La Ménagère, d'après son tableau (L" Artiste
SUDRE (Jean- Pierre), le lithographe d'Ingres, né à Albi en 1783, fut successivement élève de l'école centrale de sa ville natale, puis de l'académie de Toulouse, enfin de David à Paris, en 1802. Il offre un étrange exemple de stérilité artistique pendant toute sa jeunesse : au sortir de l'atelier de David il resta plus de dix ans « sans savoir comment utiliser ses études de dessin ». Ce n'est qu'à l'âge de trente-cinq ans qu'il trouva une voie où s'engager: en 1818, la nouveauté et la facilité du procédé lithographique, que vulgarisait alors Lasteyrie. le séduisirent, et il s'y adonna définitivement.
Sa première production fut la série des portraits des accusés de l'affaire Fualdès: Bastide, Jausion, Colard, Bach, Bousqvier, Missonnier, la Bancal, Mme Mansçm : dessinés à Albi d'après nature par Sudré {sic, conformément à la prononciation méridionale), élève de David.
De 1820 à 1823, Sudre lithographia la collection des cent vingt portraits du Panthéon Français de Langlumé, en médaillons ovales in-4. Il y a là des personnages dont il est utile d'avoir un portrait , mais l'ensemble de la série est terne et banal.
Sudre s'était lié à Paris avec Ingres, son quasicompatriote (d'un albigeois à un montalbanais il n'y a pas loin). Il eut donc naturellement la fortune d'être adopté par le maître comme son traducteur