Costumes maronites ; 4 p. au lavis
LOUVION (Jean-Marie).
Louvion , né à Versailles en 1740 , fut élève de Fessard. Il n'eut jamais aucun talent et ne mit au jour que des choses pitoyables , traitées d'une pointe que Renouvier qualifie de « sale ».
Pendant la Révolution il s'appliqua à la gravure des pièces de circonstance : Allégorie sur les secours donnés aux malheureux par les francs-maçons pendant l'hiver de 1789 ; Généreux dévouement des gardes nationales pensionnés; Louis XVI , Mirabeau, etc.
Frontispice pour le Procès cynminel de Marie- Antoinette, Paris, Deuné, an II ; in-8.
Quelques pièces sont d'une rare violence, comme Appel au diable pour les corps sans têtes sur les jugements de Dieu. Le roi , la reine et le dauphin , portant leur tête sous le bras , se présentent à Minos : « Infâmes scélérats , monstres affreux, vous n'êtes seulement pas dignes des enfers. » — Tableau d'histoire naturelle du diable, collection de têtes coupées.
La Surprise anglaise, an III.
Adresse de Prudhomme père et fils , imprimeurs en taille-douce, rue Si-Jean n° 12, à Paris ; in-8.
LUCIEN (Jean-Baptiste).
Lucien, étant graveur dans la manière du crayon, ne pouvait pas manquer de faire des figures académiques et autres têtes d'études pour servir de modèles aux jeunes élèves : Juif, Jeune homme , Femme, Ange pleurant, Vierge de douleur, Christ mort, d'après Bouchardon, St-Pierre, d'après Siodtz , Apollon, St- Jèrome et autres d'après C.VanLoo et Pierre.
En dehors de ces études, nous trouvons dans son œuvre : la Petite sœur, d'après Greuze ; les Jeunes italiennes , la Vendange , Danse d'enfants , la Belle persane, S'^-Cécile, l'Automne , la Danse , Jeunes Femmes italiennes , d'après le Guerchin ; l'Enlèvement de Céphale, d'après P. de Cortone ; Musiciens italiens, d'après Bouchardon ; Sylvains et Amours , d'après Gipriani; le Lever de l'Aurore, d'après Pierre; Andromaque pleurant sur les cendres d'Hector, d'après A. Kauffmann. — Très belles vignettes d'après Gochin pour les livres X à XIII de Tèlèmaque ; in-4 , en couleur ou à la sanguine.
Bas-relief, pour l'arc de triomphe de la Fédération, grande frise d'après Moitte.
Napoléon i**" , d'après Le Barbier.
MAC-ARDELL (James;
Mac-Ardell est originaire d'Irlande. « Admirable » mezzo-tinto engraver », s'écrie Bryan. Ce graveur fut , en effet , un des plus habiles dans l'exécution de la manière noire. Il a traduit des tableaux de Rembrandt , Murillo , Rubens et Van Dyck ; mais les plus belles pièces de son œuvre sont les portraits , qu'il réussissait supérieurement. Citons , les Enfants du Duc de Buckingham, d'après Van Dyck ; de très jolis portraits de femmes d'après Reynolds : la Comtesse de Cardigan , Lady Dawson , Comtesse de Berkley , Lady Fortescue, la Comtesse Stanhope, Comtesse de Waldegrave , la Comtesse de Kildare , Lady Montagu, Lady Russel, la Duchesse de Marlhorough.
Lady Lennox et la Duchesse d'Argyll, d'après Ramsay ; la Comtesse de Coventry, d'après Hamilton; la Duchesse d'Ancaster, d'après Hudson.
Parmi les portraits d'hommes, Washington, d'après Pond ; Lord Anson , B. Franklin , d'après Wilson ; l'acteur Garrick ; l'acteur Woodwarde ; le peintre John Pine ; et les portraits , grandeur nature , du roi George d'Angleterre , de la reine Charlotte (1761) et du Prince de Brunzwick-Lunehourg .
