Portraits gravés a l'eau-forte
Schmidt, assis devant une table et dessinant. — Schmidt se ipse fecit aqua
forti 1752; in-4.
Schmidt, dessinant à son bureau. A la fenêtre ouverte il y a une araignée
dans sa toile. — Se ipse fecit aqua forti Petropol. n.ï8: in-1. Madame Schmidt, assise, cousant. — Schmidt fec. ad vivum n.>3; in-8. Madame Schmidt, profil in-12.
Mau.\mb Schmidt, Usant ; in-4 , 1761 .
Algarotti. — Schmidt ad vivum del. et sculp. 17.52; in-4. Mademoiselle Clairon , d'après Cochin ; in-4. Dinglinger, d'après Pesne.
Hirsch, Michel-Imp. — Schmidt ad vivum faciebat 1762. Lieherkûhn. médecin et micrographe, pièce allégorique, in-4, 1757. Mehsen, médecin, 1760.
Salimbeni, 1751.
Schouvalow, 1762, profil in-4.
SCHMUTZER (Jacob-Matthias).
Petit-fils d'un général de l'empire d'Allemagne et fils du graveur André Schmutzer, Jacques Sclimutzer naquit à Vienne et perdit son père quand il n'avait encore que huit ans. Il fut placé chez un boucher de ses parents qui lui faisait garder les moutons destinés à la boucherie. Mais il confiait le troupeau à ses camarades et allait satisfaire ses goûts en dessinant à l'Académie. L'odeur de ses habits était si désagréable, paraît-il , qu'on ne voulut plus le souffrir. Le médailleur Donner, dont il a gravé un petit portrait , le tira d'embarras en le prenant chez lui. Puis Schmutzer fut employé pendant trois ans comme architecte , en Hongrie , mais il consacrait à la gravure tous ses instants de loisir. Enfin le baron de Kettler le distingua et obtint du prince de Kaunitz une pension de l'impératrice Marie-Thérèse pour notre graveur, qui se trouva dès lors en mesure d'aller étudier à Paris.
Lorsque Schmutzer débarqua chez Wille, il était déjà père de quatre enfants : « Il me fit en entrant , » raconte Wille (novembre 1762), bien des révérences » gothiques , me voulant baiser le bas de ma robe de » chambre , me nommant tantôt Votre Excellence .
SCHMUTZER. 629
» tantôt Monseigneur. J'étois honteux de toutes ces » civilités. Il doit étudier une couple d'années sous » moi. Il a été envoyé à Paris , pour cet efifet , par le » grand-chancelier comte de Kaunitz ; même l'argent » qu'il a à dépenser annuellement me sera délivré par » son ordre et je lui en dois donner à proportion de » ses besoins. »
Le graveur tomba fort malade peu après : Wille, à sa première visite après cette cruelle maladie, constate sa convalescence : « J'en fus fort réjoui, car il est » brave homme et fort respectueux. »
Schmutzer grava quelques planches pendant son séjour à Paris ; entre autres , le portrait du peintre Dietricy, d'après lui-même (1765) , et celui de son ami Weirolter.
Le portrait du Prince de Kaunitz , protecteur du graveur, d'après Steiner, daté de 1765, fut gravé sous les yeux de Wille, dont Schmutzer a imité la manière sans l'égaler.
De retour à Vienne en 1766 , Schmutzer fut nommé directeur de la nouvelle Académie de gravure que l'impératrice venait d'y fonder. Il y produisit quelques planches honorables : François I"' , empereur d'Allemagne, d'après Liolsœà (1169), Marie-Thérèse, d'après Ducreux , son pendant; Ulysse enleva^it le fils (fAndromaque , d'après le dessin du prince Albert de Saxe (1776) ; Mutius Scœvola. d'après Rubens (1776) ; dédié au prince de Kaunitz , à qui appartenait le tableau ; la Naissance de Vénus , d'après Rubons ; Saint Grégoire et Théodose, d'après le même (1784) : un grand médaillon de Kaunitz. d'après le bronze de Jean Haguenauer (1786), et des paysages.