AUDRAN (JEAN
Troisième fils de Germain , Jean Audran , né à Lyon en 1667, reçut de son père les premières leçons. Son oncle Gérard le perfectionna lorsqu'il fut venu à Paris avec son frère aîné, Benoît, premier du nom.
Quoiqu'il ait eu un talent incontestable , il n’a égalé ni son oncle , ni son frère. Son œuvre, fort nombreux (Le Blanc catalogue à son nom 465 pièces), comprend surtout des sujets de théologie, de sainteté ou d'histoire, l'Entèvement des Sabines, d’après Le Poussin , les Batailles d'Alexandre , et des portraits, froidement gravés, sauf ceux où Jean Audran s’est réchauffé à la flamme du talent de Rigaud, le duc d'Antin, Daffincourt, Robert Secousse, et surtout Antoine Coyzevox , le plus vigoureux de tous, qui a été exécuté comme morceau de réception du graveur à l’Académie , en 1708, en même temps qu’un portrait de Noël Coypel, d'après lui-même.
Jean Audran fit aussi, pour les livres, quelques vignettes , titres et têtes de page.
I mourut le 17 juin 1756, à 89 ans, dans le logement qu'il occupait à l'hôtel des Gobelins, où Hrber dit
l'avoir visité deux ans auparavant. Il recevait une pension du Roi.
Nous citerons, dans l’œuvre de Jean Audran, les pièces suivantes :
ESTAMPES
1 Renaud et Armide, d’après Coypel ; in-fol. en largeur.
Quelle force résiste aux piéges de l'Amour ?
2. L'Automne — l'Hyver, d'après Watteau ; in-fol. en largeur.
PORTRAITS
8. Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin duc d'ANTIN, Pair de France, d'après Rigaud ; grand in-4.