BARON, d'après de Troy, 1732; in-fol
Une épreuve avant toute lettre de ce-portrait du célèbre comédien, a été vendue 131 fr. en 1879.
M. Delignières indique un état sans le titre, mais avec les vers.
43. Bassompierre (François de), maréchal de France. — A. D. pinxit, TJ. D. sculpsit; in-8 (Delignières, n° 9).
670 LES GRAVEURS DU XVIIIe SIÈCLE.
44. BOILEAU, in-8, servant de frontispice à l'édition de ses œuvres dite de Saint-Mare, 1747.
Avant toute lettre, tablette blanche, au Cabinet des Estampes.
45. CAYLUS (Marguerite de Valois, comtesse de), morte à Paris le 15 avril 1729, âgée de 57 ans, nièce de Madame de Maintenon et mère du Comte de Caylus, d'après Rigaud, 1743; in-fol.
Un des plus beaux portraits gravés par Daullé. Les travaux des accessoires ont plus de valeur pourtant que ceux de la figure.
46. Chambroy (Lazare), abbé de Ste-(Geneviève, d’après Péronnean ; in-fol.
47. Chapt de Rastignac (Louis-Jacob de), archevêque de Tours; in-4.
48. CHARTRES (Louis-Philippe d'Orléans, duc de), né à Versailles le 12 may 1725 d’après Belle; in-fol. (Delignières, n° 50).
Le futur duc d'Orléans, petit-fils du Régent et père de Philippe-Égalité, est représenté ici très-jeune, de face, le corps tourné vers la gauche.
Existe avant la lettre et avec deux adresses successives : la première, chez le S' Belle ; la seconde, chez la veuve Belle.
49. Chartres (Louis-Philippe d'Orléans, duc de); petit in-fol. (Del., 51).
C'est le même personnage que le portrait précédent, mais en sens contraire, tourné vers la droite, son chapeau sous le bras, gravé évidemment d'après Belle; mais le cuivre du portrait a été coupé à l’ovale et inséré dans le cadre qui avait servi au portrait de Louis XV, d'après Vanloo (voyez plus loin N°71}, de sorte Qu'on ÿ it encore le doi de Vuniug pint., Et l'adiésse : Se veni à Faris chez Hecquet. Une bande de papier se trouve collée sur l'ancienne légende Louis XV Roy de France et de Navarre.
50. CHOMEL (P.J. B.), médecin de la Faculté de Paris, d’après Tournière; in-8.
51. Cochin fils, de profil à gauche, dessiné par lui-même, gravé par Daullé en 1754; in-4.
52. COFFIN (Charles), recteur de l'Université de Paris, d’après Fontaine, 1749; in-fol.
Une épreuve de remarque au Cabinet des Estampes, sur laquelle les signatures sont ecriles : Peint par Fontaine, Gravé par J. Daullé G'. du Roy. ny a pas encore la date MDCCXXIX sur un des papiers déroulés à gauche (État non décrit).
Les signatures ont été ensuite écrites ainsi : Peint par Fontaine, Gravé par Daullé graveur du Roy, et la date précitée a été inscrite.
DAULLÉ. 671
COIGNARD (J.-B.), imprimeur du Roi et de l’Académie, d’après Voirieau; in-fol. orné.
Épreuve d'essai inachevée au Cabinet des Estampes. Les manchettes et le
jabot y sont à peine indiqués ; le cadre avec cartouche, vraisemblablement dû à Choffard, est également inachevé.
1°" état : Avant la mention ef de l'Académie impériale d'Augsbourg à la suite du nom de Daullé,
Fabert (le Maréchal); in-8,
FAVART (Madame), en pied, en costume de paysanne, rôle de Bastienne, d'après Vanloo, 1754; in-fol.
Cette planche est un sujet de théâtre intéressant, Madame Favart introduisit la première, on le sait, les vrais costumes de paysannes au théâtre. I] faut
avoir cette estampe avant qu'on ait rajouté aux huit vers qui forment la légende, les mots : Portrait en pied de Mad®lle Favart.
