WATTIER
Une pièce de la série des Pasquinades. (Voyez Gat. d'Henry Monnier).
Les quatre Sergents de La Rochelle.
Tuileries, 29 juillet 1830 (un patriote expirant est porté sur le trône où il rend le dernier soupir). — Arrivée de La Fayette à l'Hôtel de ville. — Le Roi-Citoyen (Louis- Philippe en pied, in-4). — Planches pour la Caricature et le Charivari. — Arrestation de la Duchesse de Berry, in-fol. en 1.
Macédoines sur les Journées de Juillet, Souvenirs de Paris en 1831, Petits Sujets baroques, Petits Costumes militaires, Petits Costumes suisses, Sujets chinois, Salmigondis politique, Petits Sujets de piété, etc.
Suite de sujets avec portes et fenêtres à découper et à réappliquer : (Martinet, 1831), les pièces sont un peu moins risquées que les similaires des suites de Numa et Bouchot.
Planches pour Croquis par divers artistes.
L'Amour badin : Watteau pinx. Wattier lith.
L'Œuvre de Boucher , reproduit par Emile Wattier d'après la gravure des dessins originaux ( ce qui signifie : lithographie d'après les fac-similé de Demarteau et autres), album de 65 lith., chez Troude et Hourtier (la 2uie série, nos 66 et suiv. par Georges Bellenger, chez Fabré.
D'après Wattier :
Vignettes sur bois ; titre du Monde Dramatique, 1835, gravé par Porret ; fleurons divers ; illustrations pour le Cabinet de l'Amateur, Autrefois ou le bon vieux lemps , Y Histoire-Musée de la République Française par Challai.iel (*) ; suite de vignettes pour Y Histoire Sainte.
(!) Wattier y a reproduit, d'après des estampes du temps, des types de sans-culottes et le « porte-drapeau de la fête civique ». Dans le même livre le portrait de Carrier est dessiné par Charles Jacque, qui a également donné la reproduction d'une caricature ancienne : « La Provision du Couvent ». Jacque del. et se.
L'Histoire -Musée de la Révolution représentait en 1842 le suprême effort d'une illustration documentée, avec ses pénibles reproductions d'estampes anciennes par des graveurs sur acier tels que Branche, Monnin, Rebel, etc. Quel chemin nous avons parcouru depuis, avec les facilités de vulgarisation données par les reproductions dérivant des procédés photographiques ! Pour le XIXe siècle seulement et en quelques Xll 18
Sur acier : 20 vignettes gravées par Le Couturier pour les Chansons nouvelles de Festeau, auteur des Éphémères et des Égrillardes, 1847, in-18.
Etats-généraux du travail avec portrait de Louis Blanc, gravé par Riffaut (devenu ensuite un Calendrier démocratique pour 1851).
L'Attente, lith. par Jorel (L'Artiste) — Adieux du prince Louis-Napoléon à Napoléon Ier, lith. par C. Nanteuil en 1849. — Un Petit Souper sous la Régence (ce tableau a été le cheval de bataille de Wattier) reproduit dans L'Artiste. — Un Souper (du Directoire ou de la Régence ?) lith. par Lemoine. — Souper de débardeurs, jolie pièce lithographiée par Sirouy, in-4 en 1.
Très nombreuses images de piété.
Wattier avait dessiné pour le Ministère de l'Intérieur des brevets pour les récompenses à accorder aux arts et à l'industrie, 1850.
WEBER (Antoine- Jean), peintre et lithographe, 1797-1875.
Lith. pour Histoire lithographiée du Palais- Royal, par Vatout. (Imp. de Motte, in-fol. lith. de Weher, Marin Lavigne, Lafosse, etc.).
Reproductions diverses ; Gustave Wasa : Hersent. Sainte Hélène : Vafflard ; — Le mauvais Numéro : Bafcop ; — Imagerie galante de 1830 , etc. ; — Portrait de P. -H. Marron , président du Consistoire de l'Eglise réformée de France, d'après Vafflard, in-fol. — Mgr. Affre exposé sur son lit funéraire.
années, avec les ouvrages publiés sur Napoléon, — sur le XIXe siècle,
— sur la caricature, — sur Daumier, — sur les vignettes romantiques,
— sur Raffet, etc., on en est arrivé déjà à avoir répandu dans le public les reproductions exactes de plusieurs milliers d'estampes.
WEBRR 275
WEBER (Frédéric), néàBâle, graveur, élève de Forster. — Portraits pour les Galeries de Versailles. — Erasme : Holbein. — Napoléon et son fils : Steuben. — Italienne à la Fontaine : de Keyser. — Jeune Suissesse et un autre type de femme , in-4 : Winterhalter. — La Vierge au linge : Raphaël , 1859. — ■ Portrait de jeune homme : Raphaël (Chalcographie). — La Villa Visconti : Raphaël, 1868. — La Madona di Lugano : Luini , 1873. — Amerbach : Holbein. — L'Amour sacré et V Amour profane: Titien, 1876. — Petit Gitan o : Artaria.
V Impératrice Eugénie, profil in-4: Winterhalter, 1863. — Le Prince, La Princesse de Galles, 2 p. : Winterhalter. — Le Prince Frédéric de Prusse et la Princesse Victoria, 2 p. -.Winterhalter.
Louise Colet, Cooper, Canova, Stehlin, bourgmestre de Baie, 1880, etc.
WEBER ( Otto ) ( l ) , peintre et graveur. — En Ecosse , Pardon breton , Le Soir au Village , eauxfortes (Gadart).
WEDGWOOD. — Vignettes et portraits pour l'illustration, vers 1820. — Bernardin de Saint- Pierre , in-8. — Didot l'aîné d'après le médaillon de Veyrat, etc.
(!) D'après Th. Weber, peintre de marines, quelques reproductions de tableaux par la chromolithographie, le bois ou l'eau-forte, et des menus en photogravure Goupil.
276 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.
WEIR (J.-A.) , né à West-Point (États-Unis) en 1852, peintre et graveur, a envoyé quelques planches à l'Exposition Universelle de 1889. — Portraits de John Weir, de E. C. Weir, de Mme Weir (plusieurs fois répété), de Me"e Weir, enfant ; diverses Etudes, etc.
WÉRY (Pierre), peintre lyonnais , 1770-1827, a lithographie : Vue prise dans l'intérieur de l'île Barbe, près Lyon (Engelmann). — Vue de Vile Barbe. — Vue de S te- Colombe, Dauphiné.
Piringer a gravé des vues d'après Pierre Wéry.
WHISTLER (James Mac Neil), peintre, graveur et lithographe.
Américain de naissance et de tempérament, londonien de résidence, parisien de goûts et parfois de séjour, il est nettement français par le début de son œuvre de graveur : à telles enseignes que sa première publication d'eaux-fortes a reçu le nom deFrench Set, la suite française.
Né à Baltimore, vers 1833 (?), fils d'un major du génie de l'armée américaine, Whistler, d'abord destiné à la carrière militaire, fut élève de l'école de West-Point. Mais bientôt, se tournant vers l'art, il vint à Paris où vers 1857 on le trouve élève de l'atelier de Gleyre f1).
