‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 5)Chapitre 29 sur 65 · APPIAN · texte numérisé non relu

APPIAN

Barques normandes (Gazette des Beaux- Arts). — Canal aux Mainigues. — Un Soir, bords du Rhône à Aix. — Avant la pluie. — Environs de Menton.— Cabanes de pêcheurs , côtes d'ifalie.— Port de San- Remo.— Retour de la pêche à Gollioure. — Plage de Collioure.— Environs de Mourillon.— Souvenir. — Bords de ruisseau à Rossillon. — Chemin de l'étang à Frignon, Isère. — Rue du village d'Artemare, Ain. — Environs de Carqueranne.— Le Pont des Rochers , à Nantua.— Un Rocher dans les communaux de Rix. — A Gervérieux , Ain (Salon de 1884), etc. , etc.

. Une collection d'eaux-fortes d'Adolphe Appian , comprenant vingt-cinq Paysages et Marines, a été publiée en un recueil par Cadart.

ARAGO (Jacques), 1790-1855, le voyageurlittérateur-vaudevilliste , frère du célèbre astronome, a lithographie :

1. Quelques vignettes pour des titres de romantiques ; Insomnie, de J. Arago et Kermel, 1833; Les Liaisons dangereuses, drame d'Ancelot et Xavier, 1833 ; Angélique ou PAiineau nuptial , du Comte Krasnowski ; Les Hésègiaques , par Adrien Paul ; La Vénitienne, d'Anicet Bourgeois, 1834.

Productions minimes, et qui sont aussi loin d une œuvre d'art qu'une monade d'un éléphant. Mais pour être petits les microbes n'en jouent pas moins un rôle, et l'on ne peut se dispenser de les signaler au passage.

2. Des figures d'anthropologie, souvenirs de ses voyages. — Quelques essais ultra-patriotiques dans le

genre de Charlet . comme La Prise d'un Canon . qui a iiour légende : Allons, ut (sic) , ou SHl n'éfail pas mori. etc. — A la Mémoire des Officiers de santé de la Marine rictiraes de la fiècre jaune. — Un titre de morceau de musique, Françoise de Rirnini^ etc.

3. Daus le jourual la Mode. 1835, une série de Caricatures politiques fort violentes.

On sait que dans la luain des hommes de ce temps , le crayon mou du lithographe devenait volontiers la plus redoutable des ti'iques. Jacques Arago a représenté Louis- Philippe en paillasse , marchant sur les mains : ou bien encore « l'Amoureux transi » (le Duc d'Orléans) dans une posture fort ridicule, à la poursuite d'une princesse qui se précipite du haut d'un rocher plutôt que de l'entendre : etc. Ces lithographies sont signées ./. A.

ARMAND-DUMARESQ, peintre, ué en 1826. et qui s'est attaché principalement aux sujets militaires , a quelquefois pris la pointe pour graver à Teau- forte. 11 signe Armand, ou Armand- Dumaresq^ ou A).

1. Portraits à l'eau forte : Monginot, in-8. — Babcock, in-8. — Baroilliet. — Couture père, 1848. — Prévost . de la Comédie-Frauçaise , 1853.

2. Eaux-fortes : L'Enfaut prodigue, d'après Couture. — Fac-siuiile d'un dessin à la pluuie. — Mai'tyre de saint Pierre, Armand Duraaresq, pinx. et sculp., in-4. — Le Christ des naufragés, 1850. — Le Salut militaire , 1879. — Frontispice pour V Illustration nouvelle, 1880. — Diplôme pour V Association littéraire internationale , 1880, eau-forte , in-fol. en 1.

ARMAND-DUMARESQ. 59

3. Lithographies : L'Aumônier du régiment. — L'Hospitalier volontaire. (Plusieurs tableaux du peintre ont , de plus, été lithographies par Pirodon.)

