SOLMS
SOLMS (Mme Marie de) (2) a dessiné quelques portraits -charges qui ont paru lithographies en 1860 dans la Revue artistique aV Aix-les-Bains.
Une vignette sur acier gravée par Darodes , Promenade à Hautecombe sur le lac du Bourget, représente Mme de Solins et Ponsard.
SOLON. — Suite de Compositions Ornemanesques pour servir aux Arts Industriels, dessinées et gravées (à reau-forte)^rZ.-if. Solon, 1856. (Imp. Bès et Dubreuil ; second tirage, imp. Pierron). — Inventions décoratives , choix de compositions et de motifs d'ornementations , par L. Solon, sculpteur attaché à la manufacture de Sèvres. (Morel, 1865). — > La Chute (pour Sonnets et Eaux- Fortes).
Solon est aujourd'hui fixé en Angleterre.
SOMM (François -Clément SOMMIER, dit Henry), né à Rouen en 1844, vignettiste et graveur à l'eau-forte et à la pointe - sèche , élève de l'école municipale de dessin dirigée à Rouen par Gustave Morin.
A dessiné des illustrations gillotées pour les journaux la Charge, la Cravache, la Chronique parisienne, le High-Life, le Frou-Frou,\e Monde parisien, le Panurge, le Tout-Paris, le Chat Noir, le Courrier Français, — et gravé à l'eau-forte diverses vignettes de sa composition.
(*) Devenue depuis Mme Rattazzi et Mine de Rute.
A parfois japonisé (illustrations pour L'Art), par cette remarquable inconséquence qui a porté certains de nos dessinateurs, las des anciennes formules et des copies, et épris du nouveau, à copier dans le japonisme d'autres sujets tout faits (comme si copier les japonais n'était pas encore bel et bien copier ! ) [l) .
Bracqiiemond , lorsqu'il était directeur artistique de la maison Haviland, lui a fait composer une série de décorations d'assiettes, à l'eau-forte, pour être ensuite transportées sur faïences.
La vraie personnalité de Somm est dans les menus, les adresses, les ex-libris, programmes, invitations, cartes de visites, almanachs et pièces similaires. Il les compose avec un matériel iconologique réduit à sa plus simple expression : c'est toujours « une petite dame », une « belle petite», coquettement vêtue d'une élégante confection et coiffée d'un grand chapeau ; de ce thème à peu près invariable il tire de nombreuses variations , fort spirituellement exécutées. Ce sont des riens, si vous voulez, mais coquettement troussés.
(!) Il faut même dire plus : admirer et aimer les dessins japonais faits par des Japonais , c'est logique et fort bien. Mais pour des dessinateurs français, copier le japon, faire du simili-japon, c'est le pire servilisme d'art.
Quoi qu'il en soit, Somm s'était engoué de japonisme à l'exposition de 1867, il entra à l'école des langues orientales et se fit présenter à Burty : il comptait obtenir une mission pour le Japon. La guerre vint, adieu la mission promise ; Somm partit comme soldat. Depuis, les exigences de la vie l'ont forcé à une production incessante d'aquarelles, de dessins faits sur les marges des livres, etc.
L'artiste, en somme (sans calembour), est de ceux qui, suivant le mot fameux, boivent dans leur verre : il fait agréablement ce qu'il fait.