(!) Ce qui a fait dire à un critique un peu paradoxal « qu'il n'y a pas » de gens de talent sans avoir passé par l'école de David : car enfin
A ce moment, Peau-forte originale était en plein épanouissement. Non qu'elle eût été précédemment abandonnée : de 1830 à 1850, elle avait eu Célestin Nanteuil, Paul Huet, Marilhat, Raffet, Delacroix, Meissonier, Johannot, Trimolet, Bléry,
» Gleyre, n'en eût-il jamais été, en est, et ses élèves par conséquent. » 11 fut un temps où Whistler exécutait une copie de Y Angélique d'Ingres, à côté de J.-J. Tissot qui la copiait également. Où est aujourd'hui cette copie de V Angélique par Whistler ?
Pour en finir avec la peinture, qui n'est point notre sujet, rappelons que Whistler, en 1863, ne fut pas admis au Salon, et que son tableau, la Jeune Fille blanche, figura à l'exposition des Refusés.
Combien il est difficile d'éclaircir, au bout de peu de temps, le moindre des points d'histoire ! Même alors que les documents abondent : tellement les documents ont peu de calme et d'impartialité et sont pleins de passion, et des passions contraires. Allez donc choisir !
Par exemple, pour ceux qui n'ont pas vu l'exposition des Refusés de 1863, comment se la représenter? A croire certains articles de la critique actuelle, ce fut une réunion d'oeuvres admirables et incomprises, et « la renommée de ce Salon fameux ira désormais sans cesse en grandissant. »
Ceci paraît, à la simple première vue, un peu fort. Sans doute, il y eut, en 1863, comme toujours, des erreurs de jury. Il est positif aussi que des débutants d'alors, refusés, se sont montrés ensuite avec éclat. Enfin une nouvelle éducation de l'œil a fait comprendre depuis des œuvres qui alors étaient jugées, de bonne foi, hérétiques ou mystificatrices. Pour la gravure, nous avons vu que Y Erasme de Bracquemond et le Jean Bellin de Gaillard furent proscrits. C'est vif! Ils furent d'ailleurs remarqués, par Burty. Dans la peinture on cite un certain nombre d'artistes, les uns refusés en totalité, les autres en partie seulement, le surplus de leurs envois étant admis au Salon, et que l'erreur partielle ou totale du Jury n'a pas empêchés de faire leur chemin.
Mais ceci ne nous donne pas un jugement d'ensemble.
Si nous interrogions un témoin contemporain ? Ne le prenons pas impartial, mais, au contraire, très engagé dans la lutte et dans l'opposition, (quand on est de l'opposition, il ne suffit pas de l'être en politique, il faut le rester jusqu'en peinture et en art \), et sincère. Ce témoin, ce sera Castagnary, et ce qu'il nous apprendra des Refusés sera fort intéressant (Salons, 1851-1819 ; Charpentier, 2 vol. 1892).
Castagnary nous dit que « ni l'édit de Milan, ni l'édit de Nantes ne
Jacque, Chaplin, Allemand, Achard, Hervier, etc. Mais elle tendait à prendre un développement extraordinaire, et présentait surtout une vigueur et une couleur nouvelles, caractéristiques ; elle était devenue ce que certains ont appelé « l'eauforte intense ». Evolution saisissante avec Leys, Saint-Marcel (1848), le cahier de Daubigny (1851) et les premières eaux-fortes de Corot et de Millet,
» mirent tant de joie au cœur des opprimés que la décision souveraine » qui ordonnait l'exposition des refusés. Dans les ateliers ce fut un délire » universel : on riait, on pleurait, on s'embrassait. »
L'espérance secrète de l'Opposition était que le Contre-Salon serait une réunion d'œuvres étourdissantes, qu'il écraserait net et à jamais le Salon, en mettant une fois pour toutes en lumière l'incurable ânerie des jurés officiels. Bref, que ce serait la Révolution en art, — en attendant mieux.
Mais voici que beaucoup de refusés, au moment de paraître devant le public pris pour juge, doutent d'eux-mêmes, prennent peur et se récusent. Castagnary dit « qu'il regrette le caractère facultatif que le gouvernement a cru devoir laisser à la contre-exposition » (!).
Sur ce, l'Exposition des Refusés ouvre. On y remarque quelques victimes, dont notre critique effectue d'ailleurs immédiatement le sauvetage. Mais l'ensemble du Contre-Salon, il le faut juger ! Et Castagnary prononce, sur son honneur et sa conscience, devant le dieu des Arts et devant les hommes, ce terrible verdict :
« Par ce temps de littérature abondante, on sait assez généralement » en France ce qu'est un roman ennuyeux, un drame mal fait, une pièce » de vers insipide, un article de journal déclamatoire ou diffus. Avant » l'exposition des Refusés on ne pouvait pas se figurer ce qu'est un » mauvais tableau !
» Aujourd'hui, grâces en soient rendues à Apollon, nous le savons. » Nous l'avons vu, touché, constaté. Nous pouvons dire hardiment que » de toutes les sottes productions, la plus sotte ne se fait pas avec la » plume, mais avec le pinceau. L'homme de lettres s'arrête à mi-chemin » de l'imbécillité. Plus favorisé que lui, le peintre a le privilège d'atteindre, » que dis-je ? de reculer les bornes de la bêtise ! » C'est parler net, et l'on est fixé.
Revenons à Whistler : la brouille entre nos jurys et lui ne dura point, — pas plus que la froideur marquée que, paraît-il, il rencontra au début,
et plus encore avec Méryon, qui, de 1850 à 1856, terminant son œuvre, portait la gravure originale à l'apogée de la gloire. Bracquemond, le suivant, avait donné une grande partie de ses pièces maîtresses.
Whistler entra dans le courant en 1857, en gravant son propre portrait (F. Wedmore, n° 1)(1).
En 1858 paraît la « suite française ».
de la part de la Royal-Academy. En 1865, on trouve au Salon son tableau La Princesse du pays de la porcelaine ; en 1867, Au piano et Sur la Tamise l'hiver. Puis une longue abstention. En 1882, un portrait ; en 1883, le Portrait de la mère de Whistler ; en 1884, Carlyle ; en 1885, Lady Archibald Campbell et Théodore Duret ; en 1886, un portrait ; en 1890, deux Nocturnes, etc. Aujourd'hui Whistler, chevalier delà Légion d'honneur en 1889, a été promu officier deux ans après, en 1891, et le portrait de sa mère, œuvre remarquable, est au Luxembourg.
Sur Whistler peintre, voyez les nombreux articles de toute la critique d'avant-garde : Th. Duret, Gustave Geffroy, Roger Marx, Huysmans, etc., etc. Et dans une autre note, des articles un peu mordants {T. W., Chronique des arts et de la curiosité, 25 octobre 1890. — Le Whisllérisme et le Pissarisme, par Pointe-Sèche, aans le Journal des Arts).
Nous laissons de côté la partie combative de la carrière de Whistler, son procès avec Ruskin, son Ten o'Clock, la publication de ce livre au titre excentrique et original : L'Art charmant de se faire des ennemis, et autres faits contingents qui dans quelques années seront oubliés. Tandis qu'on connaîtra toujours la série des eaux-fortes de la Tamise !
(l) <( Whistler was Wistler's first model, » a dit son catalographe F. Wedmore. — Il faut y ajouter Annie Haden (2) et Le Hollandais tenant un verre (3).
Les numéros que nous citerons entre parenthèses sont ceux du catalogue de 214 planches de l'œuvre de Whistler par Frédéric Wedmore.
