‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 5)Chapitre 25 sur 65 · ANDRE · texte numérisé non relu

ANDRE

La question , autrefois soulevée ^ de savoir quel est le véritable inventeur de la lithographie est résolument tranchée en faveur de Senefelder. Il n'y a pas à y revenir (/) .

Mais si l'invention est bavaroise, dans la pratique la lithographie est française par les artistes qui s'y sont illustrés, et l'ont illustrée du même coup.

Après une période de grand éclat , elle fait aujourd'hui peu parler d'elle. Elle règne en souveraine . il est vrai , dans le domaine du modèle de dessin , de raffiche, du titre de morceau de musique et de chansonnette. Par elle, la postérité connaîtra les scènes capitales de nos opérettes et le galbe inimitable de l'Amant d'Aman da, du petit Bossu parisien et de l'Homme à la tète de veau. Mais est-elle morte pour l'art ? Espérons que non : peut-être surgira-t-il quelqu'un pour la tirer de sa léthargie f). Nous voulons dire quelqu'un

(Ij Voyez l'ouvrage de Senefelder sur l'invention de la lithographie, ou l'analyse qui en a été donnée par M. Hédou dans son étude sur la Lithographie à Rouen ; et encore diverses préfaces de catalogues de vente, par M. Burty.

(2) Ce vœu paraîtra étrange aux exclusifs qui, de la gravure, n'admirent que quelques morceaux bien connus désignés à leur attention par les traités spéciaux. Souhaiter le réveil de la lithographie ! est-ce assez ridicule !

L'opinion , pourtant , n'est pas nouvelle ; elle a été émise il y a vingt ans par M. le vicomte Henri Delaborde. dans son étude sur la lithographie publiée par la Revue des Deux-Mondes.

C'est également l'idée exprimée par M de Lostalot dans un article sur la lithographie qui termine son ouvrage sur les Procédés de la gravure.

Ne désespérons pas non plus de voir la chromolithographie sortir un jour

d'exceptionnellement original , car autrement nous avons beaucoup de très bons lithographes.

ANDRÉ (Alexandrine). A ce nom Le Blanc inscrit une pièce historique in-fol. : Atcx 27, 28, 29 Juillet 1830^ inscription dont les lettres et les chiffres sont remplis d'épisodes.

ANDRÉ (Jules), peintre et graveur à Teau-forte. né à Paris en 1807, premier peintre à la manufacture de Sèvres en 1836. — Paysage (1848), petite pièce in-8.

ANDREW, BEST, LELOIR. Il est impossible de séparer ces trois noms, que Ton voit figurer si souvent sur une seule et même pièce et qui nous rappellent immédiatement les illustrations des commencements du Musée des Fa77iilles et du Magasin "pittoresque^ premiers efforts de la gravure sur bois renaissante, et depuis si prospère. C'est à ce titre qu'il faut conserver le souvenir de ce brelan de graveurs.

de l'ornière. Certains signes font penser qu'un artiste habile pourrait assouplir et harmoniser ce procédé. Un portrait de Sarah Bernhardt d'après Bastien-Lepage, récemment chromolithographie par les imprimeurs Testu et Masbin, est une remarquable estampe en couleur. Il ne déparera aucune collection, et nous le signalons pour prouver qu'il y a quelque chose à faire dans cette voie.

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