- FÉNELON, d’après Vivien, petit portrait finement gravé; in-8.
. FEUQUIÈRE (Catherine Mignard , comtesse de), soutenant de la main droite ne toile sur laquelle est le portrait du peintre Mignard, son père. — D'après Mignard , 1735: in-fol.
Les belles épreuves de ce portrait, qui établit la réputation de Daullé, sont
celles qui ne portent pas encore la mention : Se vend chez l'Autheur place de Cambrai à Paris. ;
- Galland {Stephanus), abbé, d’après le Chevalier Lombard ; petit
in-fol.
Gasparini (Nic.), abbé, d'après J.-B. Lombard , 1737.
1°" état : Avec la seule signature J. Daullé fecit 1737 à gauche, sans autre lettre. De format in-4. (Del., 22).
2° état : Le cuivre coupé à l’ovale et inséré dans un cadre portant le nom du
personnage et les signatures : Peint par J. B. Lombard, gravé par Daullé en 1737. De format in-fol. (Del., 21).
+ GAUFFECOURT, ami de Jean-Jacques Rousseau, en robe de chambre , la tête couverte d’un bonnet fourré, ayant devant lui le livre de l’Art d'aimer. — D'après Nonnotte , 1754; in-fol. carré.
: GENDRON (Claude Deshayes), médecin oculiste, d’après Rigaud, 1737; in-fol.
« Très-belle gravure, dit M. Delignières, harmonieuse de tons, d’un effet » réellement artistique; la figure, qui se détache bien , est modelée avec une » finesse et une perfection remarquables ; le velours du manteau et de la toque
» est parfaitement rendu. C'est bien là certainement un des meilleurs portraits » gravés par Daullé. »
Il y a des épreuves avant toute lettre, et d'autres avant la lettre avec les noms des artistes sur la gravure.
Les premières épreuves avec la lettre ont le mot facult. écrit par une f minuscule (Didot).
62. Hecquet (Philippe), médecin , d'après Le Belle; in-8. 63. Lamoignon (Guilielmus Christianus de), Galliæ Cancellarius ; in-fol.
64. Lamoignon (Guillaume de), chancelier de France d’après Valede, 1755; in-4.
65. LA PEYRONIE (Francoisde), chirurgien, d'après Rigaud ; in-foi.
M. Didot possédait de ce remarquable portrait une épreuve d’essai retouchée au crayon , et une épreuve avant la lettre.
Les premières épreuves, très-rares, sont celles qui ne portent pas encore sous la gravure, à gauche, les mots : La lête a élé peinte par Hyacinthe Rigaud.
Il existe de ce portrait une petite réduction moderne sans importance , gravée pour la collection Landon.
66. LAUBRIÈRE (Charles-François Lefebvre de), évêque de Soissons, d’après Aved , 1736; in-fol.
Avant la lettre (Cabinet des Estampes et catalogue Didot).
67. LAVERGNE (Melle, nièce de M" Liotard, peintre ; d'après Liotard, gravé par Daullé et Ravenet; grand in-fol.
Ce rare et beau portrait a été vendu 300 fr. à la vente Didot, et 250 fr. à la vente de M. Roth en 1879.
68. LEMERCIER (Pierre-Augustin), imprimeur ordinaire de la ville de Paris, d’après L. Vanloo; in-fol.
121 fr. avant la lettre, 1879.
69. Lorraine (Charles-Alexandre de), oncle de Marie-Antoinette, d’après de Meytens; in-4.
Existe avant la lettre.
0. Louis Quinze, jeune, de trois quarts à gauche, ovale dans un cadre carré, d’après Rigaud , 1737; in-fol. (Delignières, 35).
1. Louis Quinze, Roy de France et de Navarre, de trois quarts à droite, d’après Vanloo. Cuivre coupé à l'ovale et inséré dans un cadre carré grand in-4. — Se vend à Paris chez Hecquet, etc. (Del. 32).
Nous avons vu plus haut (n° 49) qu'on a inséré ensuite dans le même cadre un portrait de Louis-Philippe d'Orléans, dnc de Chartres, d'après Belle.
