LE MENUET DE LA MARIÉE,—LA NOCE AU CHATEAU
2 p. in-fol. 1786-87.
Ces chefs-d'œuvre de gravure en couleur ont été payés 3,505 fr. à la vente Béhague, épreuves d’une beauté remarquapie, auvaul ia ielué, poitäut 50uiCment les armes et le nom de l'artiste tracé à la pointe.
. L'OISEAU RANIMÉ, in-fol. 1787.
Deux jeunes femmes, enfermées dans une chambre à coucher, cherchent à ranimer un malheureux petit oiseau. L'une d'elles se résout à dégrafer son corsage pour réchauffer le pauvret, et montre une gorge des plus opulente :.
Cette pièce rarissime, presque introuvable, a tout-à-fait l'aspect d'une gouache très-chargée de blanc.
PROMENADE DU JARDIN DU PALAIS-ROYAL; grand in-fol. en largeur, sans signature , avec l'adresse : À Paris rue St-Jacques n° 55; 1781.
Cette pièce, qui porte la même date que la suivante , est d'une manière trèsdifférente. Elle n’est qu'attribuée à Debucourt.
600 fr., vente Béhague.
Une réduction de cette estampe, grand in-1, à l'aqua-tinla , non signee, dans: la collection de M. Müh!bacher.
PROMENADE DE LA GALLERIE DU PALAIS-ROYAL, grand in-fol. en largeur, mêmes dimensions que la pièce précédente. — Adresse de Debucourt au Louvre; 1787.
600 fr., même vente.
Sous le prétexte que les estampes de Debucourt sont tirées en couleurs, et que les chromolithograph'es sont aussi des impressions en couleurs, de sévères et injustes critiques ont tenté d'assimiler les premières aux secondes et de leur dénier le nom d'œuvres d'art. Assurément ce n'est pas là de l’art grec, ni de l'art de la renaissance allemande ou italienne. C'est tout simplement de l’art français du X VIII® siècle, et cela nous paraît bien suffisant. Et même (qu'on nous pardonne ce rêve de collectionneur) nous nous prenons parfois à regretter que chaque civilisation et chaque époque n'ait pas pu avoir son Debucoart. Voit-on quel amusant portefeuille ce serait à parcourir, que celui où figureraient, spiritueilement croqués par quelque humoriste contemporain, les élégants et les élégantes, la jeunesse dorée de Babylone, d'Athènes ou de Rome ?
Quant à la chromolithographie, s’il se trouve un homme d'assez de talent pour en lirer parti comme Debucourt de la gravure en couleur, nous serons les premiers à ne pas refuser à ce chromolithographe le nom d'artiste, surtout s'il parvient à retracer les scènes de notre moderne vie mondaine en tableaux caractéristiques, pour l'instruction et l'amusement de nos petits-neveux.
- LA PROMENADE PUBLIQUE, très-granà in-fol. en largeur,
Avant la leitre, 900 fr., même vente.— Cette estampe ne forme pas le pendant de la Galerie du Palais-Royal, elle est de plus grande dimension.
I serait superflu de faire l'éloge de cette pièce célèbre qui, à elle seule, comme on a remarqué justement, fera désormais la fortune du nom de Debucourt , mais ne l'a pas sauvé de l'oubli pendant un temps. « Il y a quarante ans, nous disait un ancien marchand d’estampes de la place du Carrousel, les épreuves de la Promenade publique se trouvaient en nombre dans les cartons ; on les offrait a l'acheteur pour cent sous, avant ou avec la lettre, indifféremment. Et l'on ne parvenail pas facilement à les vendre. De loin en loin, un client se décidait à emporter une épreuve , qu'il faisait ployer en deux et utilisait comme chemise pour envelopper d'autres estampes ! »
FRASCATI; grand in-4 en largeur.
680 fr. avant la lettre, même vente.
La gravure de Frascali est très-inférieure à celle des estempes précédentes, mais il est curieux de posséder une représentation authentique de ce lieu de plaisir célèbre.
LA BÉNÉDICTION PATERNELLE, ou le Dépert de ia Mariée ; 1795 ; in-fol. en largeur.