Voyez Whistler's Etching, a study and a catatogue by Fredc^ic Wedmore : London, Thibaudeau, 1886, in-12, avec cette épigraphe en français qui, mise ici, a une saveur particulière : Sans la liberté de blâmer, il n'y a point d'éloges flatteurs. BEAUMARCHAIS. Il faut se rappeler qu'en Angleterre, la critique d'art ne s'exerce que sous la menace de procès commerciaux en dommages-intérêts, pour dépréciation de la marchandise.
280 LES GRAVRURS DU XIXe SIECLE.
Douze Eaux-Fortes d'après nature, par James Whistler. Imp. Delàtre, rue Saint- Jacques, 171, Paris, noo. 1858. A mon vieil ami Seymour Haden. Titre. L'artiste dessinant entouré de gamins (20).
— Liverdun (4). — La Rétameuse (5). — En plein soleil (6). — La Maison délabrée, Alsace (7). — La mère Gérard (9). — Une rue à Saverne (11). — Le petit Arthur (13). — La Vieille aux loques (14). — Annie (15). — La Marchande de moutarde (16). — Fumette (18). — La Cuisine (19).
Indépendamment de cette suite, les eaux-fortes françaises, parmi lesquelles sont des pièces très fines, comprennent encore :
Chien au chenil (8). — La mère Gérard, penchée ^10). — Fille tfHeidelberg (12). — Logement de chiffonniers, quartier Mou f fêtard (17). — Portrait de Deldtre, hommage à Mme Delâtre (21). — Soupe à trois sous (27). — Bibi Valentin, enfant en tablier (28) . — Lecture au lit (29) . — Bibi Lalouette, enfant de profil, 1859 (30). — Le Verre de Champagne (31). — Portrait de P écrivain As truc (pièce appelée quelquefois « Davis ». (49). — Fumette debout (50). — Fumette la tête penchée (51). — Drouet, sculpteur, 1859 (53).
Elle de la Cité vue de la Galerie d Apollon, in-4 en 1., Dec. 1859(55).
Finette à la fenêtre, en grande crinoline, robe de velours, et la main sur la hanche, in-4, 1859 (54).
— « Finette » , dit le catalogue Wedmore, « was
» a public dancer. She was generally the com- » panion of Alice la Provençale or of Rigol- » boche, in a famous quadrille then in vogue. » On n'est donc pas plus parisien que Whistler à cette date. Mais c'est aussi le moment où il va cesser de l'être, pour commencer son œuvre anglais.
L'année 1859 est notable dans l'histoire de l'eau-forte. C'est l'année où Jacquemart essaie pour la première fois sa pointe prestigieuse, où Legros se met à graver, où Jacque exécute sa grande Bergerie, où s'annoncent Lalanne. Jongkind, Rops, Ghauvel ; c'est l'année enfin où Seymour Haden grave les Pêcheurs de la Tamise, et Whistler les premières pièces de la série de Londres: avec les deux beaux-frères (Seymour Haden a épousé la sœur de Whistler), Fart de l'eau-forte « intense » passe la Manche et s'implante avec éclat en Angleterre^1 )
Whistler, maître de sa pointe déliée, eut la fortune de trouver à Londres un sujet ; un sujet
(!) Rappelons que, de l'autre côté du détroit, l'eau-forte, au commencement du siècle, avait eu David Wilrie, dont l'œuvre est de quatorze pièces.
1. Tête de vieillard. — 2. Dame assise à la fenêtre et lisant une lettre; et femme debout dehors tenant un enfant. — 3. Groupe de trois garçons. — 4. Garçons jouant à la chaise à porteurs. — 5. Extérieur d'un cottage dans la manière d'Adrien Ostade, 1820. — 6. Étude pour un fragment du tableau « Lecture du Testament », 1819. — T. Intérieur du « Dressing-Room ». — 8. Renvenuto Cellini et Paul III. — 9. Intérieur hollandais, 1820. — 10. Pauvre femme et deux enfants. — 11. Etude de
282 LES GRAVEURS DU XIXe SIÈCLE.
inédit et capital. Pour cela il ne lui fallut qu'ouvrir sa fenêtre, dans sa demeure du vieux Chelsea qui nous est connue par une des plus belles eaux-fortes de Seymour Haden( ' ), et regarder « en » haut de la rivière les vieux ponts de Putney et » de Battersea, les appontements et les magasins » où se déchargent les marchandises, l'enfilade » des allèges et des gabares à sec sur la rive : plus » bas, vers le port maritime, les navires amarrés » le long des docks où les bateaux de pèche
la tête du Bagpiper. — 12. Intérieur de chapelle dans une cathédrale. — 13. Dame assise à une fenêtre. — 14. Intérieur d'un cottage avec femme assise, et une autre femme qui se baisse pour embrasser un enfant.
De Wilkie, il faut rapprocher le peintre Andrew Geddes, avec son œuvre de quarante-trois eaux-fortes.
la Mmc Geddes mère. — lb L'Enfant à la pomme. — Ie Enfant couché et chien. — 2. Sir William Allan. — 3. Barrington Pope Blackford. — 4. Henry Broadwood. — 5. David Bridge Junior. — 6. Georges Ghalmers. — 7. Lady Henrietta Hay Drummond. — 8. Francis Jeffrey. — 9. William Martin. — 10. Alexander Nasmilh. — 11. Colonel Philipps. — 12. M. et Mme Jerry. — 13. Archibald Skirving. — 14. John Sheepshanks. — 15. Homme en armure. — 16. Van Dyck. — 17. L'Infante Isabelle. — 18. Nicolas Rockox, bourgmestre d'Anvers ; 1822. — 19. Philippe IV. — 19b. Pierre de Laer. — 20. Vieille femme. — 21. Rembrandt. — 22. Tête de vieille femme. — 23. Petite tête. — 24. Vieillard endormi. — 25. Pauvresse. — 26. L'enfant à la cuiller. — 27. La Femme aux crêpes. — 28. La Maison de Claude Lorrain à Rome. — 29. The Field of Bannocklown. — 30. Halliford sur la Tamise. — 31. Peckam Rye, près Londres. — 32. Richmond Park. — 33. Vue à Caen Wood. — 34. La Souche d'un vieil arbre. — 35. Au parc de Richmond. — 36. Halliford. — 37. Arbres à Hyde-Park. — 38. Vue de la Tamise. — 39. Le Christ et les Docteurs. — 40. L'Enfant noir.
Le catalogue des elehings de Wilkie et Geddes a été publié par Laing, en 1875, à Edimbourg.
(1) Whistler's House, Old Chelsea, (N° 47 du Cat. d'Haden).
