BACLER D'ALBE
Paris et ses environs, 1822. Paris, lith. Engelmann (et Villain) , 48 p. in-4.
Intéressant pour les personnes qui recherchent ce qui se rapporte à l'ancien Paris. Les personnages sont assez agréablement dessinés dans les pièces intitulées : Théâtre des Variétés, le Départ de St-Cloud , le Marchand de coco du pont de V École-Militaire, le Jardin des Tuileries, la Pompe du quai de V Ecole , le Bal d'Issy , Carrefour de la Madeleine , Boidevai'd de la Madeleine ( on y voit Téglise en construction ) , Boidevard des Bains chinois , Théâtre des Italiens.
Le texte explicatif, gTavé, est d'un style qui a son pittoresque. Pour les Bains chinois , par exemple , l'auteur explique qu' « il fut un temps ou il était de suprême bon » ton d'imiter en tout les Chinois : insensiblement les » magots ont fait place aux chefs-d'œuvre des Phidias et » des Praxitèle, et on préfère maintenant un bel ornement » étrusque aux bizaiTes combinaisons de zigzags enfantées » par le cerveau des architectes de Pékin. »
Le théâtre qui voit aujourd'hui les succès de Judic et de Dupuis est pour lui « le temple de la Variété, élevé pour » ainsi dire (sic) au dessus des toits de quelques cafés et de » boutiques de toutes espèces, qui attire agréablement les » regards. De vieux arbres, sans le cacher, répandent le » mystère autour de lui , et moyennant la faible rétribution » de deux sols on jouit d'une chaise et du spectacle des » promeneurs. »
A la Madeleine, le général voit le temple (toujours des temples ! ) « qui, quoique lentement, s'élève enfin au milieu » des airs et nous promet un monument digne d'un siècle » éclairé. . . » Suit un tableau de Paris : « Je vois la mar-
» chande de gâteaux qui présente aux amateurs des
» harengs gTillés. Ici s'étale l'odorant fi'omage de Brie : » plus loin l'armurier m'offi'e des instruments de carnage, » je détourne les yeux ; je préfère les bonnes huîtres fraîches » que m'annonce le marchand de vin »
C'est un album à ne pas manquer quand on le rencontre !
BADOUREAU , graveur au pointillé, époque de la Restauration. Accommodait en modèles (!) de
dessin les « portraits )> de Jésus-Christ et de la Vierge, ceux de Henri /F et de Louis XVIII, de Kléher. Junot^ Berthier^ Brune, Bertrand ^ Foy^ des vierges de Raphaël , etc. — Il dédiait au baron Gourgaud La Mission dangereuse et Le Retour du soldat, deux pièces patriotiques d'après Guet.
Son M. Ducrow, premier écuyer de Londres, dessiné par lui-même dans ses exercices du Gladiateur, au Cirque Olympique de MM. Franconi. ne manque pas d'insenséisme.
En voilà assez sur Badoureau.
BALLIN (Auguste), a publié chez Cadart d'agréables eaux- fortes : Paysages et Marines. 25 pièces (avant la lettre, sur chine, 100 fr., sur japon . 150). — Vues du Havre . 10 p. — Sur la Tamise. 6p. — Citons par exemple :