‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 5)Chapitre 3 sur 65 · Bords de l'Oudon. — 1864. Le Marché de · texte numérisé non relu

Bords de l'Oudon. — 1864. Le Marché de

(1) La Société des Amis des Livres, qui comprend cinquante membres titulaires et vingt-cinq correspondants, existe officiellement depuis 1876.

Elle a publié huit volumes, ornés de deux cents illustrations de Gérôme, Dag'aan-Bouveret , Edmond Morin , Maurice Leloir, Paul Avril , Dupray, Benjamin Constant , gravées par Mongin, Le Rat , Courtrj, Mordant, Bichard , Milius, Teyssonnières, Los Rios, etc.

Elle est aujourd'hui très prospère. L'excédent de recettes qu'elle retire de chaque publication, par la vente des dessins originaux mis aux enchères entre ses membres, est employé à l'amélioration des publications ultérieures.

La Société réalise ainsi le type de l'éditeur idéal rêve par beaucoup d'artistes : un éditeur agissant pour l'amour de l'art et ne retirant aucun profit de ce qu'il publie.

On est bien injuste avec les éditeurs, soit dit en passant. Ils sont cependant des intermédiaires absolument nécessaires entre l'artiste et le public , surtout en matière de livres à estampes.

On ne leur tient pas assez compte de ce qu'ils risquent : et cependant leur métier a bien aussi ses difficultés et ses déboires, et Ton n'y réussit pas toujours. Mais chaque coup qui les atteint ricoche sur les artistes.

Toutefois , de ce qu'ils sont indispensables , ce n'est pas une raison pour ne pas offrir aux graveurs d'autres voies pour arriver. Nous avons quelques raisons de croire à la prochaine naissance de la k Société des Iconophiles français '^, qui pourra rendre à l'art delà gravure de très utiles services.

12 LES GRAVFAîRS DU XIX"^ SIECLE.

Vitré, Sous bois. — 1865. Le Ruisseau , le Sentier.

— 1866. Le Val Clémence. — 1867. Le Vallon de Kerdario. — 1868. La Jouane (Mayenne). — 1869. Les Roches du Gibet . la Foret du Karrioët. — 1870. Paysage et ruines, L Arbre de Jean Cottereau.

— 1872. Trente gravures ]K)iir YAlbura de Chàteuu- Gontier et de ses environs. — 1874. La Source de Kergoarec (pour/'AW)- ~ ^^~6- Trente-cinq gravures pour Y Album d Angers et de ses environs.

— 1877. La Butte de Gohier, la Rue Baudrière à Angers. — 1880. Matinée d'Octobre ( Gazette des Beaux-Arts). — 1881. L'Étang de Kernezet (Id.).

— 1882. Ruisseau de St-Pliilibert (rArt) . Village en Anjou. — 1883. Barrage de l'étang du Merle {Gazette des Beaux- Aiis). — 1884. Le Sonnnet de la Diablerie.

2. Planches pour diverses publications : Sonnets et Eaux -fortes . Brindilles d'Albert Leniarchand . Poésies d'Achille Milliers. Chroniques craonnaises de Bodard . Bulletins archéologiques, etc.. etc.

3. Divers paysages pour la Société des Aqua-lbrtistes, etc.. etc.

ACHARD (Jean), peintre (1807-1884). a gravé à Leau-forte quelques jolis petits paysages.

ACKER (J.). On trouve cette signature sur une lithographie publiée par le Journal des Gens du Monde, fondé par Gavarni en 1833. et qui sombra presque aussitôt.

ADAM (Jean) . l'un des graveurs de la Description de V Egypte, grand ouvrage publié par ordre de Napoléon F'' et dont les planches sont conservées à la (Chalcographie (').

1-2. Vue du Pont de Liboume . Vue du Pout d«^ Bordeaux . 2 p. iu-fol. 1821-1822.

A cette dernière planche se rapporte un fait intéressant : Adam , ayant besoin d'envoyer à Bordeaux un dessinateur qui relevât pour lui les travaux du pont, fit choix du jeune Guillaume-Sulpice Chevalier, qui depuis s'appela Gavarni.

ADAM (PiERREjj neveu (?) de Jean, né en 1799. a gravé de grandes estampes : Mercure endormant Argus, d'après Steuben ; Lord Byron , d'après M^^'' Ribault ; Louis XVI faisant des aumônes jiendant V hiver de 1788 et Maladie de Las Casas, d'après Hersent. — Jeanne d'Arc, 2 p. d'après Dévéria. — Wagram . la Bérésina ^ très grandes estampes d'après Langlois. — Bataille de la Favorite, le Château de Burgos, etc.

Divers petits portraits, de la facture la plus lâchée : Corneille, Napoléon, Ney, Louis- Philippe, Foy, Gérard, La Fayette, etc. Le mieux est de n'en point parler.

(1) Beaucoup de cartes géographiques sont signées Adam. Il y a eu aussi un Julien Adam , graveur héraldique à Paris — Enfin, Jean-Nicolas Adam a gravé des vignettes de batailles pour \ Histoire de Napoléon , de Norvins.

Des vignettes, gravées comme l'ont été sous la Restauration les illustrations de Desenne et de Dévéria, c'est-à-dire sans aucun agrément.

Enfin, l'ouvrage suivant :

Œuvre du Baron François Gérard . gravures à l'eaii-forte par Pierre Adam . 1825 . publiées par Vignères. quai de l'École. 30. et Rapilly. quai Manquais, 5; in-4. En voici le détail :

Madame Adélaïde.— Alexandre 1" (1810). — Alexandre V'' (1814) , ( la figure a été depuis retouchée par Bracquemond en 1851). — Le Comte d'Artois. — La famille Auguste. — Duchesse de Bassano. — Bernadotte. — Duc de Berry. — Duchesse de Berry et ses enfants. — Laetitia Ramolini. — Joseph Bonaparte. — Louis Bonaparte. — Jérôme Bonaparte.