» apportent le poisson au grand marché de Bil- » lingsgate ». Et Whistler « inventa » la Tamise maritime et marchande, la Tamise des ivharfs, des piers et des warehouses, dans cette série de seize pièces qui est sa maîtresse œuvre : Sixteen Etchmgs of Scènes on the Thames, and oiher subjects, série qui se compose de :
Thames Warehouses, from Thames tunnel pier, pet. in^enl., 1859(35);
Westminster Bridge, pet. in-4 en 1. (36) ;
Limehouse, pet. in-4 en 1. (37) ;
Tyzac, Whiteley & C°, ou Eagle Warf, petit in-4 en 1. (39) ;
Black Lion Warf, pet. in-4 enl.;
The Pool, pet. in-4 en 1.;
Thames Police, ou Wapping Warf, pet. in-4 en 1. (42) ;
The Lime-Burner. in-4 (44) ;
Portrait de Becquet, violoncelliste , ou The Fiddler, in-4 (48) ;
Rotherhite, ou Wapping, in-4, 1860 (60) ;
The liitle Pool, in-12 en 1. (72) ;
La Forge, gd. in-4 en 1., 1861 (63) ; (l)
(*) Au sujet de cette pièce célèbre, le catalographe de Whistler met une annotation qui est pour nous faire froid dans le dos, à nous tous collectionneurs qui pensons avoir une belle Forge. » L'effet cherché dans cette » audacieuse pointe-sèche n'est atteint que dans une demi-douzaine de » très belles épreuves tirées avant la publication. » (!) Et voilà !
La suite delà Tamise a été publiée en 1871, par Ellis and Green, à 100 ex.; les épreuves n'étaient pas entièrement satisfaisantes, mais il exis-
284 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.
MWbank (au premier état : The Works of James Whistler), in-12 en 1. (67) ;
Cadogan Fier, ou Eavly morniny, Battersea, in-Senl. (79):
OJd Hungerford Bridge, pet. in-4 en 1. (80) ;
Chelsea Bridge and Church, in-8 en 1. , 1867 (85) .
Whistler nous montre ici ses qualités caractéristiques : une pointe extrêmement fine, — ce qui le conduit à ne point forcer la dimension des pièces (!\. — mais délicate sans mièvrerie, ferme et nerveuse sans brutalité, ne disant que le strict nécessaire, sans empâtement, laissant parler comme il convient le blanc du papier ; enfin , toujours élégante (Whistler est essentiellement un distingué). Ces pièces de Londres resteront comme une des plus belles productions de la gravure originale contemporaine, et pour résumer tous les éloges d'un mot, ce sont des eaux-fortes de maître.
tait les épreuves d'artiste tirées par Whistler lui-même. Les planches furent ensuite reprises par la Fine Art Society et confiées à Goulding qui en tira de bonnes épreuves.
(!) Whistler a émis une série de propositions-axiomes, un peu compliquées de forme, mais dont le fond revient à ceci : que l'on ne doit pas demander à un procédé plus que ce qu'il peut donner ; — que lorsqu on se sert d'une pointe aussi déliée que possible, il faut proportionner à la finesse de cet outil la surface à couvrir, aller plus loin n'est que montrer la pauvreté du moyen employé ; — que la manie des « remarques » sur les marges n'est qu'une idée d'amateur (bravo !) ; que c'est odieux, ainsi que l'exagération des marges (très bienj.
Whistler n'a donc guère gravé que dans le format in-12, in-8, ou petit in-4. Une de ses singularités, dans ses dernières publications, a été de supprimer radicalement toute marge et de couper le papier au ras de la planche. C'est un peu court !
Elles ne passèrent pas inaperçues en France. Dès 1863, Baudelaire écrivait : « Tout récemment, » un jeune artiste américain, M. Whistler, expo- » sait à la galerie Martinet une série d'eaux-fortes » subtiles , éveillées comme l'improvisation ou « l'inspiration, représentant les bords de la Tamise: » merveilleux fouillis d'agrès, de vergues, de » cordages, chaos de brumes, de fourneaux et de » fumées tire-bouchonnées : poésie profonde et » compliquée d'une vaste capitale » .
La publication en série de seize fut faite en
« Chose singulière, » — dit Théodore Duret. — « les bords de la Tamise ainsi reproduits frap- » pèrent d'abord le public anglais par un côté » d'imprévu et de nouveauté. Les artistes anglais » avaient négligé d'abaisser leurs yeux sur cet » aspect familier des choses ; le Londres bâti et » affairé avait été méconnu comme vulgaire et » prosaïque. Quand on voulait peindre la Tamise, » on s'en allait au loin, on remontait vers Rich- » mond ou Henley, où l'on découvrait les cam- » pagnes, auxquelles on attribuait seules le )) mérite de la dignité et du pittoresque. Mais » comme ce sont les artistes qui tirent d'eux la » beauté et le charme dont ils imprègnent le sujet » qu'ils traitent, dès que Whistler eut reproduit » ces aspects de la Tamise à Londres, qui avaient » paru si ternes et si vulgaires, on s'aperçut
)> combien ils offraient de scènes pittoresques et » de motifs raffinés. Cette publication amena » toute une suite d'artistes à reproduire par la » pointe ou le pinceau le Londres fluvial négligé » jusqu'alors ». (*) En effet, l'influence de Whistler a été considérable, les vues gravées à sa suite et comme dans son sillage par des graveurs anglais et américains, ne se comptent plus (2).
Pendant dix ans, jusqu'en 1859, l'œuvre gravé de Whistler se poursuit, par des vues de la Tamise et autres, des portraits et des études de modèles (3), où sont des pièces très délicates.
(') Whisler et son œuvre, par Théodore Duret, 1888 (extrait de la revue Les Lettres et Les Arts, de Boussod-Valadon). Cet article de Théodore Duret, très intéressant, est de ceux qui expliquent le mieux l'artiste. Il a deux mérites qui ne sont pas communs en matière de Whistler. Premièrement, quoique de très chaude louange, il est mesuré : c'est un article de critique, et non un accès de whistlerium tremens. Deuxièmement, il est écrit en français : j'entends en français français, et non en déliquescent, ou en mystique, ou en mystificateur.
Il est accompagné d'une eau-forte gd. in-8 : Un jeune garçon assis, tenant son pied dans la main ; 1869.
(2) Une œuvre bien vivante de Whistler à Londres est le New English Art Club, association de jeunes artistes qui font deux expositions par an à l'Egyptian Hall, et luttent rageusement contre la Royal Academy. Groupe remuant et intéressant, sous une influence whistléro-française, avec quelques impressionnistes, mais mitigés, ordonnés, moins lâchés que les nôtres, et pas un seul « pointilliste ».
(3) Citons brièvement (notre but n'est pas ici de remplacer le catalogue Wedmore, mais d'analyser l'œuvre de Whistler à l'usage de l'amateur français) :
Greenwich Park (33), A Wharf (38), Billingsgate (45, in-4 en 1., 1859, Port-Folio], Paysage au cheval, 1859(46), Croquis à Limehouse (59), Vauxhall Bridge, 1861 (66), Westminster Bridge in progress (70), The
Un moment, il semble qn'il va mettre la main sur un autre sujet caractéristique, contre-partie indiquée pour lui de la Tamise: les rues de Londres [Saint-James streel y 1878). Mais les circonstances le détournent dans une voie toute différente.
Mlle Wapping (71), Timj Pool (13), Utile Smithfleld (18), Chelsea Wharf, in-8 en 1. (81), Amsterdam, 1863 (82J, Déchargement à Liverpool (84), The Swan (89), La Plage, 1873 (101), Steamboals of the Tower (114), La petite Forge, 1875 (115), Deux navires (116), Speke shore (119), TheDamwood (120), Shipbuilders Yard (121), London Bridge (123), Price's Candie-Works (124), Battersea, dawn (125), Croquis de navires (127), Croquis de la rivière (128), The troubled Thames (129), Croquis pris à Billinsgate (130), Bateaux de pèche, Hastings (131), Wych Street, 1877), Temple-Bar (133), Free-Trade Wharf (134), The Thames toward Erith (135), Lindsay Houses (136), From Pickled-Herring Slairs (137j, St-James Streel, in-4 (140), Battersea Bridge (142), TTie Lar^e PooJ (143), L' « Adam et Eve » vieux C'/ie/sea (144), Pu*/iey Bnctye (145), TVje Utile Pulney, 1879 (146), Hurlingham (147), Fulham (148).
