tout simplement abominables. — Charles Girardet , en 1834, a refait de la gravure en relief sur pierre.

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lithographie, y compris le lavis, l'impression à deux teintes, le report sur pierre des gravures au burin, à l'eau-forte ou sur bois, et la chromolithographie.

Par exemple . ce qu'il ne pouvait pas prévoir, c'est que son procédé ft impression chimique, comme il l'appela d'abord, deviendrait un procédé de dessin d'art et recevrait tout son développement et sa célébrité de la main des peintres français. Senefelder ne pensait d'abord qu'à remplacer l'imprimerie, et il conclut son premier traité avec un éditeur d'Offenbach-sur-le-Mein pour l'impression de la musique. C'est à Offenbach qu'il connut deux Français, qui depuis essayèrent vainement de propager la lithographie en France : Ant. André en 1800, François Johannot en 1806.

Senefelder fut ensuite directeur de la lithographie royale de Munich. Nous avons parlé des essais sur pierre que firent dans cette imprimerie le général Lejeune en 1805 et le baron Denon en 1809. En 1812 et 1814, Lasteyrie et Engelmanny étudièrent le procédé qu'ils acclimatèrent définitivement en France en 1815. L'année 1816 est une grande année pour la lithographie ; c'est sa date de naissance au point de vue de l'art, nos peintres l'adoptent : bientôt le procédé prend en France un immense développement. Depuis il a ajouté au fonds général de l'Estampe quelque chose comme vingt mille pièces dignes d'attention !

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Senefelder, qui était d'une nature assez agitée, vint à Paris en 1820 pour y établir une imprimerie Lithographique : mais il y trouva des imprimeurs lithographes au moins aussi habiles que lui, et au bout de peu de temps retourna en Allemagne. (Son imprimerie fut reprise par Adrien, 7, rue Richer). — Il a publié :

L'Art de la Lithographie (traduction française), 1819, in-4.

Recueil papgrographique, in-4. — Portefeuille lithographique, Paris, 1823. Recueil de pièces exécutées par un nouveau procédé imaginé par Senefelder et qui consistait à remplacer la lourde et encombrante pierre , par une composition pierreuse appliquée sur métal ou sur carton. Il cherchait à lancer son « papier lithographique » et dans un prospectus daté de Paris, 1er mai 1820, le recommandait comme moyen de multiplication facile aux négociants, aux administrations, aux ministres, aux états-majors, aux peintres et aux professeurs de musique. Il ouvrait chez Treuttelet Wurtz une souscription, à 300 francs ; les souscripteurs devaient recevoir une presse, six cartons lithographiques, cinquante feuilles de papier à transporter, des crayons, etc.

L'Aquatinta lithographique, 1824.

SEQUEIRA (LeChevaJierDoMiNGos-ANTONioDE), peintre portugais, 1768-1838. — Une belle et

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curieuse lithographie in -fol. représentant un monsieur et une dame accompagnés de toute une ménagerie , un perroquet , un corbeau , un chien et deux agneaux : D. A. de Sequeira f. c. à Paris 1824 (Lasteyrie).

SERGENT (Antoine-François). — C'est le graveur en couleurs du xvnie siècle, le conventionnel Sergent-FAgate , le beau-frère du général Marceau. Nous ne revenons ici sur lui que pour citer un portrait à'Élisa Garnerin, ascension avec parachute Je 1er Avril 1824 à Milan, Sergent- Marceau del. etsculp. ad vivum; in-8, au lavis. (*)

SERVIN (Amédée-Élie), peintre, 1829-1886.— Pâturage'. Brascassat, in-8 en 1. — Le Chemin des Prés à ViUiers, d'après son tableau de 1867, in-8 en 1. — Puits de Charcutier, d'après son tableau de 1869, bonne eau-forte [Gazette des Beaux-Arts).

Inauguration de la Statue du duc de La Rochefoucauhl-Liancourt, le 6 octobre 1861, lithographie signée : Dess. par Serein, peintre, in-fol. en 1.

Intérieur de ferme, Intérieur de forge, 2 lith. in-4 en 1. — Le Défilé, d'après Thuret [L'Artiste).

(!) Nous avons vu cette petite pièce rare , exécutée par Sergent à l'âge de soixante-treize ans, dans la collection aéronautique des frères Tissandier.

Le portrait de Mme Sergent , sœur de Marceau , a été lithographie à Nice par Méren , d'après un portrait dessiné par son « époux » en 1808.

Sur Sergent et sa femme, voyez Les Graveurs du XVIIIe siècle.

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SETTE (Jules), peintre et lithographe, 1836 et suiv. — Lithographies : Bouquets cariés, Groupes de Fleurs , Elude* de Fruits, Etudes de Gibier.

SEVRETTE ^ Jules' , peintre et graveur à l'eauforte. — Le Pêcheur à la ligne, d'après Gilbert, in-S: La Passerelle, d'après Damiron, 1889; etc.

S H ARLES. — Série de lithographies sur les événements de 1848 et suiv. ; Berlin denl8maers 1848, Robert Blu m in Wien. Mort du général Rem, 1851 . imprimées à Paris chez Lemercier).

SICARD. — Le Sommeil, Le Réoeil, Les Réflexions, Les Confidences , L'Attente , La Nacelle, 6 p. in-4, lith. par B. Sicard, vers 1830.

SIEURAC (François -Joseph- Juste) , miniaturiste, né en 1781. Portraits lithographies : Louis XVIII, in-fol. et in-8; De Chalandray , Davet. — La Surprise, in-8 (Villain) linement crayonnée.

SILBERMANN (Henri-Rodolphe-Gustave' , né en 1801 , imprimeur à Strasbourg , peut être considéré comme le créateur en France delà chromotypographie , ou impression des couleurs par des gravures en relief. 11 a publié ainsi dès 1851-55 les Vitraux delà Cathédrale de Strasbourg, et en 1855 L'ancienne Bannière de Strasbourg.

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