MACHY (Pierre-Antoine de).
Pierre-Antoine de Machy, né à Paris vers 1722 , et élève de Servandoni , était un peintre d'architecture de talent , qui fut reçu à l'Académie , et d'après lequel ont été gravées en couleur quelques pièces intéressantes par Janinet et Descourtis.
Lui-même s'est appliqué à la gravure à l'aqua-tinte , et son fils a aussi produit quelques pièces en couleur.
Costumes des régiments d'infanterie, avec Guyot.
Portraits des grands hommes, femmes illustres et sujets ^néinorables dédiés au Roi, titre in-fol. au lavis.
La Victoire et la Renommée, fleuron de dédicace d'après Monnet, au lavis.
Dévouement à la Patrie , Talamona inv. Machy sculp.
Déclaration des droits de l'homme ; in-fol. lavis.
De Machy le fils était peintre : il exposa en 1791 une Vue de l'intérieur de l'égUse de la Madeleine , et en 1793 un tahleau de la Fédération et des vues de Paris. C'est d'après son dessin qu'Hémery a gravé l'Inauguration de la statue de Louis XV.
Les magret.
Charles-François- Adrien Magret est né à Abbeville le 12 mai 1751 * ; il fut élève deDupuis, de Littret, d'Aliamet et de Saint- Aubin.
L'Offrande à l'Atnour, d'après Greiize, in-foL, est sa meilleure estampe. Elle n'avait pourtant pas trouvé grâce aux yeux de l'auteur peu bienveillant des Lettres d'un voyageur anglais , qui ont pour sujet les estampes gravées d'après les tableaux de Greuze. Après avoir dit que les travaux du graveur n'indiquent pas si l'Amour est d'airain ou de marbre , et qu'on est tenté de prendre le plus beau des immortels pour « un » petit marmot descendu des montagnes de la Savoie » et monté sur le piédestal pour faire une niche à la » nymphe », il ajoute :
« La gravure de cette estampe est en général d'un » travail maigre et indécis. On ne peut cependant » refuser à l'artiste un burin souple et gracieux pour » rendre les chairs , et on doit lui savoir gré de » n'avoir pas mis dans sa couleur cette âcreté de
1 M. Delignières a bien voulu vérifier pour nous les dates sur les actes de baptême conservés à Abbeville.
» teintes justement reprochée aux artistes qui gravent » sous la direction de M'Greuze. Il semble même, par » la manière dont il corrige les épreuves , qu'il ne » compte pour rien la variété des tailles, la pureté des » travaux, la netteté du burin. Aussi ne doit-on pas » espérer de trouver dans les gravures faites sous ses » yeux , des objets caractérisés par les tailles savam- » ment inégales d'un burin libre et varié , et encore » moins ces tons transparents , argentins , qui flattent » agréablement l'œil de l'amateur dans les gravures » des Edelinck , des Poilly, des Drevet. »
On a encore de Macret :
La Fontaine enchantée de la vérité d'amour, grande pièce en largeur , d'après Cochin , terminée sur une eau -forte de Saint -Aubin. Céladon et Silvandre s'exposent à la fureur des lions qui gardent la fontaine enchantée , les licornes prennent leur défense.
La Fuite à dessein, d'après Fragonard, par Macret et Couché.
La Méprise, d'après Mouchet, terminée par Anselin.
Arrivée de Rousseau aux Champs - Èlysées , d'après Moreau.
Réception de Voltaire aux Champs-Elysées par Henri IV, d'après Fauvel.
Les Prémices de l'amour -propre (enfant se regardant dans une glace), d'après Gonzalès.
Vue de l'explosion du magasin à poudre d'Ahheville en 1753; in-fol.
Portraits de Joseph Legros , de l'Académie royale de musique, de l'oculiste Degravers, dessiné et gravé par C. Macret en 1777, in-4 orné ; du médecin Antoine