Portraits: IVTusMer, 1859(52), H7u's/ier à ta mècfte blanche (la fameuse mèche blanche!), 1879 (142), Le jeune Fils de Seymour Haden (22 et 23), Jnnie (24), J/ustc-floom (26, Seymour Haden et sa femme), Arthur Seymour enfant {Al), Annie Haden enfant, 1860 (57), M' Mann (58), Axenfcld (61), Riaull, graveur sur bois (62), Boos Winans avec son accordéon (76), La Mère de Whistler (88), F. R. Leyland, et ses trois filles (93 à 96), Swinburne (110), Ridley (122, 77ie Guitar-Player) , Lord Wolseley (138), Irwing en Charles /e:' (139).
La Lecture à ia Jam/>e (25), Pensionnaire de Greenwich (32), Nourrice et enfant (34), Long-Shore Men (43), Fe'nws, 1859 (56), Joe, 1861 (64), L'Avare (65), Deux pièces pour une illustration des Poètes anglais modernes, 1862 (68, 69), Ralcliffe Highway (74), Encamping (75), L'artiste Ridley sous un ciel noir (77), Ennui (83), Spefe hall, 1870 (86), le Modèle posant (87), Fo*co (90), La flo&e de velours, 1873 (91), La petite Robe de velours (92), Lecfur<;(97), Tattmg (98), 3/aude (99) , Maude assise (100), Tï/Jie modè/e [102), Jeune fille assise (103), 77ie Desk (104, étude de jeune fille assise), Resting (105, jeune fille), Agnès (106), Le Modèle couche (101) , Deux croquis (108), The Boy (109), Z)ame à /a fenêtre (111), Enfant au lit (112), L*ude de jeune fille nue, couchée (113), Le /J/a»o (117), La Keuve écossaise (118), Le Manchon (126).
288 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.
En 1879, Whistler séjourne à Venise. D'où ses suites vénitiennes, partie piquante de son œuvre, comme la suite de la Tamise en est la partie forte. Ce sont des croquis très vifs, spirituels et singuliers, jetés sur le papier par une notation sémillante et rapide qui rappelle celle de la musique manuscrite, j'entends l'écriture du compositeur qui fixe au vol, fiévreusement, une inspiration, mouchetant, barrant, pointant. La comparaison musicale est ici à sa place , avec l'artiste qui a appelé ses tableaux des « harmonies » , des « nocturnes » et des « symphonies ». Les pièces vénitiennes de Whistler semblent des eaux-fortes pizzicato, comme un Carnaval de Venise enlevé par Sivori, avec le cinquième doigt, sur la quatrième corde.
Venice, a série of tivelve etchings. Fine Art Society, 1880. Cent exemplaires à 1,250 fr. (149 à 160). '
The Utile Venice, Nocturne, The little Mast, The little Lagoon, The Palaces, The Doorway, The Piazzetta, The Traghetto, The Rica (le quai des Esclavons), The Doorway s, The Beggars, The Mast.
Deuxième série :
Twenty-six Etchings (vingt-et-une sur Venise, les autres sont des sujets anglais). Dowdeswell, 1886. Trente exemplaires à 1,250 fr. (161 à 186).
Doonvay and Vine, Wheehvright, San Biagio,
Bead String^ers, Turkeys , Fruit-Stall , San Giorgio, Nocturne Palaces, Long Lagoon, Temple. The Bridge, Upright Venice, Little Court, Lobster Pots, The Riva n° 2, Drury Lane, The Balcony, Fishing-Boats, Ponte Piovan, Garden, The Rialto, Long Venice, Furnace Nocturne^), Quiet Canal, Sainte dawn, Lagoon noon.
La manière des suites vénitiennes est faite pour éruoustiller les imitateurs et les lancer dans la voie d'un rendu sommaire et égratigné qu'ils jugeront facile. En quoi ils feront fausse route : le mérite est ici dans la nouveauté, l'originalité, le goût, l'esprit personnel du peintre.
Depuis ces publications, l'œuvre de Whistler s'augmente constamment — et s'augmentera encore, l'artiste étant une de ces natures à rester toujours jeune, — de nouvelles eaux-fortes (*) et
(*) Merveilleuse pièce de clair-obscur, dit F. Wedmore, et qui ira de pair avec La Forge et La petite Forge.
(*) Murano, glass Furnace (187). — Fish-Shop, Venice (188). — The Dyer (189). — Little Salute (190). — Wool-Carders (191). — Regent's Quadrant (192). — Venetian Islands (193). — Nocturne: Shipping (194).
— Old Women (195). — Alderney Slreet (196, Gaz. des Beaux-Arts, avec un article de Th. Duret, 1881). — The Smithy (191). — Stables (198). — Nocturne: Salute (199). — Dordrecht (200). — Un Coin du Palais-Royal (201). — Croquis à Dieppe [202). — A Booth al afair (203).
— Cottage Door (204). — The Village Swet-Shop (205). — The Seamstress (206). — Croquis à Si-James Park (207). — Fragment de Piccadilly (208): — Old Clothes Shop (209). — Fruil-Shop (210). — Croquis de V » Embankment » (211). — Les Enfants Menpès (212). — The Steps (213). — The Fish-Shop, Chelsea (214).
Les eaux-fortes de Whistler ne sont pas communes on France. On finit par les connaître (et encore, pas toutes) lorsqu'on est un chercheu xii 19
290 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.
de croquis lithographies [Victoria Club, Stage door, Old Battersea Bridge, etc. Plusieurs de ces pièces ont figuré à l'exposition de la Lithographie en 1891). A signaler, dans ses dernières lithographies, une Forge et une Étude de jeune femme (dans un petit journal, le Whielwind, qui annonce le retour des Stuarts !), et, tout dernièrement, un très fin petit portrait de Stéphane Mallarmé.
Dans beaucoup de ses pièces, Whistler a pour marque, en guise de monogramme, une espèce de papillon.
WIBAILLE (Gabriel), élève de Paul Legrand. — Le Serment du Jeu de Paume : David ; manière noire très grand in-fol. 1837.
WIESENER (Pierre-Félix), graveur, a exposé de 1841 à 1850 des gravures en relief sur cuivre, à Feau-forte.
invétéré, et que pendant des années on suit les ventes publiques ou le magasin d'estampes de Dumont.
Le Cabinet des Estampes n'en possède aucune.
A présent que le siècle tire à sa fin, il devient indispensable de procéder, dans notre collection nationale, à un état de situation des œuvres des graveurs du XIXe, de poursuivre la mise à jour de ceux qui y sont incomplets et d'aviser pour ceux qui y sont à peine ou point commencés. Mais ceci ne doit pas dispenser le dépôt légal de fonctionner avec un soin un peu éclairé, et les artistes de faire généreusement leur devoir envers le Cabinet des Estampes. (Nous les renvoyons à notre note du tome II, p. 97).
