Momies d'Ibis, pl. 99 , d'après Denon, in-fol
849-850. Deux planches sur la même feuille , relatives à l'expédition d'Égypte? Champ de bataille, blessés chargés par des cavaliers ;
in-fol. en largeur, non signé (Cabinet des Estampes).
851. Planche de vases et trophée antique, signés P. P. Choffard sculp. an XII (1804); in-fol.
852-855. Livre de fleurs et de feuillages ; 4 pièces d’après Choffard, gravées à la sanguine par Bonnet.
CHRÉTIEN (GrLzes-Louis).
Chrétien, musicien de la chapelle du roi et des concerts de la reine à Versailles, et que dans la suite on retrouve musicien de S. M. l’empereur et roi, s’avisa un beau jour de jeter son violoncelle aux orties pour exploiter un procédé de portraits dont il était l’inven— teur, et qui consistait, comme le nom de Physionotrace l'indique assez. à faire reproduire le profil de ses modèles par un appareil mécanique, combinaison ingénieuse de deux parallélogrammes chargés de maintenir parallèlement l'objectif. Suivant le Moniteur de 1812, quelques minutes suffisaient pour calquer ainsi la nature, et devant ce procédé expéditif on ne peut s'empêcher de penser au fameux ne bougeons plus de nos jours. À ce tracé s’arrêtait la besogne de la machine: un artiste, Fouquet le plus souvent, intervenait pour réduire les figures et les compléter, en un mot pour faire d’une silhouette un portrait, que Chrétien gravait lestement au lavis sur du ferblanc.
L'invention eut du succès, ce que nous comprenons, car ces petites images auxquelles l'appareil donnait une exactitude au moins relative, prenaient de la
main du graveur un air propret, coquet et intelligent tout particulièrement de nature à flatter le public. C’est donc par centaines que les clients se présentaient rue Saint-Honoré n. 45 et 133, vis-à-vis l’oratoire ; en 4793, Chrétien exposa cent épreuves dessinées par Fouquet , peintre en miniature, et gravées ainsi par notre musicien et, au seul salon de l’an IV, il exposa six cents portraits.
Edme Quénedey fut son associé dès les débuts ce l'invention, en 1788, puis il voulut l'exploiter pour son compte , et se sépara de lui au bout de quelque temps.
Dans la masse de portraits que nous ont laissés Chrétien et Quénedey , comment faire un choix ?
En ce qui concerne Quénedey, ses portraits ont un numéro d'ordre , correspondant à un catalogue qui permet de connaître leur nom ; malheureusement ce sont généralement des personnages sans aucun intérêt.
Les portraits publiés par Chrétien, au contraire , ne sont nuilement catalogués et ne peuvent, la plupart cu temps,recevoir de dénomination: ils méritent cependant de fixer l'attention.
Les portraits de femmes dessinés au physionotrace par Chrétien sont des plus piquants : ils se distinguent dit Renouvier, par la finesse de la physionomie, l’accoutrement des cheveux et du corsage; grâce à leur naïveté , telles figures inconnues nous intéressent encore , comme images idéales de celles que nous regrettons de ne pas tenir. C’est surtout la plus complète collection de coiffures que l'on puisse imaginer, catogans , nattes et frisures de toute sorte, bonnets et chapeaux. Les parisiennes, en aucun temps, n'ont