Armes des Grecs et des Romains, planches au trait
Les HACKERT.
Les frères Hackert, tous trois peintres, dessinateurs et graveurs de paysages, sont nés à Prentzlau , dans le Brandebourg.
Jacques-Philippe Hackert, né en 1734 , élève de N. B. Le Sueur de Berlin , voyagea dans les pays du Nord et grava à l'eau-forte des suites de Vues de Pomêranie et de Vile de Rugen (1763-64) , in-4 en largeur. — Six Vues de Suède, in-4.
En 1765 , il se rendit à Paris où il travailla. On a de lui à cette époque six Vu£S de Normandie. Puis , en 1766 , il partit pour l'Italie avec un de ses frères , Jean-Gottlieb , qu'il eut le chagrin de perdre à Rome. La grandeur et la beauté des sites de la campagne romaine élargirent sa manière. Installé à Tivoli , où il avait une villa , il produisit beaucoup de tableaux , et en fait de gravures quatre Vues dit Royaume de Naples , gravées à Rome en 1779, grand in-fol.
n avait à peindre pour l'impératrice de Russie la destruction de la flotte turque , et l'on raconte que , pour lui donner l'idée exacte de l'explosion d'un vaisseau , le comte Orloff lui offrit ce spectacle à Livourne.
En 1786, il fut appelé à Naples où il devint peintre de paysages et de marines de la cour.
Charles Hackert, né vers 1740, voyagea en France, en Italie et en Suisse où il se fixa. Il séjournait d'habitude à Lausanne ou à Genève. Il a gravé des paysages dans le goût d' Aberli : deux Vues prises à Evian ; — deux Vues de la Vallée de Chamouny et de la Mer de glace ; — deux Vues de la ville de Genève ; — deux Vues de Nyon et de la Source de VArveyron.
Georges Hackert , dessinateur et graveur à l'eauforte, né en 1744, s'établit à Naples, comme marchand d'estampes, en 1786. Il a surtout gravé d'après son frère Jacques-Philippe avec lequel il habitait. — Vues de Carpentras et Ruines de V Aqueduc de Fréjus ;
— deux Vues des Ruines de Narni ; — deux Vues du Temple de la Sybille et du Tombeau de Plautius ;
— Vue de Caserte et Vue de Rome, prise du Monte- Mario , très grand in-fol. en largeur ; — Vue de Caslellamare et Vue de la rade de Naples ; — onze Vues de la Sabine pour lesquelles il s'est fait aider de Dunker, Eichler et Lorieux.
HAGEDORN (Christian-Louis de).
Louis de Hagedorn, écrivain d'art et graveur à l'eau-forte, frère du poète Frédéric de Hagedorn , est né à Hambourg le 14 février 1713. Tout en suivant la carrière de la diplomatie, il se délassa de ses travaux, dans les diverses capitales oii il résida, par l'étude et la culture des arts, et le commerce des artistes. Ses Réflexions sur la Peinture passent en Allemagne pour un chef-d'œuvre, et Winckelraann a écrit que la Saxe ne pourra assez reconnaître ce qu'il a fait pour les arts pendant qu'il occupait le poste de Directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Dresde.
Hagedorn a été surnommé le Gaylus allemand. Ses petits paysages sont gravés d'une pointe très fine et dans un joli sentiment de la nature. Il est mort à Dresde le 24 janvier 1780.
1. 24 feuilles de Paysages, datés de n43-45 ; in-12 en largeur.
2. 12 feuilles de Paysages plus grands (n44) ; in-8 en largeur.
3. 6 feuilles de têtes de caractère et charge, en tout 1 pièces in-12.
sous le titre d'Essais (1744).
4. 6 feuilles d'Études et télés de caractère (1744) ; in-12. ^. 6 feuilles de Nouveaux Paysages (1765) ; in-12 et in-8.
HALBOU (Louis-MiGHELj.
nso-is...
Louis-Michel HaLbou . né en 1730, élève de Dupuis, a gravé quelques bonnes estampes ; il fait aussi partie de la vaillante phalange des graveurs de vignettes ; à ce double titre , il mérite quelque attention. Nous ne détaillerons pas ici son œuvre , dont le catalogue qui va suivre donnera une idée suffisamment exacte, nous dirons seulement que pour juger Halbou sur ses meilleures pièces , il faut avoir sous les yeux le Lever, d'après Moreau, estampe qui inaugure dans le Monwtneni du Costume la série dite « du petit-maître » ou mieux encore V Inspiration favorable d'après Fragonard, et son pendant le Message?^ fidèle d'après Lallie, le Gascon puni d'après Fragonard , pour les Contes de La Fontaine in-4 de Didot , et les figures et fleurons de Marillier pour les Épreuves du sentiment de Baculard d'Arnaud , qui supportent sans faiblir la comparaison avec les vignettes gravées par les maîtres du genre, les De Ghendt et les De Longueil.
Halbou était de son temps un graveur estimé , la preuve en est dans le prix qu'on lui payait ses travaux. Une quittance que nous avons retrouvée et qui est datée du 19 mai 1792 , nous apprend qu'une planche
HALBOU. 377
du Musée français, la Madeleine dans la retraite, de Van de Vers , lui fut payée par Laurent 1600 livres , somme considérable pour l'époque.
L'adresse de notre graveur est chez Halbou marchand de Paî'asol (sic) rue de la Comédie-française au Soleil d'or, et rue du Fouarre , maison de M. Maillard , procureur au Parlement.
ESTAMPES
1 . Les Enfants du fermier, d'après Boucher ; in-fol. en largeur.