M. Beurdeley qui, dans ces dernières années, réunit avec vigueur une collection d'estampes originales modernes, possède un bel œuvre de Whistler
WILLEMIN. 291
WILLEMIN (Nicolas- Xavier), né à Nancy en 1763, mort à Paris en 1839, antiquaire, dessinateur et graveur.
Planches au trait.
Peintures, Vases et Bronzes antiques de La Malmaison, par Al. Lenoir. Dédié à l'Impératrice Joséphine. 1810.
Collection des plus beaux ouvrages de V Antiquité (tirée des vases étrusques et grecs), chez Esnauts.
Choix de Costumes civils et militaires des Peuples de V Antiquité.
Mélanges de diverses Antiquités, 1817.
Parallèle des plus anciennes Peintures et Sculptures antiques.
Monuments français inédits pour servir à l Histoire des Arts (du xve au xvne siècle), 1839, chez Melle Willemin. Sur le titre, le portrait de N. X. Willemin.
WILLENICH (Michel), peintre de marine. — La Rade de Brest, 1878 ; La Rade de Liverpool, 1879, eaux-fortes.
WILLERMET. — Animaux de chasse, lithographies d'après Mélin, 1851 (Goupil).
WILLETTE (Adolphe), né à Châlons en 1857, dessinateur, lithographe, et peintre.
On serait apparemment fort empêché de raconter en entier et de juger définitivement une pièce dont il n'a encore été joué que le premier acte.
Il n'est pas plus aisé d'apprécier les artistes au moment où, engagés au fort du travail et de la lutte, ils ne sont peut-être même pas arrivés au
nœud de leur carrière ; lorsqu'ils n'ont donné que leurpremier acte, comme Willette, âgé aujourd'hui de trente-cinq ans seulement , et qui a donc à produire encore la majeure partie de son œuvre (*). Charmant d'ailleurs, ce premier acte de Willette, et touffu, et original. Il a d'abord le mérite de ne ressembler à rien, et n'est ni d'un caricaturiste , ni d'un satirique , mais d'un fantaisiste délicat , juvénile , rêveur , et même souvent vaporeux, qui ne s'inspire ni du Moyen- Age, ni du Japon, ni de Londres, ni de Munich, mais est au contraire de ceux que la race des imitateurs sans idées s'empresse de contrefaire (2). Ce n'est ni une comédie, ni un drame, ni un vaudeville, c'est une pantomime que nous donne Willette, ce
(!) Passe encore de troubler les jeunes dans leur travail quand on a du mal en dire ; l'expérience montre que les gens qui ont été amèrement critiqués et méconnus au début ne se portent pas plus mal de ce coup de fouet stimulant : on pourrait citer à l'appui les plus grands noms de l'art du siècle. Mais ce qui est dangereux c'est de leur dire prématurément le bien qu'on en pense, au risque de les noyer, sinon dans un tonneau de malvoisie, du moins dans un baril de sirop de sucre. Rappelons-nous ce mot d'un journaliste des plus experts en critique d'art : Quand nous nous mettons trop lot dans un artiste, nous le tuons !
(2) La copie, le manque de personnalité, jouent un rôle considérable jusque chez les dessinateurs de mœurs et les caricaturistes. A la suite de Gavarni ils se mirent à gavamiser. A la suite de Grévin, ils grévinisèrent, et firent du fac-similé de Grévin à s'y méprendre. Nous en avons à présent qui moyendgisenl : c'est le dernier mot du neuf. D'autres veulent parler japonais à des français: ils outamarotent et hokousaïsenl. D'autres, un journal anglais sous les yeux, font du simili-Punch ; à moins que séduits par une feuille munichoise, ils ne se croient obligés de fliguender. A la dernière heure, les voici qui ivillétisent et forainisent. Tout ce pastiche ne pèse pas une once.
Deburau du crayon ; une de ces pantomimes que le Cercle Funambulesque , en ses bons jours , a heureusement remises en vogue.
Personnages : le Pierrot blanc et le Pierrot noir. — Puis la petite femme de Willette « fillette » des faubourgs de Paris, dont le nez provocant, » la bouche retroussée à ses coins , la maigreur » juvénile, la gracilité mignonne font une nymphe » de trottoir, de café-concert ou de bal public, avec » des airs d'Agnès polissonne qui la rendent » adorable. » f1) Appelons-la Phrynette (*), comme dans la fameuse pantomime de V Enfant Prodigue. — Puis un collégien, aux premiers frissons du printemps, et très impressionné par cette gamine de Phrynette. — Puis un chat, la Lune, et enfin, la Mort, pour certains jours de velléités maladives et macabres qui ne sont pas du goût de tout le monde, car Grand-Carteret les loue, tandis que Dargenty les blâme.
La scène se passe dans divers journaux illustrés, comme V Événement parisien (un assez mauvais lieu, par parenthèse, que la justice a fait fermer),
(1) Dargenty : Exposition de M. Willette, 34, rue de Provence, (dans Le Courrier de L'Art de 1888).
(2) Willette l'a une fois signée, et assurément par manière d'attaque : Willette, élève de Cabanel (ce qui est vrai). Ici le critique paradoxal dont nous avons parlé à propos de Whistler, intervient encore pour nous dire : « Willette, élève de David. Il sait faire un petit nu de femme. Où l'at-il appris ? Dans l'atelier de Cabanel ? Quelle illusion ! On n'est pas élève de Cabanel, on est élève de David 1 »
la Chronique Parisiennne, le Triboulet , le Panurge, la Grosse Caisse, mais surtout dans le Chai noir (où Willette a donné dès le début, en 1882, quelques très fines « histoires en images », Pierrot fumiste, etc.. (genre dont on a abusé depuis et qui aujourd'hui ne porte plus) (*), et dans
(*) L' « histoire en images ->, le développement d'un fait ou d'une anecdote par une série de dessins, généralement sur la même feuille, a une histoire.
D'ahord l'histoire en images n'est pas une nouveauté, elle est vieille comme Epinal ou comme les alphabets illustrés. Elle a eu un grand succès avec Toppfer.
Mais il y a un raffinement : l'histoire en images sans légende. Ceci est encore vieux comme les verres de lanterne magique, qui sont bien des histoires en images sans légende ; on en trouvera aussi de nombreux exemples dans nos journaux illustrés, sous forme d'ombres chinoises, de silhouettes, de sujets au trait. Il y a vingt-cinq ans que Crafty, Humbert, Léonce Petit en ont tiré bon parti.
Mais ce qui a fait plus récemment la vogue des histoires en images, c'est de nous revenir par l'étranger, par les plaquettes du très remarquable Busch, par le journal de Munich les Fliegende-Blàtter, avec les Oberlander, les Meggendorfer et autres habiles du genre. Cette « découverte » parles Français de l'histoire en images sans légende coïncidait avec un besoin de renouvellement de notre ancien personnel de caricaturistes, vieillis et usés sur la brèche, et avec la lassitude d'une espèce de caricature: celle où le mérite du dessin est nul, et qui ne consiste qu'en une légende surmontée tant mal que bien d'une représentation graphique quelconque.