DAULLÉ. 673
72. Louis XV, en cuirasse, de trois quarts à gauche. — Cette teste a esté dessinée par Jean-Baptiste Lemoine, gravée par Jean Daullé 1738; in-fol. orné (Del., 33).
73. Louis XV, médaillon du roi, de profil , à la partie supérieure d’un cartouche d'encadrement renfermant la dédicace gravée par Bourgoin : Ludovico XV regi chrislianissimo , pio felici..…. ete. — Edm.Bouchardon sculptor regius delin, Joan. Daullé sculp. 1739 ; petit in-fol. (Del. 31).
Pour un Recueil des Hisloriens de la Gaule et de la France, ie Dom Martin Bouquet.
74. Louis XV; petite vignette-frontispice allégorique pour l'Histoire de l’Académie des Inscriptions'et Belies-Lettres de Gros de Boze. L'Histoire écrit, appuyant son livre sur le Temps; au fond, on voit un balancier à frapper les monnaies ; à la partie supérieure, à gauche, Mercure et des amours soutiennent le médaillon de Louis X V, jeune, de profil à droite.— Ant. Coypel inv., J. Daullé sculp. 1739 ; in-8 (non décrit).
L’eau-forte pure de cette vignette est indiquée comme étant de Cochin.
La même allégorie avait déjà été gravée en plusieurs formats, par Simonneau, avec le portrait de Louis XIV.
15. Louis, Dauphin de France, fils de Louis XV né le 4 septembre 1729, représenté tout enfant , avec un bonnet et une robe, d'après Belle ; in-fol. (Del., 34).
L'idée d'avoir représenté le Dauphin en petite fille n’est pas heureuse ,etle portrait est sèchement gravé.
76. Louis, Dauphin (?), représenté très-jeune, en pied, debout, étendant la main droite sur un livre de l'Histoire de France (Del., 90)
Nous ne connaissons ce portrait que par une épreuve inachevée qui figure dans l’œuvre de Daullé au Cabinet des Estampes
77. Louis, Dauphin, très-jeune , de face , la main gauche appuyée sur un casque. — Gravé par Daullé d’après la tête originale peinte par J. Louis Tocqué; in-fol. (Del., 36).
78. Louis, Dcuphin, d'après La Tour; in-4 (Del., 37, Avant toute lettre au Cabinet des Estampes.
Avant la lettre, avec le nom de Daullé sur la bordure ovale d'encadremenl :
121 fr. 1879.
Avec la lettre, vendu 21 fr. 1879.
674 LES GRAVEURS DU XVIIIt SIÈCLE.
19. Mailly (Louis de), marquis de Néelle, debout près de la mer, tenant son épée du bras gauche; un serviteur, coiffé d’un turban, tient son casque ; in-fol., sans signature (Del., 38).
80. MARÉCHAL (Georges), premier chirurgien du Roi, d'après Fontaine; in-8 (Collection d'Odieuvre).
Ce portrait, qui est très-fin, existe avant la lettre au Cabinet des Estampes. Les premières épreuves avec la lettre sont celles qui portent l'adresse d'Odieuvre. Cette adresse a été effacée ensuite.
81. MARIE-JOSÈPHE, Reine de Pologne , en pied, d'après Louis de Silvestre, 1750 ; in-fol.
En-tête du second volume de la Galerie de Dresde. — Forme le pendant du portrait en pied d’Auguste IIT.
Une épreuve avant toute lettre, 120 fr. vente Béhague.
82. MARIE LECZINSKA en pied, vêtue d'une robe de brocart à fleurs, les épaules couvertes d’un manteau fleurdelysé, d’après Tocqué; grand in-fol.
Ce portrait n’a été payé que 80 fr. avant la lettre, vente Béhague.
83. MARIE-THÉRÈSE, Reine de Hongrie, d’après de Meytens ; in-4.
Existe avant toute lettre.
Le catalogue Béhague signale un état avec le nom de Daullé, mais avant celui de Meytens.
