‹ Les graveurs du dix-huitième siècle (volume 5)Chapitre 90 sur 198 · II · texte numérisé non relu

II

21. CLAIRON (MeUe)^ composition allégorique d'après Gravelot,

grand in-8 , avec encadrement orné ; iTôS. — On lit à la partie supérieure du cadre : Prophétie accomplie , et dans le bas ces quatre vers de Garrick :

J'ai prédit que Clairon illuslreroil la scène Et mon espoir n'a point été déçu :

Elle a couronné Melpomène , Melpomène lui rend ce qu'elle en a reçu. Gabrick.

« Jolie p'èce , dit M. Hédou , dans laquelle on ne sait qui l'emporte en esprit » de Gravelot ou de Le Mire, et certes l'un et l'autre étaient loin d'en manquer. » La pose de la Muse est pleine de dignité , et Clairon est bien toute entière à » Apollon. Quant au burin , le graveur l'a conduit avec une adresse et un » charme tout particuliers. »

On signale un état avant la lettre.

22. Daviel , chirurgien du Roi , oculiste. — Audaces fortuna juvat.

— Composition allégorique d'après F. de Voge, 1760 ; in-4.

Cette allégorie se rapporte à l'opération de la cataracte par extraction du cristallin , méthode créée par Daviel.

Hé quoi! des mains intelligentes Dirigent un trait acéré Dans ces tuniques transparentes Dont l'œil fragile est entouré.. .

Le principal défaut des allégories est d'être incompréhensibles. Aussi on ne manquait pas de joindre aux compositions de l'espèce une longue explication imprimée , dans laquelle le dessinateur expliquait ce qu'il avait voulu faire. L'explicalion de la planche qui nous occupe est un modèle du genre. On la trouvera reproduite in extenso dans l'ouvrage de M. Hédou.

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