‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 5)Chapitre 45 sur 65 · BALTARD · texte numérisé non relu

BALTARD

nateur et graveur. Bien qu'exécutée d'une façon désagréable et noire, cette grande adresse est assez recherchée.

Baltard a essayé de la lithographie , au début de ce procédé.

BALZE. lithographe contemporain. — 29 Décembre 1855^ Retour triomphal de Vannée de Crimée^ très grande pièce ronde, allégorique.

BÂNCE , marchand d'estampes pendant la Révolution et l'Empire. Nous signalerons parmi les très nombreuses planches qu'il a éditées :

1. Napoléon et Joséphine , médaillon au pointillé de couleur, in-18. — 2. Clémence de S. M. l'Empereur et Roi (M'"^ de Hatzfeld). — 3. Vue du feu d artifice et de l'illumination de la place delà Concorde, pour le mariage de Napoléon et de Marie-Louise. — 4. Marie-Louise , 1810. — 5. Cavalerie impériale française, Cavalerie impériale russe , 2 pi. de costumes militaires. — 6. Je prie pour la France

( le Roi de Rome ) , petite pièce ovale qui prend quelque intérêt des circonstances de sa publication : 8 mars 1814. — 7. Viens avec maman ; Griuq)e. Fanlan; Monte à dada; Viens tout seul. 4p. ( Nous les recommandons aux coiffeurs.)

BAPTISTE (Sylvestre;, né en 1792, élève de Guérin.

Histoire de GilBlas^ d'après Smirke, 24 lithographies, chez Gide fils. 1823. — Cahier de Types, chez Engelmann , 1828. — Divers Costumes de théâtre. — Pièces facétieuses : la Parade, le Mardi-Gras , J' abats les quilles et les jambes^ Voilà un monsieur qui a une bonne boule, etc.

En somme, moins que rien.

BAQUOY (Pierre -Charles), né à Paris le 27 juillet 1759. mort le 4 février 1829. était petit-fils du graveur Maurice Baquoy, mort en 1747. et fils de Jean-Charles Baquoy, qui joua un rôle assez important dans la gravure de vignettes au xviii^ siècle. Lui-même commença par graver d'après Moreau dans le Voltaire de Kehl, el fut très employé comme graveur d'illustrations au commencement du xix^ siècle. Malheureusement les \dgnettistes d'alors , au lieu d'être Eisen , Marillier, étaient les Chasselat et les Choquet ; aussi serait-il peu nécessaire de donner le détail de son œuvre, où ne se trouve aucune pièce marquante et que personne ne sera tenté de réunir, à part la Bibliothèque nationale, pour qui c'est un devoir.

Tètes de pages d'après Moreau pour le Musée Robdlard.

Statue de Diane chasseresse.

Montaigne et le Tasse, tableau de Ducis, •

Fénelon , de Fragonard.

RAQUOY. 91

Saint Vincent de Paul, de Monsiau.

Voltaire et Frédéric 11^ du même.

Napoléon dictant , de Chasselat.

C'est à Baquoy que sont dues les nombreuses pièces signées de la marque B, ou B^. dans l'important recueil de modes le Costtcme parisien.

Cette collection considérable (trois mille pièces in-8). qui nous fait assister aux transformations de la mode pendant trente ans , du Consulat à Louis-Philippe , est fort intéressante à consulter. Les costumes sont bien gravés et soigneusement coloriés. Un très grand nombre de pièces, de 1813 à 1816 (entre les n«^^ 1300 et 1600 de la série), portent , en même temps que la signature de graveur B^. le monogramme B^ qui désigne Horace Verne t.

Les costumes qui vont de Tan vu à Pan xiii sont spécialement recherchés. Les années suivantes sont plus ternes. Mais à partir de 1825 , les coiffures de M. Guillaume , de M. Plaisir, de M. Alexandre, de M. Albin, de M. Duplessy, les robes de M"'^ Duval et de M'"^ Piéplu, les turbans ornés d'agrafes en camée et d'oiseaux de paradis de M. Hippolyte, les chapeaux de paille de M"^^ Jardin . les chapeaux de satin-foudre de ^jme pouchet . les toques de gaze d^or de M"^® La Rochelle d'ivernois, deviennent fort amusants. Les collectionneurs de costumes commencent à s'en apercevoir et les recherchent activement.

Ceci prouve encore une fois qu'il n'y a pas de sot métier en matière de gravure ; si l'on n'est pas un artiste hors de pair, on peut encore passer à la postérité avec des pièces sans prétention , mais soignées dans leur genre, et donnant quelque indication utile sur l'histoire , les mœurs , les costumes de l'époque où a vécu le graveur.

BAR (Alexandre de), né le 14 juillet 1821 , à Montreuil-sur-Mer ; entra en 1836 dans l'atelier de M. Parcheminier, décorateur sur porcelaine (ce fut également là que débuta Diaz) ; en 1841 , M. Alexis de Fontenay le prit sous sa direction. L'année suivante, le jeune homme laissait la céramique pour la peinture , et à partir de 1845 jusqu'à 1870, il exposa très régulièrement des tableaux de paysage.

En 1856, il partit pour l'Egypte comme dessinateur de l'expédition des sources du Nil . commandée par AI. d'Escayrac de Lauture. Cette expédition ayant échoué, il revint en France au bout d'un an et reprit, pour ne plus le quitter, le crayon d'illustrateur.

Nous ne citons pas les diverses publications auxquelles il a collaboré; son nom est très connu . car il n'est personne qui , en feuilletant ÏQ Magasin jjUloresque et le Tour du monde, dont il est un des principaux collaborateurs , n'y ait

remarqué la signature A. de Bar sur d'excellents dessins.

Ses moments perdus , Alexandre de Bar les donne à l'eau-forte : il grave de charmants petits paysages, des dessous de bois très feuillus et très humides, exécutés avec beaucoup de goût et de soin. Gurmer, le célèbre éditeur dont les publications sont maintenant classées dans l'estime des bibliophiles, lui demanda en 1860 une illustration à l'eau-forte pour le Lac de Lamartine , en seize planches gr. in-4. Cet album est l'œuvre la plus considérable de l'artiste comme graveur, et lui valut à son apparition de vifs éloges. Il est devenu fort rare, n'ayant été tiré qu'à un nombre restreint d'exemplaires. Alexandre de Bar a, d'ailleurs, toujours tiré ses eaux-fortes à petit nombre. Son travail est discret et intime. Nous donnons avec plaisir le catalogue très exact de ce joli œuvre de peintre-graveur.

1. Souvenir de Normandie, 1845, in-4 en 1. (Publié par le Journal des Artistes).

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