‹ Les graveurs du dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 128 sur 193 · VILLEREY · texte numérisé non relu

VILLEREY

Graveur dont le nom figure sur diverses vignettes illustrant des ouvrages parus dans les dernières années du XYIIP siècle : Télèmaque (1796). in-12, Adèle et Germeuil, de A. J. Rosny (1797) , Èlèonore de Rosalba, ou le Confessionnal des pénitents noirs . traduit d'Anne Radcliffe (1797), figures d'après Quéverdo, Gil Blas (1797), 12 fig. de Marillier. Voltaire de Renouard. Yillerey continue à graver les vignettes au commencement du XIX* siècle, avec les Ribault. les Boscq, les De Yilliers, etc. 11 grave aussi, en 1816, Innocence et Amour, de Prud'hon.

En 1846. M. Delestre. écrivain d'art, prononçant un discours sur la tombe du graveur Sixdeniers, dit qu'il était élève de Villerey, artiste peu connu ; ce simple mot blessa au vif le fils de Yillerev', qui protesta, en écrivant que le nom de son père avait eu assez de « retentissement > pour n'être pas oublié de sitôt et que si ce nom était un peu oublié, il ne devait pas être « flétri ». Il faut pardonner cette chaleur à l'amour filial. Yillerey n'est pas un mauvais graveur, mais il n'est pas de ceux dont le nom reste longtemps connu.

VINSAC (Claude-Dominique).

ViiLsac. dessinateur, paveur à la pointe et au poin tillé, né à Toulouse en 1749, travailla dans sa jeunesse chez Auguste, habile orfèvre du roi ; il grava des suites de vases et autres pièces d'orfèvrerie, compositions exécutées avec goût et précision.

Il se mit ensuite à graver dans le genre pointillé divers petits portraits.

Campe, célèbre médecin, d'après Pujo.>.

Frédéric-Henri-Louis de Prusse, dessiné et gravé par Vinsac, rue St-Méry, 73.

Delille de Salles , philosophe de la nature, d'après Pujos, 1786.

Mahly, daprès Pujos.

Cagliostro, d'après Pujos.

Target, d'après Pujos.

L'adresse de Vinsac est rue de Gesvres, maison du commissaire.

VISPRÉ (F.-X.).

Le peintre Vispré a pratiqué la gravure en manière noire , ce qui est très exceptionnel en France et mérite d'être noté. Mais il faut dire que loin de montrer dans l'emploi de ce procédé l'aisance dont font preuve les graveurs anglais, il s'est borné à exécuter péniblement quelques portraits sans mérite :

LouiH XV.

Madame Henriette de France.

Louis-Philippe, duc de Chartres.

Mademoiselle Coraline, actrice de la Comédie-Italienne.

Vispré a gravé aussi deux Paysages d'après Pillement.

Bacchus enfant , jolie pièce en manière noire , d'après C. Eisen.

Il passa en Angleterre en 1775, et y mourut. Il y a gravé un portrait de la Chevalière d'Eon, qui n'offre aucune garantie de ressemblance.

Vispré est, dit-on, l'auteur d'une petite brochure publiée à Paris en 1756 sous le titre : Méthode pour devenir peirUre en trois heures.

VIVARÈS (François).

Virarè^. né à Lodère eu 1712. commença, dit-on. par être tailleur, et c'est dans ses moments de loisir qu'il apprit à dessiner le paysage d'après nature ou daprès des estampes. Il passa de bonne heure en Angleterre, se forma comme graveur sous la direction de J.-B. Châtelain, et se dt une grande réputation dans le genre secondaire et ingrat du paysage. A les regarder de près, ses travaux laissent bien à délirer, néanmoins il faut reconuaîti-^ qu'il a su rendre pai'fois avec habileté les tableaux de Claude Lorrain.

Vivarès a gravé de grands Paysages d'après Claude Lorrain, G. F — '" '.. Zuccarelli. Pannini. etc.; des Vu'CS d^ r ,<^^. des Vu^es (f<' la Jamaï-

que, des cahiers de Vues de Jardins, des Vues de la Tànuse, etc.. etc. Son œuvre est . en somme , considérable, mais on y trouve peu de pièces qui soient . si l'on peut sexprimer ainsi, dans le sens des cxDllections d'estampes de l'École française.

U est mort à Londres en 17S2.

VOLPATO (Giovanni).

Né à Bassano vers 1738, Volpato, excellent graveur au burin, s'occupa d'abord d'ouvrages de broderie et s'appliqua sans maître à la gravure, en publiant ses premières pièces à Venise, sous son nom francisé de Jean Renard. Bartolozzi s'intéressa à lui et le perfectionna. Les travaux de ses débuts diffèrent sensiblement de ceux qu'il produisit plus tard :

Portraits des doges Foscarini et Pisani, d'après Bartolozzi.

Quatre Sujets de r Ancien Testament, d'après Amiconi.

Neuf Sujets de V Ancien Testament, d'après Maggiotto.

LOrso che balla, la Donna dalla latte, d'après le même.

Le Tombeau du Comte Algarotti, avec personnages au-dessous, d'après Bianconi (1769) , etc., etc..

Volpato passa ensuite à Rome où une société d'amateurs s'occupait de faire graver les chefs-d'œuvre de Raphaël. Le graveur, dont on reconnut l'habileté, fut chargé de ce travail. Les immortelles fresques du Vatican ont été remarquablement interprétées

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par lui : « C'est , sans contredit , s'écrie Huber, ce » que la gravure moderne a produit de plus grand » et de plus intéressant. » Rappelons leurs titres : r École d'Athènes , la Dispute du Saint-Saa^ement , Héliodore chassé du Temple, Attila arrêté par Saint Pierre et Saint Paul , le Parnasse , V Incendie du Bourg, le Miracle de Bolsène, cotte dernière presque entièrement de la main de Raphaël Morghen, le digne élève et le gendre de Volpato.

Volpato grava encore, d'après Raphaël , la belle planche de l'Ensevelissement du Christ, de la galerie Borghèse , les Noces d'Alexandre et de Roxane (même galerie), et les Quatre Syhilles de l'église Santa-Maria délia Pace ; d'après Michel-Ange , les Prophètes Zacharie, Daniel et Joël, les Syhilles Erithrée, de Cumes et de Delphes.

Sainte-Famille d'après Fra Bartolomeo. — Les Noces de Cana, d'après le Tintoret (1772). — Jésus et la Madeleine, d'après P. Véronèse(1772). — La Modestie et la Vanité, d'après Léonard de Vinci. — Le Sauveur sur le Mont des Oliviers, d'après le Gorrège. — Les Joueurs, d'après Michel-Ange de Caravage. — Persée délivrant Andromède , d'après Polydore de Caravage. — L Aurore du Guerchin. — Le Jour et la Nuit, du même. — La Vénus de la galerie Colonna, d'après Véronèse. — Paysage d'après C. Lorrain.

Principes de dessin , d'après les statues antiques, 36 pi. — Reproductions de la galerie Farnèse, d'après C arrache, 6 pi.

Vues de Rome, enluminées à l'aquarelle, en société avec Ducros, peintre suisse, 21 pièces. — Vues de Tivoli, 8 p. — Autres vues, 14 p., etc.

Les voyez

NiGOLAS-JosEPH VoYEZ l'aînê, né en 1742, et son frère Nicolas Voyez le jeune , né en 1774 , sont abbevillois, et comme tels, élèves de Beaiivarlet. Bien que leur œuvre ait une certaine importance, on ne possède sur eux aucun détail biographique. Voici leurs principales pièces :

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