‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 65 sur 161 · Pièces diverses · texte numérisé non relu

Pièces diverses

Un Détenu politique (Revue des Peintres). — Les Vagabonds, d'après son tableau. — Amour filial, et autres pièces d'après divers {M.). — Les Lionnes de l'avenir (fillette portant sa petite sœur et tenant un pain), jolie lith. — Les Balayeurs, Café en plein vent, Les Chiffonniers, Les Gamins (Paris au XIXe Siècle).

LES MYSTÈRES DE PARIS, publication du Compilateur, 1843. La série in-4, débute par le portrait du « Compilateur » et continue par une suite de scènes du roman d'Eugène Sue, on les croirait destinées à être lancées en prospectus II y a là plusieurs pièces assez vigoureuses, et l'une notamment, Le Tapis Franc, rue aux Fèves, (n° 16 de la série) qui est remarquable : c'est l'une des meilleures œuvres de Traviès.

Macédoines, drôleries, petites grimaces, etc. — Titres de

musique : Les Bohémiens quadrille populaire ; Plus de

Patrie, romance deGrimaud et St-Martin, etc.— Le Vendeur

de savon Demarson.

Portraits : Dupont de l'Eure, Hérold, le général Chassé.

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— Galerie des Illustrations scientifiques : Raspail, Duméril, Requin, Cruveilher, Cloquet, Orfila. — Portrait d'un homme au lit de mort. — Buste d'homme avec une couronne. — Elisa Jubain, cantatrice.

Sujets de Mœurs.

Série de tètes, types divers : le Franc-Bourguignon, le Fashionable de la Courtille, le Goutteux, l'Amateur de porter, etc. (Osterwald et Rittner. Sans intérêt.) — Types Français, 1835 (sans aucune valeur). — Types et portraits de fantaisie. — Types en pied (Aubert). — Histoire naturelle de l'homme. — Galerie physionomique, 1836.

L'Ivrognesse : No?n d'un p'tit bonhomme, ça vous remet du cœur au ventre ! in-fol. (n° 2 d'une série de Rittner et Goupil).

LE CHIFFONNIER: Au fait, tous les Français sont naturellement susceptibles aux emplois civils et militaires, in-fol. (Rue du Coq, 4). Une des meilleures pièces de Traviès.

Physionomies de Paris, 8 p. in-4 cintré. — Plaisirs parisiens. — Les Rues de Paris, 7 p. — Promenades parisiennes. — Comme on dîne à Paris, série nombreuse. — Scènes de mœurs, 16 p. — Mœurs commerciales et industrielles, 7 p. — Galerie comique. — Blagualitës. — Les Monologues. — La Vie littéraire. — Mots écorchés. — Paraphrase de La Bruyère. — Un Scélérat de Neveu. 6 p. — Les Vices distingués, 2 p. — Les Génies méconnus. 2 p. (sur l'une des pièces, on voit le Mapah étendu sur un divan, entouré de quelques adeptes: il y a dans le dessin comme une intention de raillerie).

Barrières de Paris, 8 p. — Scènes bachiques, 20 p., 1839. — Les Joies et les Misères du pauvre peuple, 2 p. — Le Désabusé : J'en ai tant vu de vilaines choses dans ce monde que j'aime autant être comme je suis! 1851.

Baudelaire, très bienveillant pour Traviès qu'il croit un artiste éminent et incompris, dit : « Sa muse est une » nymphe du faubourg, pâlotte et mélancolique. A travers » toutes ses tergiversations, on suit partout un filon sou- » terrain aux couleurs et au caractère assez notables. » Traviès a un profond sentiment des joies et des douleurs y du peuple; il connaît la canaille à fond, et nous pouvons » dire qu'il l'a aimée avec une tendre charité. C'est la » raison pour laquelle ses Scènes bachiques resteront une

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» œuvre remarquable. Ses chiffonniers d'ailleurs sont géné- » ralement très ressemblants (d) ».

Traviès a dessiné quelques bois pour La Séparation, de Vendremish Durivage, 1833 (une vignette de titre). Les Français peints par eux-mêmes, le Jardin des Plantes* Les Mystères de Paris, le Paris au XIXe Siècle d'Aubert.

TRAVIÈS (Edouard), né à Doullens en 1809. Le frère cadet du créateur deMayeuxfut. ô contraste ! un dessinateur de petits oiseaux. Il était bon spécialiste pour l'histoire naturelle et a lithographie : Macédoines variées de (leurs, fruits, papillons, insectes: Les Oiseaux les plus remarquables (avec Tirpenne, chez Ganibart, 1845: Collection pitto-

