‹ Les graveurs du dix-huitième siècle (volume 5)Chapitre 167 sur 198 · LIOTARD · texte numérisé non relu

LIOTARD

lieutenant de police, in-fol.; — /. E. Goupil , écuyer ; — la Veui^e Lullin.

A Vienne il a gravé, outre un portrait de Joseph II, deux compositions intitulées Dame franque de Pèra recevant visile, et Darne franque de Galata, etc.. la première représente , suivant Huber , Timpératrice Marie-Thérèse et sa fille l'archiduchesse Marie-Christine. Liotard a gravé les visages , et Camerata les accessoires.

Une estampe bien connue , le Chat malade , a été gravée par J. E. Liotard d'après Watteau ; in-fol.

J. E. Liotard a tenté quelques essais malheureux en manière noire, comme la Vénus auce belles fesces (sic); in-fol. 1780. Plusieurs portraits ont été gravés d'après lui , notamment sa nièce M"*' Liotard , par Daullé , et divers sujets par un graveur nommé Reinsperger.

Jean-Michel Liotard, frère jumeau du précédent, vint à Paris et fut un bon élève de Benoît Audran. C'est pendant ce premier séjour qu'il aurait gravé son propre portrait et des pièces pour la Galerie de Versailles. Il fut appelé à Venise par le consul anglais Smith , grand amateur de tableaux , qui lui confia la gravure de sept grands cartons de Carlo Cignani, et de sept autres morceaux de Ricci (1743).

Pendant ses séjours à Paris , J. M. Liotard a gravé plusieurs compositions de Watteau : les Co?ncdiens français ; la Conversation ; les Deux cousins ; Entretiens amoureux ; le So7nmeil dangereux ; la Plus belle des fleurs ne dure quun matin. . .

Et d'après Boucher : le Château de cartes et la Bergère labotneuse.

J. M. Liotard est mort vers 1760.

LIPS (Jean - Henri

Peintre et graveur. Lips naquit à Kloten près de Zurich en 1758. Son père, barbier du village, balançait simplement, dans le choix d'une carrière pour son fils, entre la charrue et le rasoir. Il commença par l'envoyer à l'école où son vif penchant pour le dessin se manifesta en remplissant de souvenirs les livres d'église de ses camarades. A une physionomie avenante, il joignait un esprit ouvert. Le curé du village le prit en affection, lui donna quelque instruction et engagea son père à l'envoyer à Win terthour auprès du graveur Schellenberg. Mais quand le barbier eut appris qu'il lui en coûterait 200 florins pour le faire instruire , il fut exaspéré : « Deux cents florins ! mon fils , » reprends-moi le bassin ! vraiment nous avons bien » besoin de peintres , ce sont des barbiers qu'il nous » faut! »

Le curé ne se rebuta pas , s'adressa à Lavater, qui à première inspection et en sa quahté de physionomiste crut voir dans les traits du jeune homme les signes certains d'une organisation exceptionnelle pour la gravure et lui prédit les plus brillantes destinées. En même temps il l'employa à graver ses planches des

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