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Figures d'après Myris pour V Histoire romaine

LORIEUX.

Aucun ouvrage ne fait mention de ce graveur. On trouve portant son nom dans la Galerie du Palais- Royal et dans un Faublas en 13 volumes in -18, Paris, chez l'auteur et chez Farre, 1796, illustré de treize mauvais frontispices de Ghalliou.

Un travail un peu meilleur est une assez jolie petite réduction in-18 des célèbres illustrations que Moreau avait exécutées pour Emile et pour la Nouvelle Hèloïse dans les Œuvres de J.-J. Rousseau , édition de Londres , 1774-1780.

Ces réductions de Lorieux sont bien moins connues et du reste méritent bien moins de l'être , que celles de Delvaux pour l'édition de Gazin. Nous ne savons à quelle édition elles étaient destinées.

LORRAINE (Jean-Baptiste de

De Lorraine , né à Paris en 1737, était le fils d'un imprimeur en taille-douce. 11 a laissé peu de pièces.

Venus, se prèparanl pour le jugement de Paris , reçoit dC avance la pomme des mains de l'Amour ; in-fol. d'après Boucher, 1764.

Hommage à l'Arnour, d'après C. Van Loo, 1772; in-fol.

L'Onde tranquille, d'après Vernet ; in-fol.

Allégorie sur le mariage du Dauphin et deMa?'ie- Antoinette, d'après S. Beauvais ; in-fol.

Estampes pour la Vie de Saint Grégoire , d'api'ès C. Van Loo , et pour les Sens , d'après Dumesnil. Ces suites ont été gravées avec d'autres artistes.

Ruines, d'après Pannini.

Divers Paysages.

Duhus de Champville, acteur; — le Maréchal d'Estrées, d'après M. Van Loo, in-4; — Forbin, collection d'Odieuvre ; — le Comte de Caylus, in-4 ; — l'Abbé Aubert , in-4.

Vignettes d'après Gravelot pour la Henriade, in-4, et Y Histoire de Sophie Francourt.

LOUTHERBOURG (Philippe-Jacques).

La gravure ne joue qu'un rôle fort secondaire dans l'existence artistique de Loutherbourg, et nous n'avons ici à considérer en lui ni l'habile peintre de paysages, ni même le dessinateur qui composa des illustrations pour les Œuvres de Shakespeare et pour le poëme de Rosset, r Agriculture. Nous ne dirons donc que quelques mots de sa vie.

Loutherbourg est né à Strasbourg le 1" novembre 1740 ; son père, peintre de miniatures, lui donna les premières leçons. A l'âge de quinze ans , le jeune Loutherbourg vint à Paris , passa quelque temps dans l'atelier de Carie Van Loo , puis entra dans celui du peintre de batailles Casanova. Ses progrès furent prodigieux.

Au bout de peu de temps, Loutherbourg faisait haut la main des « Casanova » parfaitement réussis. Il faisait aussi, dit-on, la cour à la femme de son maître, et avec succès. A vingt-deux ans, sa première exposition publique fut un triomphe. On le compara à Berghem. Diderot prodigua les éloges au jeune peintre et l'encouragea à lutter de vigueur de pinceau avec le « terrible Vernet ». L'Académie le reçut par acclamation.

LOUTHERBOURG. 764

Loutherbourg était d'un extérieur agréable, il aimait le faste, la parure, le plaisir. Il épousa une jeune veuve fort jolie, mais fort coquette à ce qu'il faut croire. Rappelons le malicieux trait que lui décocha Diderot au sujet de sa femme : « Votre femme est jolie, insi- » nuait-il au peintre, on le lui disait avant qu'elle vous » appartînt, on continue à le lui dire depuis qu'elle est » à vous ; à la bonne heure si cela vous convient » autant qu'à elle , mais faites en sorte qu'on puisse » oublier sans conséquence, sur son lit et sur le vôtre, » son chapeau, son épée, et sa canne à pomme d'or ; » M'"* Vassé et tant d'autres moitiés d'artistes que je » nommerais bien ont aussi des lits, mais on y retrouve » tout ce qu'on y oublie. »

En 1771, Loutherbourg passa en Angleterre, appelé pai' Garrick qui lui offrait mille livres sterling par an pour faire les maquettes des décorations du théâtre de Drury-Lane. 11 y retrouva son succès habituel. Il y fit la connaissance de Cagliostro , fut en quelque sorte fasciné pai' le célèbre aventurier, donna dans l'illuminisme, et chercha à guérir les malades et à rendre la vue aux aveugles. Il fit même avec Cagliostro un voyage en Suisse. Loutherbourg est mort à Londres en 1812.

Il a laissé, comme pièces gravées de sa main :

1. Première suite de soldats , dessinée et gravée par P.-J. Louther-

bourg, peintre du Roy. Se vend chez l'auteur rue du Bacq à côté des Missionnaires étrangers ; 6 p. in-8. 2' état: Adresse de Lenfant, rue Poissonnière.

2. Seconde suite des Figures dessinées par Loutherbourg , 6 p. numé-

rotées, in-8.

3. Troisième suite : le Matin, le Midy, le Soir, la Nuit ; 4 p. in-4 en

largeur.

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