‹ Les graveurs du dix-huitième siècleChapitre 84 sur 275 · BRION · texte numérisé non relu

BRION

Il y eut deux graveurs de ce nom.

Le premier, ANTOINE BRioN (ou Brillon), né à Rheims en 1729 , et qui demeurait à Paris , rwe Bordet Montagne-Sle-Geneviève, vis-à-vis le Cloux-d'Or, Jeu de Paume, a gravé un Sl-Barthélemy, de Boucher, une Lalone , de Jouvenet, et d’après Watteau, le Cotin-Maillard, la Contre-Danse, ainsi qu’une

pièce pour une série de Sazsons.

Le second, Brion pe La Tour, graveur an nointillé, qui appartient à la fin du xvur siècle, exécuta des plans de Paris, des pièces révolutionnaires : /’Assassinal de Michel Le Pelletier, l'Assassinatl de Marut.

C'est ce Brion qui , attiré vers Restif de la Bretonne, comme tant d’autres petits artistes, par le succès bruyant de ses romans et l'espoir de se faire commander des dessins pour les orner, lui écrivait vers 1781 :

« Les vignettes des Contemporaines, m'ont paru, » ainsi qu'à tous les connaisseurs , dénuées de toute >» vérité, ce qui est d'autant plus étonnant qu'on se > pique aujourd'hui d’en avoir de belles, même dans > les mauvais ouvrages. Il en coûte si peu à l’homme

Page 1