— Élisa Bonaparte et sa fille. — Caroline Murât à TÉlysée.

— Gai'oline Murât et ses deux enfants. — Caroline Murât et ses quatre enfants. — Prince Borghèse. — Charles X. — Julie Clary, femme de Joseph Bonaparte. — Eugénie Clary, femme de Bernadotte. — La Reine de Suède. — Général Colbert. — Comtesse du Gayla. — Lord Egerton. — Prince Eugène. — Princesse Amélie de Bavière, femme du Prince Eugène. — Général Foy. — Frédéric-Auguste, roi de Saxe.

— Frédéric-Guillaume III. — Comte et Comtesse de Frise.

— Princesse Grassalkowich. — Prince Guillaume de Prusse.

— Hoche. — Hortense Beauharnais. — La même, avec son fils aîné. — La même, avec son second fils. — Ferdinand d'Imécourt , officier d'ordonnance du maréchal Lefèvi'e, tué devant Dantzig. — Isabey et sa fille. — Comtesse de Jersey. Joséphine Bonaparte. — La même, impératrice. — Comtesse Alexandre de La Borde. — Lannes. — La Maréchale Lannes et ses enfants. — La Réveillère-Lépaux. — Princesse de Tour-et-Taxis. — Lauriston. — Louis XVIII. — Louis-Philippe, duc d'Orléans. — Louis-Philippe. — Marie-Amélie.— Marie-Louise. — La même, avec le Roi de Rome. — Général Moreau. — Madame Morel de Vindé et sa fille. — Murât, général. — Murât, connétable. — Murât, roi de Naples, — Napoléon. — Général Pozzo di Borgo. — Madame Récamier.

— Comte Regnault de Saint-Jean d'Angély. — Duchesse de

Sagan. — Prince de Schwartzemberg. — Comtesse Starzinska.

— Stéphanie Beauharnais, princesse de Bade. — Talleyrand.

— Princesse de Talleyrand. — Madame Tallien. — Madame Visconti. — Comtesse Walewska. — Wellington. — Catherine de Wurtemberg , reine de Westphalie. — Comtesse Zamoïska et ses enfants.

Recueil intéressant comme document , en dépit de son exécution sommaire , et du reste sans prétention , qui ne donne en quelque sorte que le croquis schématique des portraits en pied de Gérard.

Ij Œuvre du Baron Gérard a paru en 1857, en trois volumes ; le premier donne quati'e-vingt-trois portraits en pied , dont ceux de Pierre Adam ici détaillés ; le second , les tableaux ; le troisième, les esquisses et les portraits en buste ou à mi-corps.

ADAM (Victor), jQ-ls de Jean Adam , 1801-1865, élève de l'École des Beaux-Arts , peintre d'histoire et de paysage . dont on peut voir plusieurs tableaux au musée de Versailles. Nous n'avons à le considérer ici que comme lithographe.

Le Sac aux idées, avalanche de comjyos liions de tous genres \ ce titre, qui est celui d'un de ses innombrables albums lithographiques , pourrait parfaitement convenir à l'œuvre entier : vingtcinq portefeuilles in-folio de pièces dont la plupart contiennent huit, quinze, vingt sujets; c'est une inondation de sept ou huit mille dessins, traitant de omni re scihili ^ sans portée, exécutés avec une facilité inouïe , de chic , suffisamment soignés et quelquefois amusants, jusque vers 1848, moment où la production devient tout à fait

commerciale et n'est plus que de l'imagerie très commune.

Il n'y a pas à faire le difficile à propos d'un artiste qui n*a jamais affiché de grandes prétentions et dont l'œuvre peut se réduire à trois types modestes : des études d'animaux . destinées à servir de modèles pour les cours de dessin ; des macédoines . ou placards à petits sujets , genre enfantin mis en vogue principalement par l'éditeur Aubert . auquel plus d'un artiste de talent a sacrifié , et que Victor Adam a cultivé avec fureur : enfin des scènes historiques , tableaux populaires, embrassant la Révolution , l'Empire , la Révolution de 1830 et celle de 1848. et finissant par la guerre de Crimée. Mais on peut regretter que l'artiste n'ait pas endigué sa débordante facilité : peut-être y aurait-il gagné, car il n'était pas sans talent. De son temps, ses lithographies se sont . il est vrai . répandues à profusion et ont obtenu un succès de vente, mais rien qui reste.

Il serait toutefois bien étonnant que. parmi les milliers de pièces d'un dessinateur qui prend ses sujets dans l'actualité . le curieux ne trouvât pas quelque renseignement utile et intéressant. La série des lithographies sur les Journées de Juillet est. à ce titre, un document instructif. Ce ne sont que des images, mais c'est d'images et autres pièces de cette sorte, placards, affiches, aima-

nachs, caricatures, costumes, que se forment les collections d'estampes historiques.

Et pour nous , la pièce la plus curieuse peutêtre de Victor Adam est celle qui représente Louis - Philippe taisant la patrouille avec des gardes nationaux. A dire vrai, pour un roi, patrouiller en ourson et en pantalon blanc , l'arme au bras . avec des favoris et du ventre , c'est ce qui manque de prestige. Mais c'est précisément pour cela que celte petite lithographie de deux sous, faite sans esprit de dénigrement et même dans un but de popularité, a sa petite importance : c'est une de ces pièces topiques qui caractérisent une époque.

Feuilletons vivement les lithographies de Victor Adam.

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