(!) Tout cela est fort bien , mais au total Traviès, malgré sa philosophie triste et compatissante, malgré son observation des chiffonniers et des ivrognes, n'est pas devenu l'artiste « éminent » dont Baudelaire lui croyait l'étoffe. Peut-être précisément à cause de cette observation des ivrognes et des chiffonniers. Les ressources matérielles lui ont manqué, dit-on , ou la santé. Soit ! Et aussi le modelé. Et encore cette fermeté, cette clairvoyance du but à atteindre qui triomphent souvent de toutes les difficultés. Admettons qu'il ait eu sûrement l'étoffe d'un peintre éminent ; eh bien , alors, Traviès s'est perdu parce qu'il s'est déclassé en caricaturiste, parce qu'il n'a pas eu l'horreur de l'ignoble ; ce qui l'a perdu . — comme tant d'autres depuis lui, — c'est, en un mot, l'inconscience de ce qui est à faire et à ne pas faire quand on veut, compter dans l'art. Il lui a manqué cette notion bien nette que ce n'est pas un métier que d'exploiter le masque de Charles X vieilli, ou de rabâcher des têtes en poires, ou de ressasser le nez de M. d'Argout (pas plus qu'aujourd'hui les favoris de M. Jules Ferry ou l'habit noir de M. Carnot), que Mayeux et ses ordures sont une pitrerie dont on peut rire, mais qu'on n'estime pas et qui ne mène à rien (pas plus qu'aujourd'hui les dessins à intention libre). — Traviès, dira-t-on , était misérable et faisait ce qu'il pouvait pour gagner son pain ! — Soit encore ! n'accablons pas un malheureux. Mais enfin , que d'autres artistes au cœur noble ont connu la misère des débuts, ont traverse des moments d'une dureté effroyable, et n'ont jamais été tentés de manger de ce pain-la !

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resque des- plus jolis Oiseaux des quatre parties du

Monde, 47 pi. ; Oiseaux et Papillons. 93 pi. etc. (').

Vues de la banlieue de Rouen, lith. par Urruty.

TRAYER (J. Ange). — Les Mois, sujets d'enfants lithog. (Goupil et Vibert) (2).

TRICHON (Auguste), a gravé des bois pour Les Etrangers à Paris , 1844 , le Musée des Familles, L'Illustration, le Journal pour Tous, le Magasin des Enfants, le Journal du Dimanche, V Histoire des Peintres. 11 a exposé en 1848. On le retrouve ensuite aux Salons de 1873 à 1882, avec des gravures pour le journal La Famille

TRICHOT-GARNERI (François) . peintre verrier (?)

1. MARTYRE DE SAINT SYMPHORIEN : Ingres: lithographie très gd. in-fol.

Cette très grande estampe dessinée et lithographiée en 1838 par Triehot-Garneri à Chalon-sur-Saône, imprimée chez Guason-Johard à Dijon, et dédiée àl'évêque d'Autun, est totalement inconnue ; pour deux raisons, elle est rare, et elle a été faite en province.

(*) Le Bocage, Trophées de nature morte, La Vénerie. La Chasse, Souvenirs du Chasseur, etc. Dans ce genre-là on finit par ces trophées de gibier, découpés et bombés en relief pour faire illusion ! Il y a pareillement des trophées de poissons, à l'usage des pêcheurs, par Champin, qui fournissait aussi de fleurs le fonds de Delarue,avec Sette et Groboti frères.

(2) Sous la signature Trayer , portraits lithographies de Raspail et autres représentants de 1848.

(3) Ses filles, Adèle et Advienne Trichnn, gravent sur bois, et ont exposé la première en 1868, la seconde en 1882.

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Le Cabinet des Estampes en possède deux épreuves : l'une , sans retouche , offre des morceaux remarquables (la figure du saint, notamment) et une certaine faiblesse générale de couleur. L'autre plus montée de ton, et plus vigoureuse de modelé, est encadrée dans la salle de la réserve. Elle porte la signature : Ritoccata da L. Calamatta.

2. Le Sacre de Napoléon : David, t. gd. in-lbl. Fs. Trichot de Chalon-sur-Saône (Lemercier- Bénard).

TRIMOLET (Joseph-Louis), peintre, graveur, lithographe et vignettiste.

Il avait certainement en lui l'étoffe d'un peintre du plus grand talent ; — mais il n'eut pas le temps de le montrer (*), étant mort tout jeune, après une vie de détresse : — heureusement, il a semé dans quelques livres des illustrations d'un humour très lin, et ainsi, par les bibliophiles , son nom sera préservé de l'oubli. Et voilà son histoire en trois mots.

Né à Paris en 1812, orphelin à neuf ans, il lui fallut dès cet âge gagner sa vie ; il fut petit commis dans divers magasins, puis apprenti chez un graveur, put entrer, à force d'économie, dans l'atelier de David d'Angers, dessina des vignettes pour le comte Alexandre de Laborde et pour Curmer. se maria tout jeune avec la sœur de Daubigny, et se trouva dans la misère. Il continua à dessiner

(!) Il a laissé un tableau, Distribution de secours par des sœurs de (•liante, à la porte de l'hôtel de Sens (médaillé au Salon de 1839) où se trouvent des parties de premier ordre. Ce tableau appartenait au sculpteur Geoffroy-Dechaume, qui l'offrit au musée du Louvre.

diverses illustrations, et mourut, en 1842, emporté parles privations et la phtisie (l).

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