‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 33 sur 161 · Eaux-fortes diverses · texte numérisé non relu

Eaux-fortes diverses

Le Chanteur : Roybet. — Le Verger : Chintreuil. — La Danse des Nymphes : Corot. — La Batteuse : Millet. — Frontispice et 10 p. : Chintreuil. — Galerie Berthelier, 21 p. d'après divers. — Coquelin, rôle d'Aristide dans Le Lion Amoureux.

Les Sonnets Impossibles , par Poisle-Desgrange : Paris, Bachelin-Deflorenne, 1873, in-8; 12 eaux- fortes. — Le Roman à Veau-forte, en douze chapitres inédits par Poisle- Desgranges : Bachelin, 1874, in-8; 14 eaux-fortes.

TAILLÂND (Edouard), né en 1819. élève de Sixdeniers. Graveur de vignettes depuis 1843. préparateur des planches de Geoffroy (Geoffroy avait un préparateur!), et surtout graveur de figures de modes d'après les dessins de Jules David et des sœurs Leloir. Signe particulier : a gravé ces figures de modes entièrement de sa main, ce qui est rare dans cette spécialité f1).

(!) Il y a des sous-spécialistes qui gravent seulement les modes de

70 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.

TALIN. — Vers 1853, on voit ce nom associé à celui de Damourette, sur des séries de caricatures.

— Les Lorettes, Les Actrices, Les Filles de marbre, Fourberies des hommes, par Talin et Damourette.

— Petits albums pour rire, etc. — La Comédie des Comédiennes.

Talin, c'est Henri MEILHAC. de l'Académie Française (!).

TAMAGNON (Emerig de), peintre. — Rome religieuse, Vues de Sicile, lith., vers 1846.

TAMISIER (Charles) (2), élève de Porret; graveur sur bois de l'époque 1850. Vignettes

femmes (la fille de Tailland , Mme Cordeau, fait des préparations à l'eauforte de modes de femmes pour divers graveurs) et d'autres qui gravent seulement les vêtements d'hommes ; ceux-ci et ceux-là laissant les têtes et les mains en blanc, pour être gravées par d'autres sous-spécialistes d'un ordre plus relevé (comme Le Couturier), capables d'exécuter au pointillé ces morceaux de haute difficulté. Au besoin, cet assommant travail de picotage a été le gagne-pain de plus d'un graveur connu. Ferdinand Gaillard a commencé par là !

Aujourd'hui il y a une autre ressource, c'est de se faire retoucheur de photogravures. Juste réciprocité et échange mutuel de services. D'un côté , les graveurs retouchent les photogravures, et plus la photogravure disparaît dans le travail de l'homme, mieux elle vaut. De l'autre, on ne saura jamais les services que les héliograveurs rendent aux graveurs. J'en pourrais citer, et des plus marquants, qui écrivent des lettres éplorées à Dujardin : « Il m'arrive un accident , j'ai manqué ma morsure ! Pourriez-vous me faire remordre ? » Ou bien : « Je voudrais poser un grain sur ma planche : je suis embarrassé, voulez-vous me tirer d'affaire ? » Etc.

(i) Grand -Carteret cite un album : La Chicane et l'Amour, dont la couverture porte : « par Lefils , Meilhac et Damourette. »

(2) Sous la signature Tamisier, une lithographie : Mater Dolorosa , d'après Magaud , 1852.

Page 1