PYGMA.LION, d'après Regnault ; in-4 (même ouvrage
156. Vénus veut te rendre heureux, vignette pour le Temple de Gnide,
d'après Peyron.
157. Catilina, d'après Peyron; in-8 { Œuvres de Crébillon , Didot,
158. Créature amphibie vous me direz .. . — Mais f ai vu ses longs
cheveux bruns , vignettes d'après Dutertre pour le Faublas de l'anVI; in-8.
159. Autel antique représentant Silène, d'après Adam (H. 407).
160. Deux vignettes pour les Deux Biscuits, tragédie traduite de la
langue que Von parlait jadis au royaume d'Astrakan , 1752.
161. Armoriai alphabétique des principales maisons et familles du
Roïaume..., parDabuisson; Paris, 1757, in-8. Titre dessiné et gravé par Le Mire.
LEMPEREUR (Jean-Denis).
Jean-Denis Lemperedr, échevin de la ville de Paris, était un graveur-amateur qui avait formé un très beau cabinet de tableaux et de dessins de grands maîtres. Il a gravé à l'eau-forte , par manière de distraction , plusieurs pièces d'après Piètre de Gortone , B. Gastiglione, Van Dyck et autres.
Son portrait a été gravé au lavis par Gonord en 1761, d'après Gochin. Il y est désigné comme ècuyer, ancien échevin, doi/en de ikT" les Conseillers du Roy quartiniers de la ville de Paris.
Jean-Baptiste-Denis Lempereur , son fils , né vers 1740, hérita des goûts et des connaissances de son père. Il a aussi gravé à l'eau-forte plusieurs pièces de sa composition ou d'après différents maîtres : l'Ange annonçant aux bergers la naissance du Sauveur d'après Boucher, in-foL; le Massacre des Innocents d'après Pierre , Paysages d'après Ruysdaël.
« Je me rappelle d'avoir (sic) vu à Paris chez mon » ami Wille un recueil assez considérable des gra- » vures du père et du fils. » (Huber.)
LEMPEREUR (Louis-Simon
Louis-Simon Lempereur , l'ami de Watelet , né en 1725, fut élève de P. Aveline : « Il a gravé, dit Huber, » d'un meilleur goût que son maître. Les belles » estampes que nous avons de sa main témoignent » qu'il a réfléchi sur son art , et qu'il s'est attaché à » rendre le caractère des tableaux qu'il gravait. Il » réussit également le portrait et l'histoire. »
Voici un éloge exagéré. Bien que graveur du roi et académicien , Lempereur est un artiste estimable , rien de plus, et n'a produit aucune pièce hors ligne.
En fait de portraits , il a gravé un Watelet et une Marguerite Le Comte assez agréables , Etienne Jeaurat , son morceau de réception à l'Académie , et une grande allégorie sur De Belloy , d'après Jollain, dont Diderot parle avec le plus parfait mépris:
« Je ne connais pas le portrait de M"" Watelet, quant » à l'apothéose de M*" de Belloy, tant que Voltaire » n'aura pas vingt statues en bronze et autant en » marbre, il faut que j'ignore cette impertinence. » C'est un médaillon présenté au génie de la Poésie » pour être attaché à la pyramide de l'Immortalité. » Attache, attache tant que tu voudras, pauvre génie
LEMPEREUR (Louis). 653
» si vilement employé, je te réponds que le clou man- -> quera et que le médaillon tombera dans la boue. » Une apothéose! Et pourquoi? Pour une tragédie » sur un des plus beaux sujets et des plus féconds, » d'un style boursouflé et barbare, morte à n'en jamais » revenir. Gela fait hausser les épaules. On dit le » Watelet assez bien. Pour le De Belloy, mauvais de » tout point. J'en suis bien aise. » (Salon de 1764).
En fait d'estampes : Vénus retrouvant Adonis blessé, Clorinde blessée , d'après Barbieri (Galerie de Dresde), Céphale et Procris, d'après le même, le Jardin d\imour, d'après Rubens , une des bonnes pièces du graveur ; on dit qu'elle eut tant de succès que le premier jour de sa publication il s'en vendit 700 épreuves; son pendant le Festin espagnol , d'après Palamèdes ; les Amusements et les Délices des flamands, d'après Téniers, V Attente du plaisir, d'après Carrache, et quelques pièces de l'école française que nous citerons tout-à-l'heure. Enfin quelques vignettes.
Lempereur fut le maître de Nicolas de Launay ; le 30 juin 1770, nous le voyons tenir sur les fonts de baptême , avec la femme de Wille , une fille dont M'"' De Launay a accouché la veille.
Lempereur est mort en 1796. 11 demeurait rue et porte St-Jacques au-dessus du petit marché. Il était de l'Académie depuis le 23 août 1759, comme agréé ; sa réception eut lieu le 2 mars 1776.
Catherine-Elisabeth Gousinet, femme de Lempereur. « s'est distinguée parmi les graveuses françaises. » On a d'elle : les Compagnons d'Ulysse , dans les Fables de La Fontaine , d'Oudry ; le Moulin de Quincjuengrogne, d'après Lancret, in-fol. en largeur.
ESTAMPES
1 . Les Présents du berger , — le Retour de la foire ; 2 p. d'après
Boucher.