Les Français refirent donc de l'histoire en images, et du premier coup, avec les Caran d'Ache et les Willette, furent maîtres dans ce genre, au fond, secondaire. Le Chat Noir devint une collection d'histoires sans légende, et l'est resté. Par une réaction assez naturelle on fut un moment porté à raisonner ainsi : « Sous prétexte d'esprit dans la légende, la » caricature est pratiquée par des gens qui ne savent pas dessiner. Plus » de légende ! et alors l'esprit, le mérite, l'intérêt, seront bien forcés de » passer dans le dessin. Nous aurons enfin la caricature d'art. Place à » l'art, à l'art seul ! Plus de légende ! »
Théorie qui vient de recevoir des faits le plus rude démenti. Les « sans légende » croyaient triompher, après la disparition de Grévin,
le Courrier Français. Citons à titre d'exemple : Enfin, voilà le choléra, Les oiseaux meurent les pattes en l'air, Le Duel des Pierrots. Mimi Pinson tu iras en paradis, Le Temps des cerises, La Gifle, Le Vin rouge, Mademoiselle voulez-vous danser •?
mais dès qu'un homme à légende a reparu, il les a tous dévorés, en reprenant la formule chère aux Français, la formule de Gavarni, de Daumier, de Cham et de Grévin, le grand dessin de première page, le dessin en vedette, et qui parle ! C'est ce que veut le Français. Le dessin muet, la pantomime perpétuelle l'ennuient. Il veut que les personnages lui parlent sa langue si merveilleusement faite pour les traits incisifs qui fixent les dessins dans les mémoires et leur servent pour toujours de désignation et de passe-port. C'est par les légendes qu'on retient les dessins, même les dessins d'art.
Le succès de l'homme à légende a été instantané. C'était un inconnu il y a sept ou huit ans : et dès qu'il a paru, il n'y en a plus eu que pour lui. J'ai nommé Forain, avec sa légende si rapide et brutale, cynique à faire rougir Thomas Vireloque et même Grévin ; d'une si concise cruauté, et, pour employer le mot à la mode, si parfaitement « rosse » ; cette légende enragée qui vous saute dessus au coin des kiosques et vous mord.
Forain aussi, il est trop tôt pour le juger, engagé qu'il est au plus fort de la production. Il nous a donné son prologue, — un Forain dessinateur et peintre, robuste (Forain est d'éducation classique : « élève de David ! » dirait encore notre esprit paradoxal, lequel est cependant un des critiques les plus aiguisés de ce temps-ci) et élégant ; ce prologue est connu de bien peu de personnes !, — puis son premier acte, évoluant de la peinture vers le dessin satirique, dessin en forme d'écriture de plus en plus cursive, mais ferme d'assiette et vigoureux ; ce premier acte c'est la comédie aristophanesque des Satisfaits, des messieurs trop gros et trop chauves, qui « plaquent » femme et enfants pour aller courir après des petites filles trop mineures et trop maigres.
A présent, Forain, en plein succès, entame son second acte. Peut-être est-il au moment décisif, au nœud de sa carrière. Les journaux se le disputent , le soumettant à la production la plus intensive : plusieurs sujets et plusieurs légendes par jour. S'il y résiste, il aura montré un de ces tempéraments d'une vigueur que rien ne peut entamer. Et que ferat-il ? La suite des Satisfaits, ou du nouveau ? Du méchant, ou de l'humain ? De l'adouci ou de l'exaspéré ? Le particulier ou le général ? Les petites « rosseries », ou la grande satire ?
Suivez les journaux, tenez-vous au courant, et vous aurez la réponse.
etc. A quoi on peut ajouter le portrait de son père, le Colonel Willette, d'après son tableau.
Willette réussit d'autant mieux qu'il veut aller davantage vers le léger et le gracieux , (avec une tendance à faire les jambes des personnages trop courtes pour le buste) ; ses compositions purement au trait sont préférables à celles où il use de ce (frisé qui obscurcit les dessins et leur ôte le nerf. Mais il n'est plus lui lorsqu'il veut faire le méchant et le croquemitaine, et, remuant un tonnerre à la Cal chas, se forcer en socialiste et terroriser le bourgeois en le menaçant du flingot de l'ouvrier et de la guillotine à vapeur (Courrier Français du 20 juin 1886). J'aime mieux Phrynette, ô gué, j'aime mieux Pierrot. J'aime mieux Willette quand, restant gamin de Paris, il fait pousser par une jeune personne fort délurée ce cri de titi : Vlà le Carême : la viande se repose, la morue jamais! , ou quand, chargeant plaisamment un tableau de Gérôme, il fait crier par un groupe de petites femmes, réunies dans le cirque devant un majestueux personnage à haute casquette : Ave, Alphonse, morituri te salutant!, ou encore quand il nous montre sa gamine disant à des « potaches » en promenade : A Jeudi, ma couvée chérie, et soyez sages !
Willette a eu un instant son journal a lui : Le Pierrot, mais qui n'a pas duré. Etre administrateur d'un journal et le faire vivre est un métier
particulier, qui exige d'autres facultés que celles de dessinateur. D'ailleurs, un journal fait par un seul artiste a peu de chances de réussir ; comme les pièces de théâtre avec un seul rôle pour une « étoile » et rien autour.
Willette a illustré Les Pierrots, Les Sœurs Hédouin, les Giboulées d'Avril et d'autres livres de Mélandri, La Sœur de Pierrot d'Arsène Alexandre, Les Nuits de Paris de Darzens, enfin la partition de U En fan \t prodigue.
Affiches : L'Evénement parisien, Le Courrier Français, Le Petit National illustré. Nouveau Cirque, La Grenouillère, Pauvre Pierrot, Conférence salle des Capucines, Elections législatives : Willette, candidat antisémite, enfin L'Enfant prodigue: celle-ci est une lithographie originale.
Un jour, nous présent, Bracquemond dit à Willette : « Voulez-vous compter dans l'art? usez » d'un moyen d'art, et la paniconographie et le » report n'en sont pas. Faites de l'eau- forte, par » exemple, et si vous le voulez , je me mettrai à » votre disposition pour vous apprendre à graver » et à faire mordre » .
Les circonstances empêchèrent le dessinateur de donner suite à cette offre ; mais le conseil ne fut pas perdu et Willette, comme procédé digne d'un artiste, adopta la lithographie. Il fut évident, dès son début (avec l'affiche de la Partition de V Enfant prodigue, quelques dessins du Pierrot,
le frontispice du catalogue de V Exposition de la Lithographie*, les illustrations des Chansons de Paul Dehuet, et la couverture de L'Art du Rire) qu'il a l'étoffe d'un remarquable lithographe, coloré dans les vigueurs et très doux dans les blancs.
Et maintenant que sera Willette dans son second acte ? Vigne ttis te ? Dessinateur satirique, philosophe ou gamin ? Lithographe ? Peintre décorateur ? C'est ce que nous allons voir. Au rideau ! (')
WILLMANN (Edouard), de Carlsruhe, est venu faire à Paris toute sa carrière de graveur.
On trouve son nom sur plusieurs planches du Béranger de 1847. (Si j'étais petit oiseau, la planche a ensuite changé de signataire et reçu le nom de Doherty; Les Vendanges. Les Infiniment Petits, Les Chasseurs et la Laitière, Les Deux Grenadier s \ Le Juif Errant: sur cette planche, après retouches, le nom de Willmann a remplacé ceux des graveurs Ferdinand et J. de Mare).