4. Uniformes de l'armée française en 1861, dessinés sous la dh^ection du général de division Hecquet , d'après les ordres de M. le Maréchal Ministre de la Guerre, par Armand-Dumaresq (troupes de ligne). Cette belle collection contient 54 planches , plus deux N°^bis. Format grand aigle. Imprimerie lithograpliique de Lemercier, 1861.

Désignation des corps : Gendarmerie, 4 costumes ; garde de Paris, 4 ; sapeurs-pompiers, 4 ; infanterie de ligne, 16 ; chasseurs à pied , 4 ; corps spéciaux , 4 ; infanterie légère d'Afrique, 2 ; régiment étranger, 2 ; carabiniers, 5 ; cuirassiers, 5; dragons, 5; lanciers, 5; chasseurs, 3; hussards, 5; chasseurs d'Afrique, 5 ; cavalerie de remonte, 2 ; spahis, 5 : école impériale de cavalerie , 4 ; artillerie , 5 ; génie , 6 ; train , 3 ; troupes d'administration , 4.

Vendu complet , en 1884 , 250 fr. — Un autre exemplaire, 350 fr.

Très recherché des nombreux collectionneurs qui s'adonnent aujourd'hui à la spécialité des uniformes militaires.

ARNOUT (Jean-Baptiste) ou ARNOULD. lithographe inépuisable . a dessiné des Paysages , des Vues pittoresques , et surtout des Vues de Paris. Une première série in-4 , datée de 1820 . est remarquable par l'aspect lugubre et désolé que le dessinateur a donné à tous les monuments. Une série in-fol. en largeur a été publiée en 1837 par Veith et Hauser. 11, boulevard des Italiens. Une autre suite est in-4. sans filet d'encadrement. Une autre encore a paru en 1844, etc.

Arnout a conservé , par une suite de grandes lithographies publiées chez Jeannin . place du Louvre, les divers aspects de la célèbre cérémonie du Retour des Cendres ; une autre suite plus petite . sur le même sujet , est lithographiée conjointement avec Victor Adam. Il a donné une série de six pièces sur la Mort du Duc d'' Orléans. 1842 0.

Portrait de Brongniartj architecte de la Bourse^ 1739-1813.

Il fut très employé par l'éditeur xA.ubert pour

(1) La gravure aurait, semble-t-il , autre chose a faire qu'a se vouer perpétuellement à la reproduction des tableaux d'anciens maîtres. Elle pourrait aussi chercher des sujets très intéressants dans les faits contemporains. Ceux qui aiment les choses prises sur le vif ne s'en plaindraient pas.

Autrefois, dessinateurs et graveurs officiels n'étaient-ils pas chargés de reproduire le sacre de Louis XV, le jeu du Roi , le bal paré de Versailles, les pompes funèbres de Notre-Dame et de Saint-Denis, la revue des gardesfrançaises ou de la Maison du Roi, les fêtes données à l'Hôtel-de- Ville; ou bien encore l'ouverture des États-Généraux ? Les principaux événements de la Révolution ont fourni la matière d'importantes suites de gravures, les costumes du sacre de Napoléon ont été reproduits dans un beau recueil.

En cherchant bien, les événements politique , les cérémonies, les revues, les distributions de drapeaux , les fêtes, les inaugurations d'Expositions universelles, fourniraient encore des sujets instructifs à retracer autrement que par le fait-divers de la gravure sur bois des journaux illustrés. Ce serait le rôle tout tracé de l'État d'effectuer des commandes dans ce sens. Ces planches, déposées à la Chalcographie, y retrouveraient leurs aînées, celles de Cochin et de Moreau. C'est un voisinage dont elles n'auraient pas à

rougir.

Et pourquoi ne ferait-on pas cela pour les gravures ? On le fait bien pour les médailles. Quand le Parlement émet un vote important (le retour des Chambres à Paris, par exemple], une médaille est commandée et distribuée à tous ses membres. Pour les estampes nous serions moins exigeant; nous ne demanderions pas qu'on les distribuât , mais simplement qu'on les fît faire.

Page 1