‹ Les graveurs du dix-huitième siècleChapitre 219 sur 275 · MIRABEAU L'AINÉ, d’après Sicardi; in-8 ovale · texte numérisé non relu

MIRABEAU L'AINÉ, d’après Sicardi; in-8 ovale

Portrait gravé d’un pointillé très-fin , « dans la manière anglaise la plus édulcorée », dit Renouvier. Nous en avons vu l'eau-forte pure, récemment, chez M. Roblin, marchand d'estampes.

121. Potoki (Wanda, Pauline et Emma, filles du prince Severin), d'après Isabey ; ovale.

122. Rousseau, buste dans une niche ovale. Encadrement carré. — Légende : Vitam impendere vero; in-8.

Accompagne la suite des figures de Prudhon pour la Nouvelle Héloïse.

123. Un général de la République, à cheval; la Victoire est au-dessus de lui. — Copia aqua forti, in-fol. |

COQUERET (PIERRE -CHARLES).

Coqueret, élève de Janinet, grava au lavis, pendant la Révolution, des compositions de Lethière, empreintes du goût de l'époque, Junius Brutus condamnant ses fils, Virginius tuant sa fille, et une estampe sur le Neuf Thermidor. Il exécuta aussi d'après H. Le Dru de très grands portraits de Jourdan, Pichegru et Masséna.

I mit à profit les leçons de gravure qu'il avait reçues de Janinet dans deux estampes d'un patriotisme ampoulé, exécutées en couleur d'après Dutailly : On doi à sa Patrie le Sacrifice de ses plus chères Affections — Il est Glorieux de mourir pour sa Potrie. :

Plus tard Coqueret reproduisit à l'aqua-tinte des charges de Vernet, notamment la pièce très-pantagruélique du Gastronome en Jouissance.

Citons encore un portrait de La Fontaine , ovale , gravé en couleur au pointillé, inspiré du type connu de H. Rigaud , dédié à Ginguené par Pointeau, auteur du dessin.

COUCHÉ (Jacques).

Jacques CoUcHÉ, graveur au burin, né à Gournay en 1750, suivant Joubert, élève de Le Vasseur et d’Aliamet, fut l'éditeur de la Galerie du Palais-Royal, sa principale œuvre, à laquelle il consacra toutes ses forces et une bonne partie de son existence.

Cette entreprise fut commencée vers 1784 ou 1785, encouragée par le possesseur de cette belle collection, le duc d'Orléans, qui avait choisi Couché comme le graveur de son cabinet. La Galerie avait été réunie pa Monsieur , frère de Louis XIV ot très augmentée par le Régent son fils, qui avait acquis d'un coup toute la collection Odescalchi contenant elle-même celle formée par la reine Christine de Suède. Les premières livraisons des gravures de la Galerie du Palais-Royal parurent en 1786, mais la Révolution survint, etle duc d'Orléans , Philippe Égalité pressé de toutes parts, vendit en plusieurs fois ses tableaux. Ceux des écoles française et italienne passèrent entre les mains de. La Borde de Méreville et peu de temps après dans celle d'amateurs anglais. Les tableaux des écoles flamande et hollandaise furent acquis par le collectionneur anglais Slade et se dispersèrent aussi.

Ce n'est donc que d’après des dessins que Couché avait eu la précaution de faire exécuter avec soin par Borel, Wicar et autres que les peintures du Palais-Royal purent être gravées. Aussi les premières livraisons dont les planches avaient été retouchées devant les originaux, et qui d’ailleurs avaient été gravées à loisir, sont-elles supérieures aux suivantes. Couché avait employé à ce vaste travail un graad nombre de graveurs, parmi lesquels il faut citer Patas, Dequevauvillers, Romanet, Trière, Guttenberg , Massard , Robert de Launay, et d’autres moins connus ; Couché etson associé Bouillard gravèrent plusieurs tableaux , et, bien que Le Blanc n’en indique que deux, nous avons relevé sur dix-huit planches la signature J. Couché. Les principales gravées par lui sont /a Jeune Martyre, d'après Cagnacci, la Partie de Masques, d'après Cerquozzi, {a Mort d’Actéon, d'après Titien, une Sainte Famille , d’après A. Carrache , Saint Jean prêéchant dans le désert, d’après l'Albane , et plusieurs autres d’après Wouwermans . Dow, Poelemburg , Bol et Van der Neer. Le Concert des Chats, d'après P. Breughel est une curieuse estampe. Chaque planche de cette publication était accompagnée d'une explication rédigée par l'abbé de Fontenai. Les dernières livraisons ne parurent qu'en 1808. On en trouve des exemplaires avant la lettre. (884 fr. Vente de la Bédoyère. )

Entre-temps J. Couché collabora pour quelques pièces au Voyage à Naples et en Sicile de l'abbé de Saint-Non; il a gravé les planches, vues et costumes d’après Geiïssler pour le Voyage de Pallas dans la Russie Méridionale. (Paris , 1788-93, 5 vol.)

in-4 , — On trouve son nom et son adresse au-dessous de a Mort de Toiras et du Lat de la Vicloire, d'après Fauvel, pièces gravées par J. Couché, graveur, rue St-Hyacinthe, et au-dessous de l'Aventure d'Henri IV el du Capitaine Michau, d'après Duplessi-Bertaux , in-4 en largeur, à Paris, chez J. Couché, graveur, rue des Fosses-St-Germain-des-Près, 42.

Citons encore les Sabots, estampe d’après Lavreince, la Fuite à Dessin , d'après la peinture de Fragonard ; deux jolis paysages avec figures, le Retour au Giîle et Je l'aurai mon Etrille, d’après Morete et dédiés à M. le baron de Pondeux; la vue d’un Moulin, avec personnages, d’après Carmontelle , en largeur. — Une pièce pour les Figures de l'Histoire de France, d'après Moreau le jeune. — Paysages el Animaux , d’après Paul Potter et autres, gravés lourdement dans la manière du crayon.— Courlosie du Chevalier Bayard, d'après Monnet, gravé à l'eau-forte par J. Couché et terminé par Patas.

Francols-Louis CoucHÉ qui signe Couche fils, élève de Louis Lafitte pour le dessin et de son père pour la gravure, est né à Paris en 1782. Il a beaucoup plus gravé que son père, mais ses principaux travaux, Batailles de l'Empire, d'après Swebach et Duplessi- Bertaux, planches pour l'Histoire de Napoléon par Norvins, Trophées des Armées Françaises, Voyage en Egypte, Portraits de Généraux, etc, etc... sont postérieures à 1800 et sortent par conséquent de notre cadre.

Meutionnons pourtant une reproduction réduite assez réussie bien qu'un peu confuse du Couronnement de Vollaire au Théätre- Français, d'après

Moreau et Gaucher, et la Translation des Cendres de Vollaire au Panthéon, qui lui fait pendant; 60 planches des Monuments de Paris, d'après Civeton, 420 pièces assez fines pour les Æsquisses de la Révolution, de Dulaure , dessinées et gravées à l'eauforte par Couché fils et terminées par Bovinet et Lejeune , et un assez joli portrait de J.-J. Rousseau, d’après Duchesne.

ESTAMPES, erc.

1. Les Sabots, d’après Lavreince, estampe dédiée à M. le Comte de Pons-St-Maurice par Couché, graveur rue Ste-Hyacinthe N° 51, et dont le sujet est tiré de l’opéra-comique de C2zotte et Sedaine, représenté le 26 octobre 1768 (E. Bocher, Lavreince, n° 51).

199 fr. avant la lettre, vente Béhague.

Page 1