Les Pêcheurs: Le Poitevin. — Vignettes pour une histoire des voyages en Chine. — Vue de
(*) Sur les peintures décoratives de "Willette au Chat Noir et à la Rrasserie du Clou, et sur son vitrail du Chat Noir, voyez le livre de Grand-Carterel [Raphaël et Gamùrinus) sur les brasseries dites artistiques.
Sur l'œuvre de Willette voyez La Caricature en France de Grand- Carteret, et L'Art du Rire d'Arsène Alexandre (imp. May et Motteroz, 1892).
WILLMANN. 299
Paris d'après Ad. Rouargue. — N ombreuses vues d'après Ad. Rouargue, in-8.
Vue de Heidelberg, in-fol. 1857. —Fribourg. — Baden-Baden. — Panorama de Rio-Janeiro. — Panoroma de la Havane. — Grande vue de Paris en 1860 (Chalcographie).
Folle et Mitle ; Diane et Blonde, chiennes de chasse de Louis XIV, 2 p. in-fol. en 1. 1863 (Chalcographie).
Le Printemps, L'Été, peintures de L. Cogniet à l'Hôtel de Ville de Paris, 4 pi. in-fol. en L, 1869. (L1 Automne et L'Hiver sont gravés par Outhvaite).
Jeune enfant cueillant des fleurs : Knaus ; Jeune fillette au bord d'un ruisseau : Van Camps :2 p. pet. in-fol. 1870.
Printemps, Été, Automne, Hiver : Marzak, 4 p. in-4. La Solitude de la Forêt : Marzak, 12 p. in-4.
Les Grands Paysages, 4 p. originales in-fol.
Les Petits Paysages, 16 p. originales pet. in-fol.
Willmann, graveur habile, mais dans le genre mécanique et froid des « gravures sur acier » , reçut la Légion d'honneur en 1863. Après 1870, il n'exposa plus. Il est mort en 1878.
WINTERHALTER (François-Xavier), peintre, 1806-1873. — Paganini, lithographie in-12 à claire-voie f1).
(!) Ce petit portrait de Paganini est signé Nach (1er nalvr v. Winlcrhalter. On l'attribue à Winterhalter l'aîné, et non à Herman Winterhaltcr
A de rares exceptions, les tableaux de Winterkalter n'ont pas tenté les vrais graveurs : ils n:ont été reproduits que par la manière noire ou la lithographie. Le nombre de ces reproductions est considérable, et il y a deux parts à en faire, comme il y a deux parts dans l'œuvre du peintre : les sujets de genre, et les portraits.
Les premiers, les « Décaméron », les « Dolce Farniente », les « Penserosa », les têtes de « Cora » ou de « Cecily » , les « Naïveté » , les « Candeur » et les « Innocence », lithographies de Léon Noël ou de Raunheim, gravures d'Alphonse Martinet, Joubert, Maile, Paul Girardet, Gornilliet, Sittel, ne commandent pas l'attention.
Mais pris dans leur ensemble, les portraits du peintre des cours de Louis -Philippe et de Napoléon III, reproduits par le crayon de Léon Noël et de Grévedon (plus rarement par Desmaisons, Lassalle, et par la gravure d'Achille Lefèvre, Delanoy, Prudhomme, Forster, Weber) demeurent un témoignage des plus précieux sur les types et la mode du xixe siècle, pris dans le milieu le plus affiné. — Il suffirait de citer comme exemple cette pièce fameuse : L'Impératrice Eugénie au milieu de ses dames d'honneur (lith. par L. Noël) (!).
le jeune, peintre, fixé à Paris comme son célèbre frère. — Autre lithographie : Johannes predict in der wusle, d'après Overbeck, lith. von Winterhalter, in-fol. en 1. (Veith. Imp. Lemercier).
(J) Ce n'est pas de la gravure, — dira-t-on , — c'est de l'imagerie. Va
WISMES. 301
WISMES (Le Baron de) , né à Paris en 1814, domicilié à Nantes. A publié Le Maine et V Anjou historiques : ses dessins ont été lithographies par Eug. Leroux, Mouilleron, Français. Ciceri, Bachelier , Aug. Mathieu , Maugendre , Rouargue , Eug. Deshayes, Laroche, Moynet, Arnout , Benoist, — un ouvrage sur Nantes (librairie Charpentier à Nantes).
Il a exposé de 1857 à 1880 une série de dessins et des eaux-fortes : Intérieurs de hangars et de fermes, vues prises à Nantes, à Pornic, et dans les départements de la Sarthe, de Maine-et-Loire, de la Manche, etc. — V Enfance de Claude Lorrain, 1864. — La Sainte Vierge enfant, 1878. — Le Petit Chaperon rouge, 1879. — Le Petit Poucet,
WITTE (Adien-Lambert-Jean de), né à Liège en 1850, professeur de dessin à l'Académie de cette ville depuis 1884, et graveur.
Eaux -fortes, 1875 et suiv.
Les planches étaient, en 1891, au nombre de 153, parmi lesquelles :
Tètes diverses. — Amour tirant de l'arc, frontispice, 1876
pour imagerie, mais qui sait quel avenir est réservé à de semblables images? Les amateurs du XXe siècle les paieront peut-être 2.000 francs, comme les amateurs d'aujourd hui viennent de se mettre à payer le portrait de Mlle Bertin (la modiste de Marie-Antoinette), par Janinet, qualifie d'imagerie il y a quelques années encore, comme les estampes en couleur de Debucourt !
— Tricoteuse endormie. — Frontispice pour Contes et Rythmes d'Henri de Backer. — Femme assise tenant un petit chien. — La Lessiveuse, in-4, 18^0. — Frontispice pour Y Histoire du Thdâtre de Liège, de Jules Martiny, 1887. — Etudes, vues et portraits divers. — Son propre portrait.
WORMS (Jules), peintre, né en 1832, élève de Lafosse. Il a débuté par la lithographie et l'on trouve sous son nom un Album Oriental d'après Désandré, 1852, et un Portrait de femme avec une petite fille, signé Jules Worms, in-4.
La Fleur préférée, croquis à l'eau-forte {Gazette des Beaux-Arts). — Chaque âge a ses plaisirs. — La Recette.
Muletier espagnol, eau-forte, gd. in-8.
WYLD (William), né à Londres, habitant Paris, peintre et fin lithographe, mort en 1891.
1. MONUMENTS ET VUES DE PARIS, dessinés par W. Wyld, in-fol., 1839 (publiés par Rittner et Goupil et par Susse).
Couverture : Tombeau d'Héloïse et Abailard.
Vingt pièces in-fol., dont quelques-unes très intéressantes.
1. Le Pont-Neuf, 2. La Madeleine (on y voit encore le réverbère à l'huile, avec sa corde passant en travers de la rue Royale), 3. La Porte Saint- Martin (curieuse vue), 4. Palais des Tuileries, 5. Pont des Saints-Pères, 6. Hôtel-de- Ville (curieux), 7. Marché des Innocents, 8. Palais-Royal, 9. Boulevard des Italiens (à la hauteur du Pavillon du Hanovre; très curieux), 10. Rue de la Paix (vue intéressante), 11. La Bourse, 12. La Porte Saint-Denis (vue très intéressante), 13. Pont-Royal, 14. Place de la Concorde,
WYLD. 303
15. Paris vu du Père La Chaise, 16. Notre-Dame, 17. Bassin des Tuileries, 18. Le Panthéon, 19. Chambre des Députés, 20. L'Arc-de-Trioinphe.