84 MARIETTE (Jean), graveur et libraire, père du célèbre collectionneur, d’après Pesne, 1747; in-fol.
Au Cabinet des Estampes se trouve une épreuve d’un état d'essai, très-différente du portrait tel qu'il a été définitivement gravé. Une poignée au premier tiroir de la commode à gauche. La perruque longue et passant sur le bras droit. Le jabot descendant jusqu’au manteau. Quatre petits boutons sur l’habit.
Le Cabinet des Estampes possède une autre épreuve d'essai, qu'au premier abord on pourrait croire antérieure à la précédente, mais qui est en réalité postérieure. La planche a été en grande partie replanée, on a effacé notamment les vêtements, puis, sur l'épreuve ainsi tirée, on a dessiné à nouveau ces vêtements et divers accessoires, tols qu’ils devaient être définitivement gravés. Ce dessin est, par suite, conforme à la gravure de la planche suivante.
État définitif: La poignée de la commode a été effacée. La perruque, raccourcie, s'arrête au-dessus du bras droit, la cravate s'arrête à grande distance du manteau et rentre dans l'habit qui porte six gros boutons.
Ainsi terminé, le portrait de Mariette, un des plus beaux de l'œuvre de Daullé, se rencontre en superbes épreuves avant toute lettre. 361 fr. vente Roth, 1879.
C'est une chose digne de remarque que personne ne se soit montré plus sévère pour Daullé que le fils de ce Mariette dont il avait si bien gravé ie portrait. Le
DAULLÉ. 678
célèbre collectionneur a émis l'avis que Daullé seul ne pouvait rien faire de bien. Mais, comme on l'a fait judicieusement observer, ce jugement outré doit avoir été inspiré par quelque susceptibilité de critique auquel on 8 négligé de demander conseil.
MAUPERTUIS, d’après Tournière ; in-fol.
Les accessoires jouent, dans cette estampe, un rôle trop prédominant. 151 fr. avant la lettre, 1879. — M. Delignières signale un état avant la lettre, mais avec les quatre vers de Vollaire sur ja tablette.
Maupertuis, d’après Tournière; in-8.
Meerman (Gerardus), conseiller et syndic de Rotterdam , d'après Peronneau , 1768; in-4.
L'écusson de ia bordure avec deux lions, se trouve dans l'œuvre de Choffard au Cabinet des Estampes.
État avant la devise Gaudeant bene nati dans la guirlande au bas de l’écusson, et avant les mots grav. du roi 1763 après le nom de Daullé.
NARBONNE-PELET (Marie-Antoinette de Rosset de Fleury, vicomtesse de), née à Narbonne le 6 avril 1721, morte au château de Fontanès en Languedoc, le 27 juillet 1754; in-fol.
Cette estampe, d’une très-agréable exécution , ne porte pas de nom de peintre ni de graveur. La partie inférieure est occupée par une tablette avec armes, portant une légende qui est des plus extraordinaires dans son genre, tant elle est emphatique : « Femme charmante et accomplie, douée de toutes les vertus, » ornée des plus rares qualités de l'esprit et du cœur ; pleine de grâces, de mérite » et d'agréments; parfaite et incomparable en tout; digne des regrets de tous » les gens de bien, au-dessus de tous leurs éloges ; à qui Rome payenne et la » Grèce savante eussent dressé des autels; que la religion des peuples cano- » nise ; vray modèle de la femme forte; les délices de son mari; la joye et le » bonheur de sa famille; enfin la gloire et l’ornement de son païs, de son sexe » et de son siecle. »
Et cette oraison funébre en français est suivie d’une autre en latin... et tout cela n'empêcha pas M. de Narbonne de se remarier peu de temps après.
L'épreuve du Cabinet des Estampes est inachevée; la place des armes réservée en blanc.
NESTIER (Monsieur de), écuyer ordinaire de la grande écurie du Roy, représenté à cheval, de profil, d'après Delarue, 1753 ; in-fol.
60 fr., avant l'adresse de Buldet, 1879.