‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 5)Chapitre 54 sur 65 · BARON · texte numérisé non relu

BARON

L'Enfant prodigue. Couture, (Salon de 1841):

U71 Torrent^ Paul Huet , 1841 ;

Chanson à la porte d'une posada , et Korrolle , danse bretonne^ Leleux ;

Dolce far niente. Coquetterie ^ Un Mariage soies l'Empi7^e , pièce humoristique , J/™' Stoltz et Baroilhet dans Charles VI ^ etc., etc.

Bonnes lithographies de peintre coloriste et romantique.

BARRY (Gustave), dessinateur -lithographe contemporain ; ses lithographies ont été publiées chez Goupil et chez Bulla. 11 a beaucoup produit. Outre ses lithographies, Barry a remarquablement dessiné les portraits ad vivum.

1. Ecce Homo, Mater dolorosa , d'après Murillo. — La Leçon d'anatomie , d'après Rembrandt. — Libations au dieu Pan, d'après Serres. — Devine, d'après Baldi. — Héroïne chrétienne, 1870-71, d'après Staal. — L'Epée de Dieu , d'après J.-P. Laurens. — Soin matinal , d'après Goëssin. — Souvenir, Innocence , La Foi , L'Espérance , d'après Zuber Buhler. — Nombreux portraits. — Etc., etc.

2. Dans les pièces courantes : La Sicilienne, « nouvelle danse adoptée dans les salons parisiens », par Ph. Gawlilvowski. ( Ce Gawlikowski nous paraît marcher dans les ])lates-bandes de Markowski : entre Polonais , ce n'est pas bien ! )

Il y aurait une curieuse étude à faire sur Papplication de

la lithographie à l'illustration des affiches et des morceaux de musique. C'est un filon spécial dans la grande mine de Testampe : pensez bien qu'il ne manque pas d'amateurs pour l'exploiter. Il se fait des collections d'affiches et de couvertures de romances : il faut dire, d'ailleurs, que ces productions si minimes au point de vue de l'art sont souvent signées d'artistes célèbres; pour ne citer que quelques exemples: Gavarni, Bellangé, Charlet, Raffet, Célestin Nanteuil, etc.

3. D'après Linder : Le Train de nuit , Le Train de plaisir. — Les Yélocipédeuses. — Le Bouquet de Lisette. — Le Fruit défendu. — Une Mauvaise Charge. — La Valse à Mabille.

Il faut noter en passant , au point de vue philosophique , ce genre d'estampe populaire, genre faux-parisien ; il a une certaine importance. C'est là -dessus que l'éti'anger, qui est censé nous connaître mieux que nous-mêmes, étudie la France ! Il se figure que nos wagons sont des paradis de Mahomet, que Paris est peuplé de vélocipédeuses en toquets et en jupes courtes, et que Mabille était amusant.

Et c'est pour ça qu'il vient , le vertueux étranger I

BARTOLOZZI. 1735-1813. D^n^lQ Musée français est la dernière estampe de ce graveur : un Saint Jérôme du Gorrège , qu'il avait commencé à l'âge de quatre-vingts ans et qu'il iVeut point le temps de finir ; il fut terminé par Muller en

Bartolozzi a joué un rôle considérable dans la gravure, par l'impulsion qu'il a donnée à cet art en Angleterre, à la fin du xviii^ siècle, et par le succès avec lequel il a j)ratiqué le pointillé, qui , sous le nom de manière anglaise, fit bientôt irruption en France.

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